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Sabine Lochmann, présidente BPI Group : 45 ans, âge d’or ou déclin du cadre ?

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Sylvia Di Pasquale

10/07/2017

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[Vidéo] Quelle suite de carrière pour les cadres de 45 ans et plus ? Nés à partir de 1972, entrés sur le marché du travail à partir de 1995, ils affichent plus de 20 ans d’expérience et abordent leur 2e partie de carrière. Quelle image les employeurs ont-ils de ces cadres de 45 ans et plus ? L’analyse de Sabine Lochmann, dont le cabinet accompagne des entreprises en mutation.

Cadremploi : Que représentent les 45 ans et plus dans les entreprises ?

Sabine Lochmann :  En France, l’ancienneté moyenne tourne autour de 15 ans. Les cadres de 45 ans et plus représentent une partie très importante des salariés. Tout l’enjeu pour le dirigeant consiste à animer, tel un chef d’orchestre, les quatre générations qui cohabitent afin qu’elles donnent le meilleur de leur talent.

Que pensent vos clients de cette génération des 45 ans en particulier ?

Le quadra garde une image de conquérant. Tandis que le quinqua a l’image de quelqu’un qui s’installe sur un plateau où il va se reposer après avoir engrangé tous les efforts d’une longue carrière professionnelle.

… comme s’ils s’installaient dans une certaine routine ?

On pourrait considérer que ceux qui n’ont pas changé fréquemment – de métier ou d’entreprise – sont plus fragiles. Les ruptures auxquelles nous sommes actuellement confrontés impactent au premier chef ces fameux quadra et quinqua. Même si les entreprises ont quand même commencé depuis une bonne quinzaine d’années à travailler sur l’agilité, la transformation et la diversité.

Le regard porté sur les femmes de 45 ans était-il le même il y a 20 ans ?

Nos mamans au même âge que nous pouvaient paraître plus âgées, moins dynamiques, parce qu’elles ne faisaient pas de sport. Alors qu’aujourd’hui nous pratiquons des sports qui nous entretiennent. D’autre part, nos vêtements ne sont plus des costumes qui correspondent à un certain statut social. Nous les choisissons librement et cela impacte beaucoup l’image que l’on se fait de soi-même.

Faire du sport, soigner son apparence… et quoi d'autre ?

Il faut travailler son employabilité. C’est un enjeu culturel très important dans notre pays : qui que nous soyons, nous devons développer notre employabilité. Les 45 ans le comprennent de plus en plus.  Ils savent que s’ils ne s’occupent pas d’eux-mêmes, personne ne le fera à leur place.

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Mr Marcos

04/10/2017

à 15:05

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Adriana

18/07/2017

à 13:17

Je voudrais savoir l'opinion des experts RH en ce qui concerne la possibilité de changer de profession a cet age et le possible support que l'on puisse recevoir pour cela... NE pensez-vous que ce sera important que les postes en alternance soient accordées plutôt aux chercheurs d'emploi de cet age qu'aux jeunes...ou, au moins, dans la même mesure? Car, après avoir fait son examen intérieur sur ce qu'il voudrait, ou non, faire comme travail, dans les 25 ans a venir, le seigneur peut vraiment investir toute son énergie, son savoir faire ou son expérience d'apprentissage etc, dans un nouvel trajet professionnel, sans hésitation et avec la confiance qu'il recevra tout le support de l'entreprise, ce qui motive, a mon avis, la performance. Bien sur, il s'agit ici d'une manière de sélection préalable, mais qui ne coupe pas les possibilités, a vous de nous donner une idée sur comment ce sera possible. Les seigneurs offrent en échange la rapidité de l'apprentissage grâce a leur expérience, leur potentiel dans cette direction est encore très grand, en dépit des préjugés, comme vous les dites vous mêmes d'ailleurs, et ils offrent aussi de la stabilité dans l'entreprise car ils sont plus fixes dans leurs cibles de toutes sortes et ils ont déjà fait des choix conscients dans la vie, en général. A cet age on n'a plus le temps d'essayer des diverses voies professionnels et faire des diverses formations, tâtonner, car on se perd.. Alors, comment voyez vous ces aspects? Merci d'avance pour votre réponse.

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A. Tandé

11/07/2017

à 12:01

Bonjour,

Vous touchez là un problème spécifiquement français, et récent. Il y a une quinzaine d'années encore, les séniors étaient respectés dans les entreprises, et recherchés côté recrutement, au même titre que les autres catégories d'âge, pas pour les mêmes responsabilités.

Le problème ne vient pas de ce que pensent les « seniors » d'eux-mêmes, il vient plutôt de l'image de ce que se font les entreprises, les RH, et les plus jeunes face à des personnes de la génération de leurs parents ou quasiment. Cette mentalité s’est immiscée au sein des organisations ces dernières années, et cette mentalité fait désormais partie des discours quotidiens en entreprise. Et pour ceux qui sont déjà dehors, les recruteurs semblent avoir balayé la valeur de l’expérience professionnelle des seniors, au niveau de leur métier, mais pas seulement, au niveau humain aussi. En effet, le vécu même hors professionnelle enrichi chaque jour un être humain. Cela n’a pas de prix or les quinquas en recherche d’un poste voient ces valeurs bafouées chaque jour.

Le groupe BPI serait donc prêt à embaucher une personne de plus de 50 ans ? Bel exemple de retour à un comportement « normal » au regard d’une vision sociale d’un pays.

Et pourquoi évoquer les 45 ans comme l’âge d’or ou de déclin d’un parcours professionnel ? Les parcours professionnels sont bien plus riches et variés que cela ! A contre-exemple total de ce préjugé, à cet âge précisément, dans la foulée d’un licenciement économique, j’étais jeune diplômée, avec les félicitations du jury. Vu la précarité e l’emploi pour les personnes de ma tranche d’âge, j’ai décidé 7 ans plus tard de préparer un nouveau diplôme que j’ai obtenu, dans le secteur du digital, à plus de 50 ans donc ! Du coup je peux vous assurer que les ailes ont poussé pour moi à 45 ans ! Mais dans quelle case de mettre ? Jeune diplômée ou senior ?

Il est grand temps et urgent que les esprits s’élargissent, surtout quand les lois du travail repoussent sans cesse l’âge de la retraite d’une part, et évoquent régulièrement la formation tout au long de la vie, justement ce que j’ai réalisé à différentes reprises dans ma vie, avec les lois actuelles ! Mais ce fut chaque fois un véritable parcours du combattant : j’ai dû affronter des tas de gens et de structures prêts à vous décourager, y compris les structures qui sont là pour nous aider en principe...

Merci pour cet article et interview. Si vous souhaitez me rencontrer, c’est avec plaisir. N’hésitez pas à me contacter.

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En réponse à A. Tandé

Pierre Bis

11/07/2017

à 22:43

50 ans c'est l'âge de Joey Starr. Je ne suis pas fan du bonhomme mais personne n'aurait l'idée de le mettre dans la case "senior", autrement dit "vieux". Sur ce sujet le Monde du travail est ridicule

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