Transformation numérique : comment prouver son agilité numérique ?

Publié le 09 mai 2016 Sylvie Laidet

Qu’elles aient déjà débuté leur transformation numérique ou qu’elles l’envisagent, les entreprises vont être de plus en plus vigilantes à recruter des profils numériquement agiles. TANu, MOOC, Klout… Nos pistes pour démontrer que vous êtes "digital agile" à un employeur.
Transformation numérique : comment prouver son agilité numérique ?

Performer au Tanu 

Après le TOEIC, le TOEFL, voici venu le TANu pour Test d’agilité numérique, le premier test d’aptitude numérique universel. Le principe : un QCM de 90 questions avec 3 réponses possibles à passer en 30 minutes. Les questions, dont la difficulté augmente au fil du test, permettent de tester vos connaissances en informatique, sur internet, sur les réseaux sociaux, en technologie et sur l’économie numérique. « Un score compris entre 60 et 70 démontre que vous êtes un bon utilisateur des outils digitaux, que vous vous y intéressez de près. Entre 70 et 80, cela prouve que vous êtes en veille très active sur ces sujets. Au delà de 80, vous êtes nécessairement de la partie », décrypte David Castéra, directeur d’Immersive Lab et créateur du TANu.  Depuis le lancement du TANu, la majorité des candidats soumis au test affiche des notes comprises entre 50 et 60. « Un score au TANu ne peut pas être rédhibitoire dans un processus de recrutement car ce sont évidemment les compétences métiers qui priment. En revanche, à profil et compétences équivalents, un bon score peut faire la différence auprès d’un recruteur », insiste-t-il. D’ici cet été, le TANu devrait être accessible directement en ligne aux candidats !

 

Afficher un bon Klout Score 

Ici, pas question de passer encore un test, le Klout Score est un chiffre compris entre 1 et 100 représentant votre influence en ligne. Plus vous êtes influent, plus votre score est haut. Pour cela, cet agrégateur de comptes sur les réseaux sociaux mesure l’impact de vos activités digitales. Chaque fois que vous produisez du contenu ou interagissez avec d’autres personnes sur les réseaux sociaux (LindekIn, Facebook, etc), vous générez de l’action chez les autres. Et c’est cet impact qu’un puissant algorithme calcule. Alors qu’est-ce qu’un bon Klout Score pour un recruteur ? Tout dépend évidemment de votre métier. Actuellement, la moyenne des Klout Score se situer autour de 40. Et à plus de 60, vous êtes parmi les 5 % de personnes les plus influentes. « Pour les commerciaux, le LinkedIn Social Selling Index mesure leur efficacité à imposer leur marque professionnelle, à trouver les bonnes personnes, à communiquer les bonnes infos et à construire des relations. Les recruteurs y sont très sensibles », ajoute David Castéra.

 

Parler expérience client

En mode digital, et notamment grâce à l’analyse des big data, le client final est omniprésent dans toutes les activités et services de l’entreprise. Au marketing évidemment, au service commercial, mais aussi à la comptabilité…. Tous les collaborateurs doivent comprendre comment ils se situent par rapport au client final. Par conséquent, les candidats aussi. « Orienter son CV customer insight me paraît aujourd’hui très judicieux. Illustrer concrètement son impact sur les clients internes ou externes participe d’une certaine agilité numérique », argumente Konstantinos Voyiatzis, directeur général Technologie et Systèmes d’informations stratégiques d’Endered.

 

Montrer votre start-up attitude

Pour montrer votre start-up attitude inutile d’avoir créé votre propre start-up. Si vous avez travaillé, fait un stage, etc, dans ce type d’environnement agile et multi-tâches, dites-le. « Mettez en avant vos petits succès qui ont pu faire avancer votre précédente entreprise. Si vous avez participé à un hackathon, mentionnez-le », poursuit-il.

 

MOOCer MOOCer

Évidemment si vous avez suivi des formations et des cours via un ou des MOOC, indiquez-le clairement sur votre CV. Ceci aura un double avantage. « Cela prouve la volonté du candidat d’apprendre par lui-même. Un compétence indispensable dans les organisations en cours de digitalisation où le changement est permanent et la remise en question impérative », analyse David Castéra. De plus, l’employeur pourra voir en vous un MOOC evangelist. « Les entreprises trouvent les formations classiques trop onéreuses et pas assez agiles. Elles réfléchissent donc à donner accès à ces plateformes de cours en ligne à leurs collaborateurs. Pour les convaincre de renforcer la digitalisation des formations, elles vont avoir besoin d’early adopters. Vous et votre parcours sur le MOOC pourriez être susceptibles de porter la bonne parole en interne.

Sylvie Laidet
Sylvie Laidet

Au quotidien, Sylvie Laidet, journaliste indépendante, réalise des enquêtes, des portraits, des reportages, des podcasts... sur la vie des salariés en entreprise. Égalité femmes-hommes, diversité, management, inclusion, innovation font partie de ses sujets de prédilection.

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