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P. Dumoulin, DG Great Place To Work : "Ce n'est pas parce qu'un salarié reste qu'il apprécie son entreprise"

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Sylvia Di Pasquale

10/01/2017

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Qu’est-ce qu’une entreprise où il fait bon travailler ? Quels critères font vraiment la différence ? Les candidats à un emploi peuvent-ils trouver l'entreprise de leur rêve dans les classements publiés ? Le directeur général de l’Institut Great Place To Work nous explique le dessous des cartes, à quelques semaines de la parution des nouveaux palmarès 2017.

Interview intégrale retranscrite ci-dessous et en vidéo ci-dessus

Cadremploi : Quel est le rapport entre deux entreprises labellisées Great Place To Work l’an passé, par exemple entre Decathlon et les hôtels Hyatt ?

Patrick Dumoulin : Ce sont des entreprises où les salariés ont confiance dans leur management, sont fiers de leur entreprise dont ils sont d’excellents ambassadeurs et dont ils apprécient l’ambiance conviviale. C’est le cas dans ces deux entreprises aussi différentes.

Vous dites « être une Best Workplace, ce n’est pas une question de taille ». Mais alors pourquoi publiez-vous des palmarès distincts selon la taille des entreprises ?  

Être une entreprise où il fait bon travailler, c’est avant tout une question de volonté des dirigeants. Ce n’est pas qu’une question de moyens. Dans chacun des palmarès, on a voulu regrouper des entreprises qui se ressemblent.

Trois catégories existent désormais. Bientôt une quatrième ?

Oui. Après avoir lancé le premier palmarès des entreprises de moins de 50 salariés en 2016, nous publierons le 22 mars prochain un tout nouveau palmarès des entreprises de plus de 5000 salariés. Il n’y en a pas énormément en France mais nous ferons quand même un focus.

Les classements liés au bonheur au travail se multiplient. Est-ce qu’une entreprise GPTW attire toujours les candidats ?

Chez Great Place To Work, on ne se situe pas dans le bonheur au travail qui a un côté plus personnel et individuel. Nous parlons d’entreprises où il fait bon travailler. Celles qui sont mises en avant par notre label, comme Davidson, Accuracy, Mars, Leroy Merlin etc., disent toutes qu’il est une force pour l’attraction et la rétention de leurs talents.

Quelle est la vraie différence de la méthodologie GPTW ?

Notre méthodologie repose à la fois sur une enquête auprès de l’ensemble des salariés d’une entreprise ou d’un échantillon représentatif. A laquelle s’ajoute une évaluation des pratiques managériales.  D’ailleurs on publie tous les ans un recueil des bonnes pratiques managériales des meilleures entreprises. C’est cette méthodologie qui nous rend unique. En plus, c’est l’équipe GPTW qui mène à bien tous ces travaux. Nous sommes 35 à avoir pour mission de construire une société meilleure en aidant les organisations à transformer durablement leur environnement de travail pour tous.

Lire aussi : " Il ne suffit pas d'un baby-foot pour rendre une entreprise sympathique"

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commentaires

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Un lecteur dubitatif

11/01/2017

à 17:24

Pour dévoiler tout à fait le dessous des cartes il serait intéressant de préciser que les entreprises doivent payer pour figurer au classement. Et d'ajouter que les "managers" contraignent généralement les salariés de leurs équipes à bien noter leur entreprise lors des questionnaires déclaratifs (au risque sinon d'être sanctionnés par leur propre hiérarchie et en particulier le service RH, communication ou marketing qui a payé). Le label Great Place To Work sert avant tout la communication de l'entreprise. Cela se paye !

Un article de l'Express signé de Marie-Madeleine Sève et daté du 09/11/2016 fournissait quelques éléments édifiants sur le fameux "classement des entreprises de moins de 50 salariés où il fait bon travailler" :

"N'ont de chance d'être distinguées que celles qui ont postulé. Au total, 63 entreprises ont candidaté et seules 22 ont été retenues selon les critères de sélection de l'Institut, une batterie de 59 questions auprès des collaborateurs et après audit ("Trust index"). En outre, elles participent aux frais de dépouillement et d'analyse des dossier, un tarif qui va de 4500 à 7500 euros. Pour gagner, il faut donc avant tout payer."

http://lentreprise.lexpress.fr/rh-management/ces-petites-entreprises-ou-il-fait-bon-travailler-vraiment_1848556.html

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En réponse à Un lecteur dubitatif

DG

12/01/2017

à 06:12

Merci pour votre commentaire éclairant.
J'ai cherché à obtenir certains labels de qualité, et devant les tarifs exhorbitants demandés, j'ai renoncé. Labelliser les entreprises est un commerce lucratif.

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Dahmane DAIRI

10/01/2017

à 22:04

"transformer durablement leur environnement de travail pour tous": cela suffit-il pour augmenter l'engagement du collaborateur ?
Au delà de l'environnement, c'est la nature du travail, plutôt la question du sens et un travail qui répond aux attentes.
Le plus fidèle est-il le plus engagé ? Le turn over touche aussi, ceux qui vont chercher ailleurs ce qu'ils ne trouvent pas dans leur entreprise.
Ce n'est pas, parce qu'on est fidéle qu'on est engagé !

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