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J.-M. Caye : "Les leaders d’aujourd’hui ne sont pas ceux de demain"

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Sylvia Di Pasquale

12/11/2012

Une récente étude du Boston Consulting Group incite les entreprises à "fabriquer" leurs futurs dirigeants dès aujourd’hui. En les dotant d’une panoplie de compétences "adaptatives". Explications de Jean-Michel Caye, responsable mondial de l'expertise Talents au BCG.

Lanceur d’alertes ou oiseau de mauvais augure ? En tous cas, Jean-Michel Caye envoie un avertissement à toutes les grandes entreprises. Les enquêtes de ce responsable mondial de l'expertise "Talents" au sein du Boston Consulting Group sont formelles : nombre de multinationales ne disposent pas aujourd’hui en leur sein de leurs leaders de demain. « Du moins 50% de celles qui sont en parfaite santé économique. Quant aux autres, les plus faibles, leur taux grimpe à 70% ». Bigre. Mais alors, tout est fichu et, à la manière de Nokia que l’expert cite en exemple à ne pas suivre, la moitié des grandes entreprises mondiales n’échapperont pas à leur déclin ? A moins qu’elles ne réagissent.

En commençant par repérer parmi leurs cadres en poste, ou les cols blancs qu’elles recrutent, ceux qui ont les qualités nécessaires pour exercer ce « leadership adaptatif » aussi indispensable que novateur pour affronter les enjeux de demain. Voire de « fabriquer ces leaders » en développant chez eux au moins quatre aptitudes. Jean-Michel Caye les a modélisées sur une boussole « où le Nord serait l’incertitude. Et le talent du cadre serait de ne pas en avoir peur. De l’utiliser et de fixer un cadre aux salariés pour qu’ils puissent agir et réagir ». Sur ce sextant des vents violents, le Sud serait constitué de l’empathie « qui permet d’influencer, plutôt que de commander ». L’Est, quant à lui, serait placé sous la bannière de l’expérimentation, « et de la faculté de s’auto-corriger, de reconnaître ses erreurs ». L'Ouest enfin, serait la patrie des solutions gagnantes-gagnantes, pour tous les partenaires de ces parfois vieilles entreprises. « Pas seulement les actionnaires, mais aussi les collaborateurs, l’Etat, les ONG, etc. » Mais qui sont ces nouveaux leaders ? Des futurs CEO issus de la génération Y uniquement ? « Pas du tout, ce n’est pas une question d’âge » Ni de genre. « Il se trouve que les femmes sont plus "adaptatives", plus aptes à se trouver au centre plutôt qu’au sommet de la pyramide. » Des femmes qui perdraient moins la boussole que leurs homologues masculins pour naviguer dans l’ouragan Sandy de la nouvelle économie mondiale.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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