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Opération Phénix : littéraires ne pas s’abstenir

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Sylvia Di Pasquale

23/04/2012

L’opération Phénix 2012 est lancée. Les universitaires des filières littéraires et sciences humaines ont jusqu’au 8 mai pour postuler dans 11 grandes entreprises. Explications avec Stéphane Vanoni, DRH de la Bred et Laurent Acharian, coordinateur PwC de l’opération.

Ils étudient la philo ou la sociologie et ne veulent pas être profs. Alors que faire ? Accepter le premier job qui passe ou tenter l’opération Phénix. Ce coup de pouce, voulu en 2007 par Serge Villepelet, le président de PricewaterhouseCoopers, en est à sa cinquième édition. Dix autres entreprises ont rejoint ce poids lourd de l’audit mondial en se disant qu’un universitaire peut être aussi compétent qu’un jeune diplômé d’école de commerce ou d’ingénieurs. Parmi ces convaincus, la Bred est la dernière ralliée. Et son DRH, Stéphane Vanoni est persuadé que l’esprit critique, que nourrissent ces étudiants, est une qualité. « C’est même ce que nous attendons de tous nos collaborateurs. C’est ce qui fait progresser. ». Une compétence de la fronde étonnante au sein d’une banque, comme d’un cabinet. Mais Laurent Acharian, Senior manager chez PwC et l’un des coordinateurs de l’opération Phénix ne dément pas. « C’est utile dans un rapport d’audit. » Il ajoute deux autres qualités qu’il recherche chez ces universitaires : « le sens de la synthèse et une bonne plume ».

Le 10 avril dernier, les 11 entreprises partenaires de Phénix ont reçu 800 jeunes Master 2 issus de 15 universités lors d’un forum. Ils ont – ainsi que tous ceux qui n’ont pas pu y assister –  jusqu’au 8 mai pour déposer leur candidature sur le site de Phénix. Evidemment, le CV aura une moindre importance que pour d’autres postulants. Pas la lettre de motivation. « Elle servira lors de la pré-sélection. On les attend sur leurs qualités rédactionnelles. » Une trentaine d’entre eux seront recrutés en CDI et suivront une formation de 350 heures en alternance aux « métiers de l’entreprise ». Une formation nécessaire pour passer de Kant aux comptes. A la sortie, ils seront auditeurs, banquiers, marketeurs ou cadres commerciaux. « Au même titre et au même salaire que leurs collègues des ESC, » affirment Stéphane Vanoni et Laurent Acharian. Même s’ils sont loin d’être aussi nombreux : 150 universitaires ainsi embauchés depuis 2007, contre des milliers qui ont essayé. Une goutte d’eau précieuse, mais une goutte d’eau quand même.

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