Jeunes, vieux, noirs, blancs, hommes, femmes, handicapés… sont les bienvenus chez Cegid

Sylvia Di Pasquale

L’entreprise Cegid fondée par Jean-Michel Aulas va recruter 150 personnes l’an prochain. Sa dernière campagne de communication interne rappelle ses convictions anti-discrimination. Le point avec Pascal Guillemin, DRH du groupe.

Son PDG attire davantage les medias que l’entreprise qu’il a créée. Car le président de Cegid, premier éditeur de logiciels de gestion en France, n’est autre que Jean-Michel Aulas, qui préside aussi aux destinées de l’Olympique Lyonnais. Mais si son club de foot est plus souvent sous les feux de la rampe que son groupe tout aussi lyonnais, ce dernier se défend plus que bien dans le championnat très international de sa discipline.

150 embauches en 2013

Avec 2000 salariés en France et ses 70 représentations à l’étranger, Cegid ne risque pas la relégation et s’apprête même à embaucher 150 personnes supplémentaires l’an prochain : « Un tiers sont des profils commerciaux avec des spécialités métiers comme le retail à l’international et les systèmes d’information en ressources humaines notamment. Le deuxième tiers d’embauches concernent des consultants qui assureront l’intégration de nos solutions logiciels. Ils doivent également être spécialisés sur des secteurs ou des fonctions particuliers correspondants à nos expertises et en particulier en ce moment sur la finance/fiscalité. Le dernier tiers concerne les ingénieurs R&D capables d’accompagner notre accélération sur les nouvelles technologies et l’international. »

« Pour toucher les salariés, il faut parler comme eux. »

Le groupe joue aux avant-postes en matière de diversité. Son sélectionneur des ressources humaines, Pascal Guillemin, a lancé une campagne de mobilisation de ses salariés, avec des messages droit au but. « Age, race, sexe, religion, nationalité, handicap, c’est vite vu, une personne = une personne » Ou encore « Jeune, vieux, noir, blanc, homme, femme, handicapé, c’est quoi la différence ? » Des convictions exprimées sans langue de bois que défend le DRH : « Pour toucher les salariés, il faut parler comme eux et éviter le jargon. » De la communication, évidemment. « Mais qui vient après de nombreuses années d’actions, » justifie le DRH.

« Nos métiers ne sont pas réservés aux hommes »

Car l’entreprise a ouvré sur tous les fronts en signant plusieurs accords d’entreprises en accord avec ses partenaires sociaux. En matière de parité par exemple, « après un accord signé en 2007, nous avons gommé les inégalités salariales, aménagé les temps de travail et promu des femmes. » Comme toutes les entreprises du numérique, Cegid est confronté au désamour de la gente féminine. « Il y a quelques années, nous avions une parité parfaite. Aujourd’hui, il n’y a que 37% de femmes chez nous ». Alors le DRH devient lanceur d’alerte pour inverser la tendance. Son bâton de pèlerin le mène dans les collèges et lycées, « pour convaincre les filles que les métiers informatiques ne sont pas réservés aux garçons. Et qu’en plus, il n’y a pas que des informaticiens chez nous ».

Soutien aux salariés bénévoles

Il s’en va aussi convaincre d’autres victimes de discriminations, dans les quartiers, avec l’association Sport dans la ville. Des jeunes qui, à travers le foot et d’autres disciplines découvrent le monde de l’entreprise. « Bientôt, grâce à OL Fondation, nos salariés pourront aussi faire financer leurs projets associatifs en faveur notamment de l’insertion des jeunes. »

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

Tags : Parité
Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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