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Jérôme Tixier : "Nous cherchons des jeunes ambitieux"

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Sylvia Di Pasquale

09/05/2012

Le leader mondial des cosmétiques se donne dix ans pour doubler ses effectifs dans les pays émergents. Cette année, il continue de recruter près de 600 personnes en France. Et revendique son goût pour les jeunes qui affichent leurs ambitions. Explications qui sur les profils qui ont la cote chez l’Oréal avec Jérôme Tixier, son directeur général des relations humaines.

Le temps et les crises semblent glisser sur L’Oréal comme sur la peau des adeptes de ses cosmétiques. L’affaire Bettencourt ? « Le groupe n’a jamais communiqué et les candidats y sont indifférents. » La crise ? « Le marché de la beauté continue de croître de 4% en France. Et dans les pays émergents, nous comptons conquérir un milliard de consommateurs. » De quoi réjouir Jérôme Tixier, son directeur général des relations humaines.

600 recrutements cette année

Car il profite directement de cette aura. L’Oréal est plébiscitée par les candidats et ses recruteurs n’ont qu’à ramasser les copies. « Nous recevons un million de candidatures chaque année, dont 50 000 en France ». Ce qui permet d’être très sélectif : « Sur 100 candidats, 10 passent un entretien. Sur ces 10, un seul est embauché ». Ces élus ont un point commun inattendu : « Nous cherchons des jeunes ambitieux. Ce qui nous intéresse chez eux, c’est leur audace, leur créativité, leur dimension entrepreneuriale, leur engagement ». Une méthode qui va déboucher cette année encore sur près de 600 recrutements en France. Mais les heureux élus qui y travaillent n’y cherchent-t-ils pas qu’une belle référence pour leur CV avant de se vendre ailleurs ? Même pas. « Notre taux de turnover n’est que de 5%. Sur les 500 départs que nous avons eus l’an passé, un tiers étaient des démissions, un tiers des licenciements ou ruptures conventionnelles, et un tiers des départs à la retraite. »

Le graal de l’international

Son potentiel d’attraction auprès des jeunes a bien sûr à voir avec l’envie de rejoindre un groupe affichant une insolente santé sur un marché de la cosmétique toujours en croissance (4% l’an passé), mais aussi avec les perspectives de carrière à l’international que le groupe propose. A travers le monde, 900 salariés travaillent loin de leur pays d’origine. « Un chiffre important si on le ramène à la population des cadres qui sont les principaux concernés par ces carrières internationales. »

Nouveaux métiers

Rien ne saurait donc troubler la sérénité de Jérôme Tixier. Pas même la difficulté de recruter des profils particuliers pour de nouveaux métiers comme le digital, le category management ou des métiers liés à la responsabilité sociale, de l’éthique, de la diversité ou du compensation & benefits. Les meilleurs des meilleures écoles postulent et lorsque les formations françaises ne suffisent pas, il lui suffit d’aller faire son marché ailleurs. « Aux Etats-Unis par exemple où nous venons de recruter 80 experts du digital.»

15% de séniors

Et les seniors, quel traitement leur est réservé au royaume des onguents ? « 15% de nos salariés ont plus de 55 ans, un taux largement supérieur à la moyenne nationale. » Un accord prévoit Et non content de soigner les salariés âgés, le groupe s’occupe même de ceux qui sont déjà à la retraite. Ils sont réunis au sein d’une amicale et chargés de tutorer les jeunes.

Davantage de recrutements pour les marchés émergents

Les marchés émergents (notamment Argentine, Mexique, Brésil, Pakistan et Egypte mais aussi Moyen-Orient et certains pays d’Afrique) constituent désormais la première source de croissance pour le groupe : ils représentent 40% du chiffre d’affaires, tandis que l’Europe de l’Ouest ne pèse plus que 36% et les Etats-Unis 24%. « Nous devons trouver 1 milliard de consommateurs supplémentaires. Et d’ici 10 ans, notre groupe devra doubler ses effectifs sur ces marchés émergents. » Seul bémol, la tâche est moins facile sur ces marchés. « Notre notoriété y est moins forte. Mais nous y travaillons. Nous avons fait établir avec l’aide de consultants des cartographies du marché de l’emploi pour chaque pays. Nous essayons de comprendre où sont nos cibles de recrutement et comment les séduire.»  Il faut bien se garder des challenges.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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