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Hays et ses 5000 offres d'emploi cadres

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Sylvia Di Pasquale

05/12/2011

Selon Frédéric Béziers, DG adjoint de Hays France et Luxembourg, l'emploi cadre affiche toujours sa bonne santé. La crise ne fait que ralentir les processus de recrutement dans les entreprises.



Il affiche un sourire de combat et 5000 offres d'emploi. La crise ? « C'est le meilleur moment pour changer d'entreprise. » Frédéric Béziers s'adresserait-il en priorité à des candidats kamikazes ? « Pas du tout. Une période anxiogène comme celle que nous vivons pousse les entreprises à repenser leur organisation. Et pour y parvenir elles ont besoin de sang neuf. » A savoir de nouveaux cadres que le DG adjoint du cabinet de recrutement Hays et ses 450 consultants français s'empressent de recruter pour elles. Sur les 5000 offres d'emploi à pourvoir au cabinet en CDI ou en travail temporaire, 80% s'adressent aux cadres, des jeunes diplômés aux seniors aguerris, des juniors tout juste formés aux top managers.

Pas de destruction d'emplois cadre

Quant aux conséquences sociales de la crise, il ne les voit pas. Pas encore. « On remarque une perte de confiance de la part des entreprises, certes, mais pas de destruction d'emplois. Au contraire.» Pour appuyer ses propos, il en appelle au déploiement de son groupe à travers le territoire national : une présence dans 15 villes françaises - et bientôt 3 de plus d'ici 2013 - et une expertise dans 24 métiers différents

Tout juste concède-t-il à ces temps difficiles, un ralentissement du processus de recrutement. « Les entreprises ne veulent plus se tromper. Avant, un recrutement durait de 5 à 7 semaines en moyenne, entre l'examen d'un CV et la signature d'un contrat. Aujourd'hui, c'est plutôt entre 7 et 10 semaines. »

Surenchères de salaires

Malgré la crise, la croissance de Hays va pour le mieux, comme celle du marché de l'emploi cadre dont il dépend étroitement. A tel point que les légendaires ponts d'or subsisteraient en ces temps de disette. Des surenchères de salaires offerts à des cols blancs à l'expertise pénurique. « On en trouve même dans des secteurs dont les perspectives sont difficiles, comme le BTP, ou la santé. » Et toujours, bien sûr, dans l'informatique.

Un optimisme à tout crin qui lui permet de voir plus loin. Jusqu'en 2030. Une étude réalisée par son groupe et Oxford Economics dessine le profil des cadres à long terme. Dans 19 ans, le col blanc occidental devra être extrêmement mobile, ne pas rater les opportunités des pays émergents, privilégier les langues étrangères et la valise légère. Une immigration à l'envers ?

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