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Alain Némarq, PDG de Mauboussin :"Nous relocalisons chez nos sous-traitants français"

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Sylvia Di Pasquale

12/05/2014

L’agitateur de la Place Vendôme rapatrie désormais une partie de sa production dans l’Hexagone et créera une soixantaine d’emplois chez ses sous-traitants. Mais aussi dans ses boutiques et au siège de Mauboussin.

Non seulement Mauboussin affiche ses prix, fait des soldes, ouvre des boutiques un peu partout en France et vend sur Internet.  Mais en plus, le joaillier qui rompt avec les traditions feutrées de ce secteur se permet de médiatiser sa stratégie de relocalisation. Depuis juin dernier en effet, la maison a décidé de retravailler avec des sous-traitants français sous l’œil agacé de ses concurrents. Celui qui semble avoir durablement bousculé le jeu de quilles bien aligné des joaillers de la place Vendôme s’appelle Alain Némarq. Créateur de bijoux et PDG de Mauboussin depuis 2002, il ne se sent pas plus révolutionnaire que tous ceux à qui il a succédé. « Mauboussin existe depuis 1827. La maison a déjà traversé deux révolutions, un coup d’état, une épidémie de choléra et elle est toujours là ». Et pour qu’elle le soit encore longtemps, son patron n’a de cesse de se démarquer. Il y a 12 ans, il a délocalisé la fabrication de ses bijoux en Asie et l’a fait savoir sous l’œil médusé de ses confrères. Depuis juin dernier, il fait savoir qu’il rapatrie la fabrication de 20% de sa production – et vise 50% d’ici 2016. A la clé : « environ soixante emplois d’ouvrier créés chez nos sous-traitants français. » Le patriotisme n’est pas sa motivation première : « Cette relocalisation nous permet surtout d’améliorer les délais de production, le service après-vente  et nos procédures de contrôle ». Evidemment, le prix de sa bague best seller n’est pas sorti indemne de ce déménagement. Elle coûte aujourd’hui 650 euros contre 550 lorsqu’elle était fabriquée en Inde.

En interne aussi, la maison Mauboussin renforce ses équipes. « Nous recrutons environ 45 vendeurs pour la quinzaine d’ouvertures de boutiques prévue d’ici fin 2015. » D’autres embauches sont en cours pour renforcer les équipes web et informatique afin d’accompagner le développement commercial. Idem au bureau de style qui a besoin de renforts  « car nous lançons des lignes de produits en joaillerie bien sûr mais aussi en horlogerie, instruments d’écriture et cuir-maroquinerie. » Pour chaque poste, deux ou trois candidats sont parfois embauchés. « Le meilleur a plus de chance de garder le poste mais les deux autres peuvent rester et passer sur d’autres missions. » 

 

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commentaires

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hbjo

14/05/2014

à 17:19

gestuelle a analyser et très instructive un cas d'école.
Pourquoi est il parti en chine ?

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