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« 60 % de nos salariés sont des générations Y »

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Sylvia Di Pasquale

31/10/2011

Accenture aime les paradoxes. Tout en chouchoutant ses consultants pour diminuer le turnover, le cabinet met en avant l'employabilité qu'ils acquièrent. Y compris pour aller voir ailleurs.



A priori, quand on conseille les trois quarts des plus grandes entreprises de la planète et que l'on est le leader mondial du conseil, on ne devrait pas avoir trop de soucis pour embaucher et, surtout, garder ses salariés. Et pourtant, Accenture France et sa DRH Myriam Couillaud ont décidé de les chouchouter, de repenser leurs bureaux, de les inviter à télétravailler et de leur offrir une web radio pour qu'ils ne partent pas, sitôt leurs armes faites. L'opération s'appelle « moving forward », ce qui en dit long, ou pas grand chose.

S'adapter à leur mode de vie

Pour la directrice des ressources humaines, l'enjeu est clair : « 60 % de nos salariés sont de la génération Y, ils ont en moyenne 31 ans, et l'on doit s'adapter à leur mode de vie.» Quitte à ne plus leur offrir de bureaux personnels, comme c'est le cas au siège parisien ? « Quand ils viennent, c'est pour se ressourcer, ou pour rencontrer les collègues, pas uniquement pour travailler dans un bureau. » Soit.

Il est vrai que les consultants sont en mission la plupart du temps. Cet éloignement de l'entreprise, ce contact permanent avec les clients est peut-être l'une des raisons qui explique le fort turnover chez Accenture, comme dans tous les cabinets concurrents. Sur ce point Myriam Couillaud est face à un dilemme. Car avant de penser à lutter contre l'infidélité des salariés, il faut les embaucher.

Une carte de visite

La carotte ? « L'employabilité et la carrière ». On notera que la carte de visite réemployable ailleurs est citée avant l'évolution interne. « Mais elle existe bel et bien. Nous comptons environ 200 séniors cadres dirigeants», qui, pour la plupart d'entre eux, sont d'anciens juniors qui ont grimpé les échelons sans s'en aller voir ailleurs. Des juniors que le cabinet embauche chaque année en masse. « Sur nos 1553 recrutements de l'année, les deux tiers sont des jeunes diplômés. » Mêmes prévisions pour le millier de CDI prévus l'an prochain.

Sans surprise, ils sont plutôt issus de grandes écoles, « mais les universitaires sont aussi les bienvenus ». Néanmoins Myriam Couillaud reconnaît que, si elle est certaine que la diversité des profils est un plus, « les clients n'en sont pas toujours convaincus ». Un autre dilemme.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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