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M. Ghetti (France Industrie Emploi) : "Pour éviter la casse sociale, il faut anticiper"

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Sylvia Di Pasquale

18/03/2013

En 2013, l’industrie pourrait perdre trois fois plus d’emplois que l’an passé selon cet expert. Il dénonce la réduction des budgets affectés au reclassement des salariés licenciés. Le point avec Michel Ghetti, PDG de France Industrie Emploi.

C’est un pompier qui débarque avant même que le feu ne soit déclenché. Michel Ghetti préside depuis 1996 le groupe France Emploi Industrie et il exerce un métier sensible. Il conseille les entreprises qui veulent réaliser un PSE (Plan de sauvegarde de l’emploi). Et de corriger immédiatement, avant d’être catalogué. « Attention, nous ne faisons pas de reclassement. Nous travaillons en amont sur des mesures préventives pour aider les entreprises à se redéployer. Pour éviter la casse sociale, il faut anticiper. » Les reclasseurs, d’ailleurs, ils ne les portent pas dans son cœur. « Ces grands cabinets, souvent cotés en bourse, n’ont qu’un slogan à la bouche : individualiser les solutions. Or, dans les faits, c’est l’inverse qui se produit. Ils industrialisent. » Sauf que leur matière première est constituée de salariés. Et Michel Ghetti reprend volontiers l’idée que ces cabinets cotés « font de l’argent en bourse avec ces licenciements ».

"On impose aux entreprises une obligation de moyens, pas de résultats"

Ses flèches, il les darde aussi vers l’administration et Pôle emploi qui ne sont pas efficaces à ses yeux. « Ils ont une compétence administrative, mais pas la moindre connaissance de marketing territorial,» une compétence pourtant vitale pour éviter la casse. En travaillant sur les possibilités des bassins d’emploi et sur les reconversions possibles. « Et surtout, en anticipant. En prenant des mesures préventives, bien avant le dépôt de bilan. »

Une question de moyens ? A condition que ces derniers soient bien utilisés. « On s’aperçoit que les entreprises paient aussi cher aujourd’hui que dans les années 60. » Or le budget consacré au seul reclassement professionnel « a été divisé par trois dans le même temps. Le reste des sommes est perdu en frais administratifs. On impose aux entreprises une obligation de moyens, pas de résultats. Et c’est le grand paradoxe. » Qu’il tente d’inverser en amont en choisissant des prestataires reclasseurs parmi des petits cabinets « indépendants, comme nous, qui ne sommes liés à aucun syndicat, aucune administration et aucune cotation ». Une indépendance revendiquée devant des clients qui devraient se multiplier. Car les 29 000 emplois détruits dans l’industrie en 2012 selon l’Insee devraient, selon lui, être multipliés par trois cette année.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

 

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