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Apave : emplois du risque, embauches sans risques ?

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Sylvia Di Pasquale

17/09/2012

Le leader de la maîtrise des risques doit recruter 3000 CDI d’ici 2017. Sur ces métiers techniques très singuliers, nulle recrue n’échappe à des formations longues avant toute mission sur le terrain. Le point avec Isabelle Gozdowski, DRH du groupe Apave.

Il y a des secteurs économiques plus connus que d’autres. Mais les plus réputés ne sont pas forcément les plus vaillants. Prenez la branche qui se consacre à la maitrise des risques techniques et environnementaux. Son leader, le groupe Apave, semble sorti d’un monde sans crise et sans lendemains incertains.

La vénérable maison, née en 1860, n’a pas peur du moyen terme et s’offre le luxe de se projeter jusqu’en 2016 en programmant 3000 embauches en CDI. Et pas vraiment des basses qualifications. « Rien que cette année, nous recrutons 300 ingénieurs et 350 techniciens,» glisse sa DRH, Isabelle Gozdowski, sans même une pointe d’orgueil.

Les futurs départs en retraite de ses salariés expliquent en partie ces volumes, mais aussi le développement continu du champ de sa clientèle, des centrales nucléaires aux Eurockéennes de Belfort, des PME aux hôpitaux. « C’est normal, entreprises et collectivités sont de plus en plus préoccupées par la sécurité et l’environnement. » Notamment car, dans ces domaines, elles sont bien obligées de suivre des normes qui s’empilent.

Alors, pour attirer à elle les candidats qui n’auraient pas pensé à postuler, Apave a lancé une campagne qui joue sur l’humour pour dépoussiérer son image. Et ça marche.

    

« En 5 mois, nous enregistrons 24 % de candidatures supplémentaires. » Une nécessité, étant donné certains profils pointus recherchés comme ces ingénieurs en bâtiment ou ces techniciens en ingénierie nucléaire qui, justement, ne doivent pas être seulement ingénieurs ou techniciens. Car Isabelle Gozdowski cherche des perles rares, dotées d’un zeste de compétences commerciales, de facultés d’observation affûtées – vitales pour détecter les risques sur site –, capables de questionner les clients et de rédiger des rapports complexes.

Evidemment, la maison, qui est aussi le premier formateur technique de France, ne les lâche pas directement sur le terrain. « Nos jeunes sont rarement opérationnels dès leur arrivée. » Elle les forme longuement, pendant trois mois voire plus, à ces métiers rares, dans une entreprise rare, dans un secteur rare. Mais en pleine forme.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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