Travailler à l'Est, c'est bon pour le pouvoir d'achat

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Malgré des statistiques du chômage en hausse, la région grand Est recherche des commerciaux, des professionnels de la R&D et des cadres informaticiens. Précision importante : on y pratique des salaires élevés. L'Alsace est la deuxième région en termes de revenu fiscal.

En janvier, les chiffres de l'emploi pour la région Est n'ont pas été bons c'est le moins qu'on puisse dire : + 4,6 % de demandeurs d'emploi en Alsace, soit une augmentation de 16,6 % sur un an ; + 19, 7 % en Lorraine; + 23 % en Moselle; + 27,5 % en Franche-Comté...La cata, quoi. « La situation est difficile » reconnaît Philippe Haen, président du cabinet de recrutement Managing basé à Strasbourg, même si la région Est, dit-il « possède de nombreux atouts économiques et recrute encore de nombreux profils ».

L'Alsace, deuxième région en termes de revenu fiscal

Si vous êtes cadre informaticien, professionnel de la R&D ou encore commercial, vous avez de grandes chances d'y trouver un poste. Et sachez qu'il fait bon travailler à l'Est : « En 2005, indique une étude de l'Insee Alsace publiée en mai 2008, la moitié de la population de la région vi[vait] dans un ménage qui déclar[ait] un revenu fiscal supérieur à 17 900 euros par unité de consommation. Ce revenu médian est supérieur en Alsace de 9 % à celui de la France métropolitaine et de 12 % à celui de la France de province. » Des salaires élevés mais qui ne sont pas une particularité de l'Alsace, selon Gilles Risser, PDG de Moovijob.com et spécialiste du recrutement transfrontalier : « Le luxembourg, l'Allemagne et la Suisse pratiquant des salaires plus élevés qu'en France, les entreprises de l'Est en général sont d'une certaine façon obligées de proposer des rémunérations plus importantes qu'ailleurs. » Bosser à l'Est serait donc plutôt bon pour le pouvoir d'achat...

Le Grand-Duché, un débouché à ne pas négliger

Autre avantage à poser ses valises à l'Est : sa proximité avec le Luxembourg, notamment, qui recrute encore. Chaque matin, ils sont 70 000 Lorrains, soit environ 10 % des actifs en poste, à partir travailler au Grand-Duché. La concentration des travailleurs frontaliers peut être très importante par endroit. Dans le bassin de Thionville, par exemple, un actif sur trois exerce au Luxembourg. Incapable de répondre seul au besoin de main d'œuvre, le Grand-Duché recrute en effet beaucoup aux deux bouts de l'échelle professionnelle. Et paie bien : « le salaire médian des frontaliers français est de 2356 € net » rapportait récemment le journal La Croix. Petit bémol : les Français sont massivement recrutés via l'intérim qui ne se porte pas très bien en ce moment. 

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