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Christophe Catoir (Adecco) : "Les candidats sont testés sur leurs facultés émotionnelles"

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Sylvia Di Pasquale

05/09/2016

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[Interview video] Pour les cadres en particulier, la rentrée s’annonce prometteuse sur le front des embauches. Le patron d’Adecco en France s’explique sur les deux innovations digitales tout juste lancées dans son groupe. Des tests inédits qui devraient permettre de vérifier la compatibilité entre la personnalité du candidat et le style managérial de l’entreprise, au delà de la seule expertise.

Comment percevez-vous le marché de l’emploi en cette rentrée 2016 ?

[Extraits video ci-dessus - Texte de l'interview intégrale ci-dessous]

Christophe Catoir : Il s’améliorait au début de l’été. C’était d’ailleurs la première fois que les chiffres de Pôle emploi et du BIT (Bureau international du travail) concordaient pour attester une baisse du chômage en France. Néanmoins, cette baisse n’est pas encore portée de manière très nette par l’activité économique. Le deuxième trimestre a été compliqué : 0% de croissance après un beau +0.7% en début d’année. Mais force est de constater que l’ensemble des catégories d’âge sont concernées. C’est aussi la première fois que toutes les catégories sont concernées: autant les moins de 25 ans que les plus de 50 ans.

Certains secteurs qui ne recrutaient plus ou peu ont-ils à nouveau des besoins spécifiques ?

Oui certaines activités sont dynamiques comme la construction où l’on enregistre plus de 10% de croissance de l’intérim. Ce secteur a connu sa période de vache maigre après les autres et est en train de repartir après les autres. De plus, on constate à nouveau des tensions sur les postes d’encadrement dans le bâtiment. L’industrie automobile, qui a connu une belle année 2015, poursuit sur sa lancée. Beau fixe pour les cadres dans cette industrie et, fait nouveau, le recrutement est davantage axé sur les ouvriers qualifiés et les techniciens que sur les ouvriers non qualifiés, dû aux prémisses des montées d’automatisation dans les usines. Enfin le transport et la logistique tirent depuis deux ans les chiffres vers le haut. A la fois parce que le ecommerce se développe et que la forte saisonnalité de cette activité génère des embauches dans les plate-formes, mais aussi parce que les flux de marchandises restent relativement vifs en France. Ces trois activités tirent le marché vers le haut tandis que d’autres ont plus de difficultés. L’industrie métallurgique connait une forte concurrence chinoise, et ça se sent dans les effectifs intérimaires  qui continuent de diminuer. D’autre part, les incertitudes dûes au Brexit impactent directement l’agroalimentaire français,  le premier client de la France  étant l’Angleterre.

Pensez-vous que l’intérim reste l’indicateur avancé du marché de l’emploi, qui prédit à 6 mois la tendance ?

L’intérim reste un bon indicateur, à condition que les évolutions soient franches. Depuis le mois d’aout 2015, l’intérim est reparti à la hausse avec une progression de +6,1% au deuxième semestre, que l’on n’avait pas connue depuis cinq ans.  Néanmoins, l’interim n’a fait que 5,8% au premier semestre 2016. Alors que dans une phase de reprise, il prend 15 à 20%. On peut dire que c’est légèrement positif mais on ne peut pas parler de franche reprise. 

Est-ce que François Hollande commencerait à gagner son pari sur l’inversion de la courbe du chômage ?

Sans parler du président, je dirais que les conditions sont plus favorables pour les jeunes. Pour les cadres, elles le sont encore plus. C’est à signaler car on n’en parle pas beaucoup. Le Syntec recrutement, Prisme emploi et l’Apec  annonce des croissances à deux chiffres. Et l’Apec a même annoncé une reprise du même niveau d’avant la crise.

Est-ce que cet afflux d’offres se sent dans les filiales d’Adecco dédiées aux cadres ?

Oui car nos filiales Spring et Badenoch & Clark, qui portent les recrutements cadres, ont terminé l’année sur des croissances de 30 à 50%. Ce qu’on n’avait pas vu depuis 3 ou 4 ans. Et c’est encore le cas cette année car la rentrée s’annonce favorable.

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commentaires

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Merde

06/09/2016

à 13:34

Je ne parviens pas à lire l'article avec votre fenêtre "participer à la discussion"

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En réponse à Merde

Luxembourg

12/12/2016

à 14:55

Voilà ce que l’on a apporté à mon attention récemment concernant le bureau de recrutement de cadres Badenoch & Clark : en gros : B & C sont censés présenter une alternative au mode traditionnel de recrutement des entreprises et surtout apporter une plus-value en termes de services et de personnalisation. Rien de tel ! il s’agit simplement de la Nième usine anglo-saxonne conformiste dont le seul but est de se rendre indispensable et par la même occasion constituer une barrière à la libre interaction entre employeurs et chercheurs d’emploi. Aucune sélection n’est faite et à vrai dire la motivation des gens n’est pas prise en considération. Si vous ne rentrez pas dans la case très rigide de leurs exigences vous ne recevez même pas de réponse à votre candidature.

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