1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. Cadremploi TV >
  4. Le Club emploi >
  5. Jean-Marc Borello (Groupe SOS) : "Nos cadres sont plutôt des entrepreneurs que des petits chefs"

Jean-Marc Borello (Groupe SOS) : "Nos cadres sont plutôt des entrepreneurs que des petits chefs"

jean-marc-borello-groupe-sos--nos-cadres-sont-plutot-des-entrepreneurs-que-des-petits-chefs

Sylvia Di Pasquale

30/09/2013

L’un des fleurons de l’économie sociale et solidaire attire dix fois plus de diplômés de grandes écoles qu’il y a dix ans. Et après quelques années, ils sont même désormais chassés pour rejoindre le privé lucratif. Le point avec Jean-Marc Borello, président du directoire du Groupe SOS.

Et si, la crise aidant, l’économie sociale et solidaire était devenue l’école des cadres dirigeants différents ? Et si les chasseurs de tête y trouvaient des profils « anti-clones » ? En tout cas, Jean-Marc Borello, le président du directoire du groupe SOS qu’il a fondé il y a trente ans, le constate. « Il y a dix ans, il fallait aller démarcher dans les grandes écoles pour recruter des cadres. Aujourd’hui, les Sciences-Po, HEC, voire X viennent à nous. » Chaque année, 150 de ces candidatures lui parviennent. « C’est 10 fois plus qu’il y a 10 ans » et il en recrutera entre 70 et 80 cette année sur les 1500 à 2000 embauches prévues.

Un ban de poissons… plutôt qu’une baleine

Avec un taux d’encadrement de 6 à 7%, le groupe SOS fonctionne avec peu d’encadrants. « Ce qui est sûr, c’est que nous évitons soigneusement les petits chefs, sourit Jean-Marc Borello. A la tête de nos associations, nous faisons des attelages mixtes, un ancien et un jeune issu d’une grande école, La connaissance du public et la connaissance du secteur, ça fonctionne plutôt bien. » Mais qu’est-ce qui attire ces candidats formatés pour le privé dans la galaxie d’entreprises et d’associations du groupe dont le point commun est « l’utilité sociale » ? « Ces jeunes veulent une carrière avec du sens, avec un impact social fort. C’est aussi le cas chez des cadres expérimentés qui cherchent à quitter le secteur lucratif ou la fonction publique. Nous choisissons les meilleurs et les plus engagés.» Ce qui plait également à ces jeunes, c’est son organisation : « Le groupe SOS est organisé comme un ban de poisson plutôt qu’une baleine. Nos cadres sont avant tout des patrons de PME. C’est le cas de nos directeurs d’hôpitaux, de maisons de retraite ou d’entreprises de bâtiment entre autres. Nos 700 à 800 cadres sont donc plutôt des entrepreneurs que des petits chefs. »

Prise de responsabilités rapide

Une carrière différente qui commence dès l’embauche. « Chez nous, il n’y a pas 7 entretiens successifs. On respecte les candidats.» Une bienveillance qui se prolonge après l’embauche, avec un accompagnement constant et une prise de responsabilités qui peut être rapide. « Le directeur financier du groupe à 29 ans. Il est entré chez nous il y a trois ans. » La toute nouvelle directrice générale en charge du commerce et des services du groupe a également 29 ans. Arrivée en février dernier, elle a quitté le secteur des transports après y avoir occupé plusieurs postes en RH et en stratégie, pour rejoindre SOS. Cette évolution est également ouverte sur l’international. « Des jeunes peuvent partir très vite dans nos entités à l’étranger, après quelques mois de présence. » C’est le cas de ces diplômés tout frais embauchés en partance pour la Chine, le Brésil ou la Corée. Reste un inconvénient : le salaire. « A l’embauche, nous payons comme les autres. Mais ça s’écrase en haut de la pyramide. Car l’écart maximum de nos salaires va de 1 à 10. » Un plafond salarial qui peut expliquer les quelques fuites ? « Les chasseurs de tête sollicitent certains de nos cadres pour aller dans le privé. » Au début, Jean-Marc Borello en était irrité. « Aujourd’hui, j’en suis flatté. » Signe que ses cadres sont bien formés. Et que, peut-être, les valeurs de l’économie sociale et solidaire sont en train d’essaimer vers le privé lucratif.

Interview menée par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

2

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

virginie

06/10/2013

à 16:04

bonjour,

je suis surprise que l'on ne réponde pas à mon mari quand il postule pour des postes de direction dans le transport. La question est : C'est l'âge qui ne convient pas ou la carrière professionnelle qui ne convient pas ? Vous pourriez au moins avoir la délicatesse de répondre. Ne me dite pas que vous n'avez pas lu son parcours, vous pouvez allez sur son site M&B CONSULTING et vous constaterez qu'il est encore capable de travailler et d'aider bien des entreprises quelle déception de voir que les gens sont oubliés dès qu'ils sont à la recherche d'un emploi.

Faîtes moi une faveur dites aux politiciens de ne pas prolongé la cotisation retraite puisque passé 55 ans nous ne sommes plus bon à rien? La preuve en est puique vous ne répondez pas aux candidatures. (Expliquez-moi pourquoi cela c'appelle CADREMPLOI)
Salutations

> Répondre

franckyp

01/10/2013

à 15:12

"comme un ban de poisson plutôt qu’une baleine. Nos cadres sont avant tout des patrons de PME"

que des poncifs. un vrai entrepreneur n'accepte pas de rester salarié

> Répondre

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte