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J. Tertrais (Manitou) : "Chaque manager a son successeur rouge, jaune ou vert"

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Sylvia Di Pasquale

06/05/2013

Implantée près de Nantes, l’ETI Manitou peaufine ses évolutions de carrière pour attirer et fidéliser les cadres. Avec de nombreuses passerelles entre métiers, entre domaine et entre pays. Mais aussi avec un système très coloré de promotion interne pas comme les autres.

Le sachem des ressources humaines de Manitou a retrouvé le sourire. Après l’effondrement des ventes en 2009, et les 350 départs – tous volontaires – qui ont suivi, le spécialiste des chariots élévateurs a retrouvé le sentier de la croissance. « + 23%, dès 2010. Et depuis l’an passé, on embauche à nouveau, » se félicite Jérôme Tertrais. Près de 300 personnes l’an passé, 150 cette année, « les perspectives ont changé. » Mais la croissance reste d’actualité, et les créations nettes d’emploi aussi. « La moitié de nos embauches 2013 sont des créations de poste. » Des recrutements qui concernent notamment des cadres. Des ingénieurs d’études, parfois venue de l’automobile mal en point, et des spécialistes des achats, que le DRH doit attirer. Car le siège de l’entreprise est situé du côté de Nantes. Heureusement, la mer, assez proche, vient à la rescousse de Jérome Tertrais pour attirer les irréductibles. « Mais il faut également convaincre les conjoints. » Et, à défaut de leur trouver un emploi, il peut leur détailler la stratégie Manitou pour fidéliser leurs conjoints candidats.

Un plan de succession pour chaque manager

Et notamment, ce système de couleurs mis en place pour la succession des 200 premiers managers de la maison. « Un poste rouge, signifie qu’il est vacant. Un jaune sera ouvert dans 6 mois à deux ans. Et, enfin, un poste vert signifie qu’il sera disponible à moyen terme. » Chez Manitou, des salariés sont désignés à l’avance, en rouge, jaune ou vert, pour accéder à ces postes dès qu’ils seront libres. Mais seuls leurs managers sont au courant. Une manière de favoriser en douceur la promotion interne et de préparer, le moment venu, le passage de témoin. En France comme à l’étranger. « Nous avons actuellement 12 expatriés dans le monde. » Une expansion, et une internationalisation qui ne rime pas avec délocalisation. Pas pour le moment, du moins. Car Manitou réalise deux tiers de son chiffre d’affaires à l’international avec quatre usines en France, trois aux Etats-Unis et une en Italie. « La main d’œuvre ne représente que 10% de nos prix de revient, nous n’avons donc aucune raison de délocaliser. Sauf si les frais de douane des pays où nous exportons deviennent un jour exorbitants » et poussent Manitou à fabriquer ses chariots sur place. Une délocalisation douanière qui n’est pas à l’ordre du jour.

Manitou en chiffres

- ETI de 3300 salariés (dont 1300 à l’étranger) 

- Actionnariat familial (famille Braud) à 65%

- CA 2012 : 1 265 M€ (+ 12 % par rapport à 2011) dont 71% hors France

- 3 marchés : agriculture, construction et industrie

 

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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