1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. Cadremploi TV >
  4. Le Club emploi >
  5. La diversité rend l'entreprise plus rentable

La diversité rend l'entreprise plus rentable

la-diversite-rend-lentreprise-plus-rentable-

Sylvia Di Pasquale

17/01/2011

A la tête d'un laboratoire d'idées réunissant chefs d'entreprise, syndicalistes et étudiants, ce PDG d'une société d'ingénierie prône l'ouverture et la diversité dans l'entreprise. Pas pour se doter d'un vernis social, mais pour gagner en rentabilité.



Le nom du groupe de réflexion qu'il a fondé en 2010 correspond bien au personnage. La fondation « Croissance responsable », comme son président Christian Poyau, prône la mesure dans la réforme. L'amélioration plutôt que la refondation. Mais surtout, la responsabilité des entreprises face aux enjeux économiques.

« Nous jouons un rôle moteur dans l'intégration, la diversité et la parité, » martèle celui qui est aussi le co-fondateur et PDG de Micropole, une société de conseil en ingénierie informatique.

 

Rentable et responsable

« Nous devons créer une dynamique positive. C'est là encore le rôle des entreprises, pas seulement celui des politiques ou de l'éducation nationale ». Une manière à lui de lutter contre la sinistrose ambiante, qui l'atterre. « C'est dramatique. Les Français ont peur parce qu'ils ne comprennent pas le monde qui les entourent. Là encore, c'est aux entreprises de le leur expliquer. » Parce qu'elles sont le mieux placées pour parler d'économie et d'emploi ? « Surtout parce que c'est leur intérêt que les choses évoluent de manière positive. Il en va de la rentabilité des entreprises. »

 

Recruter différemment

Une rentabilité qu'elles ne doivent jamais perdre de vue et qu'un facteur comme la diversité favorise à ses yeux. « A ce titre, la Fondation met en avant l'exemple de KPMG, qui s'est ouvert de nouveaux marchés grâce à cette diversité. » Quant à lui, il est ravi de compter chez Micropole près de 20 nationalités différentes. Pas pour se targuer de bonnes œuvres, « mais parce la diversité est un signe de performance économique ». Même s'il reconnaît que Micropole ne compte que 20 % de femmes et pas assez de personnes en situation de handicap.

Une diversité qui doit aussi s'étendre au recrutement. Et en finir avec le culte du diplôme et, dans une moindre mesure, du cursus professionnel. « Après un entretien, il faut se demander tout d'abord si l'on a envie de travailler tous les jours avec ce candidat. Ensuite, s'interroger sur son esprit de service et sa volonté d'apprendre. Et en troisième lieu seulement, valider ses compétences. » Surtout, il souhaite mettre à mal, les bonnes vieilles méthodes qui consistent à vouloir couler des hommes et des femmes dans des moules rigides. « Il ne faut pas rechercher la personne qui rentre dans un carré. Si celle-ci est ronde, on fait un ovale. On s'adapte, on forme et on finit par y arriver. »

 

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 17 janvier 2011

2

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Micropolien

28/06/2011

à 17:45

Je trouve assez amusants ces commentaires de la part de quelqu'un dont la boîte est capable d'embaucher (en période de flux tendu) un candidat en moins de 10 minutes d'un unique entretien.

La réflexion sur les diplômes est véridique: un diplômé de grande école avec 10 ans d'expérience (dont 5 chez eux) qui gagne moins qu'un BAC+2 avec 4 ans d'expérience ailleurs occupant des fonctions inférieures et venant d'arriver, c'est chose courante pour eux ! A quoi bon dès lors étudier ?

De la même manière, embaucher des profils "étrangers" permet également de moins les rémunérer: exemple un profil datastage grande école avec 2 ans d'expérience en 2011 payé 3k€ de moins qu'un débutant bac+4 quelques années plus tôt car étant de nationalité étrangère. Idem pour les diplômés de l'université dans d'autres matières que l'informatique.

Enfin, ne pas compter travailler sur des missions qui plaisent mais celles qui arrangent le manager. C'est surtout le collaborateur qui doit faire de "l'ovale" !

A méditer: il ne faut pas tout prendre pour argent comptant dans ces beaux discours de patron de SSII (il faut le préciser !!!).

> Répondre

THIBEAUD

27/06/2011

à 20:27

Bonjour,
Je suis ravie de constater qu'il existe des entreprise de conseil en recrutement ou de recrutement qui considère que le diplome ne fait pas tout du parfait candidat.

Le plus navrant est de voir les méthodes de nos chasseurs de tête lambda : car c'est que les meilleurs qui partent au panier !!! Car il est aujourd'hui impératif d'avoir au minimum BAC +5 et avoir fait ses stages dans de grandes entreprises....

Lors de l'entretien, on peut identifier si le candidat va s'épanouir en dévoilant ses aspirations. L'épanouissement des individus demeurent la clef de la réussite et
de la prospérité de l'entreprise. En présentant la fiche de poste clairement définie, cela permet de déceler l'adhésion ou bien certaines rétissances !

Merci, et j'espère que vos méthodes seront à développer afin de faire évoluer les mentalité.

> Répondre

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte