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Le ménage cherche ses femmes cadres

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Sylvia Di Pasquale

11/03/2011

Convaincre les hommes d'occuper des emplois peu qualifiés. Et inciter les femmes à devenir managers. Le PDG d'un des leaders du service à la personne détaille ses objectifs de parité inversée.


Tout le monde en parle. Et, à tort ou à raison, le service à la personne est parfois considéré comme l'une des solutions miracle pour lutter contre le chômage. Mais pendant que le débat fait rage, Guillaume Richard continue tranquillement de faire progresser le groupe qu'il a cofondé et qu'il préside. Car O2, prestataire de services aux particuliers, qui vend ses services de ménage, de repassage, de jardinage ou de garde d'enfants se porte plutôt bien, en affichant 62 millions d'euros de chiffre d'affaires et 6500 salariés en CDI. Alors, quand on lui parle de croissance, il répond « embauches ». « 4200, rien que pour cette année. » Même si la plupart sont des temps partiels, « c'est tout de même l'équivalent d'environ 2000 temps plein. »

Difficile de recruter des femmes cadres

Pour autant, son souci n'est pas tant de se poser en sauveteur de l'emploi français que d'avoir suffisamment de candidats pour répondre à la demande. « On a plusieurs difficultés. D'une part, les bassins d'emploi ne correspondent pas à nos bassins de clients. Car les régions où se trouvent ces derniers, comme l'île-de-France, qui compte de nombreux cadres, n'est pas forcément la région où se trouve la demande pour nos candidats, forcément moins qualifiés. » Il est aussi confronté à un autre problème : celui de la parité hommes-femmes au niveau des cadres, qu'il aimerait tant pratiquer. « On a une majorité de femmes dans les métiers du ménage. Et nos clientes sont aussi des femmes. Du coup, je souhaiterais avoir plus de femmes cadres. Malheureusement, peu d'entre elles postulent pour être manager. »

Autocensure féminine

Et d'illustrer ce souci par cette offre d'emploi, publiée il y a quelques mois. « On recherchait un directeur (ou une directrice) commercial(e). Résultat : 10 % seulement des candidats étaient des candidates. » Du coup, il a décidé de modifier le titre du poste en « responsable » commercial(e). Sans modifier en rien le profil ni la rémunération. « On s'est retrouvé avec 40 % de candidatures féminines. C'est comme si les femmes n'osaient pas répondre à des offres pour manager. A tort évidemment ». Il rencontre aussi le problème inverse. « En ce qui concerne les hommes, on a du mal à les convaincre d'être candidats pour des postes d'intervenants ménage ou de garde d'enfants. »

Pour autant, et mis à part ces problèmes de parité inversée, Guillaume Richard, n'a aucun mal à trouver des candidats, attirés, selon lui, « par la possibilité de choisir ses horaires en temps partiel ». Par la possibilité, aussi, de faire carrière ? « Bien sûr, la majorité de nos assistantes d'agences, sont d'anciennes intervenantes. De même que certains responsables d'agence viennent du terrain. » Le service à la personne mène à tout. A condition de ne pas en sortir.

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