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Véronique Bédague, DRH Nexity : "Nos salariés se forment à de nouvelles façons de travailler"

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Sylvia Di Pasquale

28/09/2017- réactualisé le 29/09/2017

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[Interview] L’employeur Nexity veut révolutionner ses méthodes managériales. Lean start-up, design thinking, mode itératif… Grâce à son ambitieux programme de formation baptisé La Fabrique by Nexity et à sa nouvelle plateforme collaborative NexityLive, l’entreprise aux 7000 salariés compte bien accélérer sa mue. Véronique Bédague, la nouvelle secrétaire générale et DRH de Nexity, arrivée en avril dernier, explique les transformations en cours.

La nouvelle secrétaire générale et DRH de Nexity découvre le privé depuis quelques mois après avoir occupé le poste, ultra-sensible, de directeur de cabinet du Premier ministre, Manuel Valls. Sa carrière a également été ponctuée par un long passage à la mairie de Paris.

En quoi consiste votre tout nouveau programme de formation baptisé "La Fabrique by Nexity" ?

Concrètement La Fabrique by Nexity est un programme de formations directement ancrées dans les projets. En s’appuyant sur différentes méthodes, du type lean start up, design thinking et facilitation, nous améliorons en continu notre offre de services immobiliers. Chaque projet est piloté par un salarié volontaire. Il travaille avec un groupe de collaborateurs venus de différents services. Ce programme les aide à travailler le plus rapidement et efficacement possible pour répondre à la demande de notre client. Ils ont à disposition des méthodes, des outils qui permettent de mettre toutes les compétences autour de la table pour aboutir à un vrai résultat qui sert le client. Ce programme s’adresse aux équipes de Nexity qui ont envie de prendre un rôle un peu différent. On part du client – collectivités, entreprises, particuliers – qui nous demande de l’immobilier avec des services de plus en plus intégrés, innovants.

Lire aussi sur Le Figaro.fr : « Nous travaillons sur le vivre-ensemble, en interne comme chez nos clients »

Mais concrètement qu'est-ce qui change dans les façons de travailler ?

Cela signifie que nous travaillons davantage avec le client en tête, de façon transverse, avec des outils innovants et via des communautés. De façon très pratique, quand nous répondons à un appel à projet, nous dégageons un espace dans Nexity dédié à ce projet avec des équipements informatiques très sophistiqués, de grands écrans qui nous permettent de travailler avec nos partenaires à distance par exemple. Nous avons aussi du mobilier léger que l’on peut déplacer et configurer en fonction du type de réunion que l’on a. Cela donne une grande souplesse.

Et qui se retrouve dans les communautés de notre plateforme Nexity Live. Dès qu’on entre dans un projet, on entre aussi dans une communauté, on échange les rendez-vous, les réunions, les questions. Au fond, la matérialisation physique dans les bureaux de Nexity et immatérielle dans les communautés de Nexity Live permettent de mieux répondre à la demande du client. C’est ça la révolution au fond.

Pourquoi un candidat devrait choisir l’employeur Nexity ? Qu’est-ce que ce groupe offre de différent ?

La possibilité d’exercer différents métiers au sein de l’entreprise. Car Nexity devient une « plateforme de services immobiliers ». Notre différence est d’être plus qu’un groupe traditionnel de promotion de logement, bureau ou équipement public, c’est de proposer aussi  les services que l’on mettra dedans et qui pourront servir l’usager. Cela permet à celui qui rentre chez Nexity d’appréhender la globalité de ces services et donc d’exercer différents métiers. On ne peut pas faire de la promotion en se désintéressant des services et inversement. Ce sont des métiers qui sont de plus en plus liés. Donc au fond nous proposons une grande diversité de parcours et c’est ce qui est passionnant.

En quoi consiste Nexity Live ?

Grâce à cet outil, nous donnons la possibilité de travailler plus vite et de travailler ensemble. C’est une plateforme collaborative, mobile et personnalisable. Qui comprend bien sûr une conciergerie parce que c’est un vrai confort pour les salariés. Mais le cœur du dispositif, c’est la possibilité offerte à chaque salarié de créer ou de rejoindre une ou plusieurs communautés. C’est extrêmement précieux car c’est une place publique numérique au fond où on se rencontre en fonction du sujet à traiter, que ce soit un sujet pro ou une passion. Via cette plateforme, une communauté qui travaille sur le même projet évite les 250 mails dispersés, met en commun toutes les informations, les rendez-vous, les documents… etc.

Est-ce que Nexity recrute en ce moment ?

Nous recrutons tout le temps. Environ 600 personnes en 2017, de tous profils et de tous âges. Nous sommes sur des marchés très concurrentiels mais nous n’avons pas trop de mal. Sauf dans la promotion. Comme la construction est repartie, il y a beaucoup de demandes sur un marché très contraint. Sur les métiers digitaux et techniques, je suis plutôt confiante en général.

Parce que nous avons un atout qui plait aux jeunes : travailler sur la ville, apporter ses idées dans le domaine de l’urbain, ça a du sens. Tout ce qu’ils ont envie de nous donner, on va le mettre en pratique. Par exemple, quand on répond à un projet, nous cherchons à intégrer dans les équipes traditionnelles une dizaine de jeunes qui ne travaillent pas forcément dans la promotion pour nous aider et voir ce qu’ils donnent en design thinking, de différent par rapport à nos modes de réflexion.

Bertrand Delanoé, l'ancien maire de Paris avec qui vous avez travaillé, dit de vous que vous êtes une « réformatrice dans l’âme ». Est-ce pour cette raison qu’ Alain Dinin vous a recrutée ?

Il faudrait le lui demander. Mais je pense qu’Alain Dinin porte cela. Une entreprise qui ne bouge pas aujourd’hui est une entreprise qui est morte demain. Je suis très sensible à la vitesse de transformation du monde qui nous entoure.

Qu’auriez envie de faire chez Nexity dans les prochains mois que vous n’avez pas encore expérimenté ailleurs ?

Vendre une ligne de produits/services. A la ville de Paris, on avait des usagers mais je n’ai jamais eu à vendre les services qu’on rendait.

L’objet dont vous ne vous séparez jamais ?

Je n’en ai pas. Même pas mon téléphone portable. Dans ma vie à Matignon, je ne pouvais pas m’en séparer mais aujourd’hui, je m’en sépare bien volontiers. Je suis un voyageur sans bagage, c’est ma force, une sorte de légèreté.

Que faites-vous quand vous ne travaillez pas ?

Je lis énormément. De tout. Des polars anglais, de tout... J’ai un libraire extraordinaire qui, toutes les semaines me donnent 3 livres à lire. Je l’ai toujours fait, même quand j’étais à Matignon

Vous lisez aussi la presse ?

Je ne pourrais pas me lever le matin sans consulter la presse. Et je regarde aussi la télévision le matin, les chaines d’information en continu, je suis l’actualité des entreprises. Oui j’ai ce réflexe le matin. Et pas seulement pour le travail, c’est aussi pour le monde, la culture générale, les critiques sur des films ou des pièces.

Pourquoi avoir choisi Nexity ?

Je cherchais une entreprise qui travaillait sur la ville, qui construisait des logements, des hôtels, du tertiaire et qui fabriquait des quartiers. J’ai beaucoup cherché. Et au fond l’image que j’avais de Nexity, via les réseaux sociaux notamment, c’était une entreprise extrêmement innovante, une sorte de flottille qui bougeait très vite. Et puis j’ai rencontré les équipes. et ce qui m’a beaucoup frappé quand je venais passer les entretiens, c’est une vraie chaleur humaine, les gens vous sourient dans l’ascenseur, on vous dit bonjour, on vous parle. Et puis, il y a eu la rencontre avec Alain Dinin [le président du groupe Nexity, Ndlr]. Qui m’a dit : « Vous rentrez sur un poste et il évoluera en fonction de ce que vous pouvez donner à l’entreprise. Donc une très grande souplesse et une très grande flexibilité de l’entreprise. C’est ce qui m’a attiré et ce que j’y ai trouvé.

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