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L'entrepreneur partageur est l'avenir du capitalisme

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Sylvia Di Pasquale

24/01/2011

Geoffroy Roux de Bézieux est un patron hardi. Dans son nouvel essai, l'invité du Club emploi Cadremploi/Le Figaro Economie défend l'idée qu'un capitalisme plus équitable est le seul système à même de faire repartir la croissance, l'emploi et même la Tunisie.


C'est un plaidoyer pour le capitalisme. « Mais attention, c'est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais ». Pour le président de Virgin Mobile, « il faut un capitalisme de la croissance et de l'équité ». Et se débarrasser de celui « qui ne profite qu'à quelques uns ». Mais Geoffroy Roux de Bézieux, dans son nouvel ouvrage*, ne se contente pas de trier le bon grain de l'entreprise qui va de l'avant, innove et partage ses gains, de l'ivraie de la boite égoïste qui confisque les richesses « façon Ben Ali ». Pour lui, « le destin de l'homme est plus dans l'entrepreneuriat que le salariat », pas moins.

Pas assez de cadres entrepreneurs

La hausse de 7,2 % des créations d'entreprises enregistrée par l'Insee en 2010 le rassure. Même si la moitié ne sont que des micro-structures sans salariés. Et même si les deux tiers généraient un chiffre d'affaires quasi nul en 2009, selon les données de l'Acoss. « Pour qu'il y ait des Bill Gates et des Steve Jobs en France, il faut des dizaines de milliers d'entrepreneurs. Certains émergent. » D'autres pas. « Pas grave, moi je dis aux gens de foncer. Car même s'ils échouent, les entreprises sont plus susceptibles de les recruter que d'autres.

Sclérose française

L'aversion au risque, voilà pour le vice-président de l'Unédic, le mal français. Même à haut niveau. Seul un cadre sur cinq pense à la création d'entreprises, selon le dernier baromètre Cadremploi/Ifop. « Les diplômés et cadres supérieurs ont trop tendance à aller vers les grands groupes, déplore-t-il. Seul 1 % des diplômés crée son entreprise à la sortie d'une grande école de commerce française. Alors qu'ils sont légion à Stanford ou Harvard. » Le modèle américain, toujours, qu'il oppose à notre bon vieux CAC 40. « Aux Etats-Unis, la moitié des boîtes les plus importantes aujourd'hui n'existait pas il y a vingt ans. En France, on a encore les mêmes.»

Vertu du risque

Comment changer la donne ? « En disant la vérité. Que les emplois à vie, c'est fini. Qu'ils se créent, se détruisent, comme les entreprises se créent et se détruisent. L'important c'est cette capacité à rester dynamique. J'essaie de faire passer ce message. » Celui de la prise de risque pour tous ? « Il y a un danger, mais c'est aussi une opportunité. » Une opportunité que ce patron voit aujourd'hui se profiler pour les Tunisiens et les entreprises qui ont investi là-bas. Et il en appelle à l'économiste Milton Friedman. « Il disait que lorsque l'économie de marché s'installe dans un pays, même sous une dictature, ses habitants aspirent tôt ou tard à la liberté. C'est ce qui s'est passé en Tunisie. Evidemment, à court terme, ces changements posent un problème aux entreprises. Mais à long terme c'est un signe de croissance. »

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 24 janvier 2011

Livre Pour sortir de la crise, le capitalisme, Geoffroy Roux de Bézieux, Janvier 2011, Editions du Moment.

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