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Général Claude Tafani (Armée de l’air) : "2 000 recrutés formés chaque année"

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Sylvia Di Pasquale

29/09/2014

La nouvelle campagne de recrutement de l’armée de l’air souligne la place faite aux jeunes au sein de ses 50 métiers. Elle les forme pour le reste de leur vie.

L’armée de l’air ? Des "top gun" chaussés de Ray-Ban et sanglés dans des Rafales. « Nous ne recrutons pas plus de 70 pilotes de chasse par an sur nos 2 000 embauches annuelles » minimise le général Claude Tafani, le DRH de la maison qui n’a de cesse de corriger cette image d’Épinal. Alors l’armée de l’air y va de son clip vidéo, actuellement sur les écrans, dans lequel apparaissent d’autres métiers, qu’il égrène. « Nous recherchons aussi des mécaniciens motoristes,  des fusiliers commando, des chefs d’escale, des contrôleurs aériens, des pompiers ou encore des spécialistes du renseignement. Nous recrutons pour 50 métiers différents. »

Du pompier au spécialiste de la cyber-défense

Certains attirent moins que d’autres. D’où cette campagne TV, web et affichage, pas uniquement destinée à pourfendre la légende des aviateurs héroïques et surdoués de son corps d’armée. Modernisation oblige, il doit attirer des spécialistes pointus en système informatique. Notamment des experts du renseignement et de la cyber-défense, un domaine où la concurrence est frontale avec les entreprises privées. Il compte sur sa botte secrète d’employeur : « Nos formations sont notre force. Nous proposons à chacun une formation complémentaire payée, une véritable première expérience professionnelle et la possibilité de partir en opération. » Pas sûr qu’un séjour au cœur des troubles actuels du Moyen-Orient soit une motivation suffisante. « Les jeunes pourront  ensuite valoriser ce parcours dans d’autres entreprises.» 

Des formations très prisées par le privé

Il est aussi quelques domaines spécifiques dans lesquels l’armée de l’air est en avance sur ses rivaux. Et pour cause. « Nous recherchons des pilotes de drones mais, pour le moment, aucune formation ne mène à cette spécialité ». Le général s’en réjouit presque. Ces cyber-pilotes sont formés à la spécialité au sein des écoles de l’armée et devraient, par la suite, facilement revendre leur expertise à des entreprises comme la SNCF ou EDF qui commencent à utiliser ces techniques. Mais si les candidats à cette spécialité ne devraient pas manquer, les autres jeunes professionnels semblent plus difficiles à séduire. « Nous avons en moyenne trois candidats pour un poste, avoue-t-il. Et nous veillons à ne pas descendre en deçà de ce ratio ». Il en va de la sécurité nationale.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi

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