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M. Rocher (ING Direct) : la banque qui veut changer ses banquiers

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Sylvia Di Pasquale

04/03/2013

Cette banque se veut différente des autres. Jusque dans sa façon d’être employeur. Il faut dire que pour attirer 80 candidats cette année et tenter de les détourner de ses concurrents, la DRH d’ING Direct, Muriel Rocher, n’a pas d’autre choix que de se démarquer des banques traditionnelles. Labellisé Top employeur 2013, le numéro un de la banque en ligne en France mise sur ses innovations managériales.

Quadras/quinquas et déçus de la banque traditionnelle sont les bienvenus !

Des candidats, Muriel Rocher, la DRH d’ING Direct, doit en recruter quatre-vingts cette année, comme tous les ans, dont 50% de cadres, pour rejoindre les 450 salariés de la filiale française du groupe néerlandais. A la fois pour des métiers bancaires – chargés de clientèle – mais aussi pour son service marketing ou informatique du risque notamment. Les 45-50 ans sont-ils les bienvenus ? « Plus que les bienvenus ! La diversité est une force. Nous avons amélioré notre égalité homme/femme, nous recrutons des candidats venus d’autres secteurs. Il nous reste à diversifier les âges. Pour l’instant les quadra/quinquas ne postulent pas assez chez nous. »

Participation à tous les étages

Alors, elle met en avant certaines originalités maison comme le zapping, la possibilité pour les salariés de sortir de leur routine, en travaillant sur d’autres sujets que ceux qui les occupent au quotidien. « Des chargés de clientèle ont travaillé sur le baromètre social par exemple avec des collaborateurs du service finance ou informatique. » Autre particularité maison : les managers, eux, pratiquent le « co-coaching ». « Lors de sessions qui réunissent différents niveaux hiérarchiques de cadres, des managers des centre d’appels jusqu’aux membres du comité de direction, ils échangent sur leurs pratiques et se renvoient des idées d’amélioration. » Les dirigeants se veulent « simples et accessibles et cela se voit lors de ces moments de partage. » Cette façon de jouer collectif et d’encourager la co-construction, la contribution aux projets, aux idées s’utilise également dans la recherche de nouvelles solutions pour le client. « C’est avec des collaborateurs engagés, compétents, bien formés et aimant travailler ensemble que nous améliorons le service à nos clients. C’est ce qui nous permet d’être différents, nous en sommes convaincus. »

Une des 44 entreprises labellisées « Top employeur »

Evidemment, ces particularités ne permettent pas d’attirer des candidats si ces derniers ignorent tout ce qui se passe derrière les murs de la banque sans guichets. Pour le faire savoir, les labels, les palmarès et les trophées se sont multipliés ces dernières années. Muriel Rocher a choisi le label « Top employeur ». Le numéro un de la banque en ligne en France a versé 10 000 euros pour se soumettre à l’audit mené par CRF Institute, un organisme de certification néerlandais né en 1991. Son label certifie les entreprises les plus performantes dans la gestion de leurs ressources humaines par rapport à des standards établis au niveau européen et local.

Cette année encore, ING Direct fait partie des 44 entreprises labellisées. Sa DRH s’en sert de catalyseur pour innover : « L’an passé déjà, ce label nous avait permis d’évoluer. En nous incitant à mettre en place des « points de carrière » pour mieux faire évoluer nos salariés, un sujet où nous n’étions pas assez avancés. » Et dans une banque où la moyenne d’âge est de 33 ans – un record pour le secteur – l’évolution est un thème essentiel. Cette année encore, Muriel Rocher compte bien se servir des résultats de l’audit pour travailler « davantage les compétences managériales et le management de proximité. »

Tous ces efforts devraient logiquement séduire les cadres du secteur. Encore faut-il qu’ils aient envie de changer d’entreprise. Et d’aller vers une banque différente.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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