Inès de la Fressange : « Oser déplaire, c’est le meilleur moyen de plaire »

Publié le 17 mars 2014 La rédaction Cadremploi

Chaque semaine, David Abiker parle entretien d’embauche avec une personnalité. Cette semaine, Inès de la Fressange, ancien mannequin aujourd'hui ambassadrice pour de nombreuses marques de luxe, parle de son métier de consultante et donne ses conseils aux jeunes qui veulent travailler dans la mode.

Inès de la Fressange… sur le Bloc Notes de David Abiker

- Simple

- Souriante

- Cash

- Directe

Impression générale

Inès de la Fressange a lancé jeudi dernier une collection pour la marque japonaise Uniqlo et conseille toujours la marque de chaussure de luxe Roger Vivier. Elle nous reçoit dans un bureau où se mélangent objets, bonbons, photos et créations du chausseur dont elle est un peu devenue l'âme puisqu'elle travaille dans la boutique de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Ce bureau dit beaucoup de la manière de faire de celle qui l'occupe : spontanéité, goût du beau, des couleurs, bonne humeur, légèreté, sens des histoires et de la rêverie. On écouterait Inès de la Fressange raconter et se raconter pendant des heures.

Souriante, simple, drôle, directe et franche, elle assume parfaitement son nouveau métier de directrice artistique et accepte qu'on la présente comme une consultante qui met son expérience du luxe et des marques au service de ses clients. Inès de la Fressange peut donc intervenir de plusieurs façons auprès des marques : en signant des collections pour celles qui souhaitent l'associer à son nom, en conseillant celles qui ne pourront utiliser son nom (ici Inès intervient réellement comme un conseil et elle aime) ou bien en prenant en charge l'animation d'une marque comme elle le fait pour Roger Vivier. Il est donc loin le temps des podiums. Voilà pourquoi Inès de la Fressange est aussi à l'aise pour parler de l'entreprise, de ses complications et de la peur qui souvent paralyse la créativité et les décisions. Faut-il qu'elle ait assisté à des réunions où les cadres sup' ont la peur au ventre pour insister sur cette peur si présente dans les entreprises qu'elle a pu la ressentir et l'identifier dès les premiers rendez-vous.

Pour ce qui est des conseils aux jeunes gens pour travailler dans le secteur du luxe et de la mode, Inès n'invente rien mais rappelle quelques éléments de base : savoir ce que l'on souhaite faire précisément, avoir la passion - "La passion est le meilleur des CV" - et être bosseur. Le piston ? Non, pas besoin si l'on suit ces trois conseils. En revanche, dans l'entretien, ne jamais débiner l'employeur précédent "Alors ça c'est nul" conclut l'ancienne égérie de Chanel.

La rédaction Cadremploi
La rédaction Cadremploi

Vous aimerez aussi :