E. Mandelkern et JB. de Courcel : "Nous ne recrutons pas de tristes sires"

Publié le 23 mars 2015 Sylvia Di Pasquale

Les deux lauréats du 13e palmarès des entreprises où il fait bon travailler ne jouent pas dans la même catégorie. Ils ont cependant en commun des collaborateurs qui s’impliquent avec le sourire.

Ce ne saurait être le fruit d’un simple hasard. Les deux lauréats 2015 du classement établi depuis treize ans par l’Institut Great Place to Work sont des cabinets de conseil. En technologie pour l’un, en finance pour l’autre. Un secteur pour travailleurs acharnés aux horaires rallongés, qui, s’il souhaite attirer et conserver ses meilleurs éléments, a tout intérêt à soigner le bien-être de ses troupes. Ce que récompense justement cette joute annuelle – dont le Figaro Economie et Cadremploi sont partenaires. Davidson Consulting, pour les entreprises de plus de 500 salariés, et Accuracy pour les sociétés de moins de 500, se sont donc distinguées chacun dans leur catégorie parmi 62 concurrents. Une récompense qui n’est pas un simple bibelot à poser sur une cheminée.

Un véritable aspirateur à candidats

« Ce prix rassure les clients sur notre capacité à conserver et à attirer les meilleurs », souligne Edouard Mandelkern, président de Davidson Consulting. Avec ses 26 % de croissance en 2014, son cabinet de 1 350 salariés est dans l’obligation de recruter près de 300 personnes cette année. Une telle distinction est un véritable aspirateur à candidats. « Nous participons à Great Place to Work depuis 7 ans et il est évident que les candidats viennent vers nous pour cette raison. Et nous ne prenons pas les tristes sires.»

40 recrutements chez Accuracy

Jean-Baptiste de Courcel, associé d’Accuracy, doit lui aussi recruter près de 40 cadres, après une progression de 15 %. Et ce premier prix tombe à point nommé. Car il compense la petite taille de son entreprise (250 salariés), à l’heure où l’emploi des cadres repart à la hausse et que les cols blancs risquent de privilégier les grands groupes aux PME. « Nous travaillons sur des acquisitions et des cessions. Des missions à fort enjeu. Pas question de se rater, » estime-t-il. Pour y parvenir, il y règne une « exigence bienveillante » : « Nous exigeons des prestations parfaites mais donnons les moyens d’y parvenir et l’écoute nécessaire. » Une écoute qu’Edouard Mandelkern juge tout autant vitale « que la reconnaissance à apporter à chacun ». Ajoutez à ces ingrédients une dose de détente et le cocktail est prêt. Finalement, devenir une entreprise où il fait bon travailler n’est pas si compliqué. Du moins sur le papier.

Retrouvez le classement des entreprises où il fait bon travailler en 2015

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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