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Marie Ekeland (France Digitale) : "Jusqu’à 30 000 embauches dans les start-up en 2014"

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Sylvia Di Pasquale

20/01/2014

Les start-up du numérique peinent à attirer les talents qui leur manquent. L’association France Digitale agit notamment pour rendre ces employeurs et leurs myriades de recrutements plus visibles. Le point avec Marie Ekeland, co-présidente de France Digitale.

On se dit que c’est facile. Que recruter des geeks surdoués, des designers ou des pros du marketing est à la portée de la première start-up venue. Puisqu’elles sont toutes cool, dynamiques, altruistes « et que l’écart des salaires maximum dans nos entreprises est de 2,5 seulement. » Ces entreprises, dont parle Marie Ekeland, ce sont les 150 start-up et autres acteurs de l’écosystème numérique regroupés au sein de l’association France Digitale dont elle est la co-présidente avec Olivier Mathiot, directeur marketing de Price Minister-Rakuten. Outre de jeunes pousses plutôt inconnues pour le moment, on y retrouve quelques réussites comme Criteo ou Dailymotion mais aussi des fonds d’investissement comme Elaïa dans lequel Marie Ekeland est associée.

Des gisements d’emplois à découvrir

À la fois think-tank et lobby d’entrepreneurs, France Digitale est née en 2012 pour promouvoir l'économie numérique auprès des pouvoirs publics et créer les « champions du numérique de demain ». Aujourd’hui, elle se mobilise aussi aux côtés des jeunes pousses afin de leur faciliter l’embauche. Notamment via le forum de recrutement « Rejoignez une start-up » dont la 2e édition fleurira au printemps prochain, ou encore des workshops comme celui qui vient de se tenir chez Google sur le thème – un brin provocateur – « Le numérique au secours de l’emploi : la France est-elle prête » (l’intégralité des débats sont accessible en ligne). Car les besoins des start-up sont criants mais méconnus. « En France, on peut estimer qu’elles feront entre 20 000 et 30 000 embauches cette année. » Curieusement, la tâche n’est pas si aisée. « Leurs créateurs ont du mal à trouver les bons talents. Il n’y a pas assez de gens formés au numérique en France. » En plus ces petites entreprises sont en concurrence avec les grands groupes qui, eux aussi, recherchent des cadres afin d’accompagner leur digitalisation.

Le risque est une culture

Alors que faire ? « Les start-up ont un problème de marque. On ne les connaît pas, on ne sait pas qu’elles sont dynamiques, on ne sait pas que 83% d’entre elles distribuent des actions. Que 30% de leurs salariés en disposent ». Mais la bonne ambiance et les stock-options ne suffisent pas. La sécurité de l’emploi est impossible à garantir lorsque l’on est tout frais éclos. Sauf que dans ce monde, le risque est une culture. « Surtout, il est standardisé et peu pénalisé. » Quitter une PME digitale parce qu’on s’est trompé ne choque personne. « Comme c’est un écosystème très collaboratif, tout le monde se connaît et on rebondit sans problème. » L’acceptation de l’échec, le rebond d’une entreprise à l’autre. Autant de notions pas forcément très développées chez les cadres habitués à des grandes entreprises centenaires. « La culture du risque doit être enseignée très jeune. » Mais rien n’empêche des cadres expérimentés de retrouver leur jeunesse.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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Beaumien

21/01/2014

à 20:43

Pas assez, comme c'est bizarre on nous ressort toujours cette même rengaine. En même temps il faut quand même savoir que l'emploi dans l'informatique est monopolisé par des SSII...
Alors la stabilité si on l'a pas eu... pas de boulot...
l'expérience n'est pas si simple. Le manque de formation j'y crois pas trop, bon c'est sur la plus part ne savent pas exactement ce dont ils ont besoin, et quelles sont les marges que l'on peut appliquer, alors les gens recherchent une aiguille pour rentrer dans le trou alors qu'un bon pieu pourrait faire l'affaire.
Je n'en suis pas à dire qu'un simple autodidacte y arrivera, mais même le bac +5 sans expérience a du mal à trouver sa place...
Il y a tout un tas de talent informatique en France, il faut en être conscient. Mais tant que la formation sera la dernière chose qui arrivera, car il est toujours plus facile de maintenir un informaticien dans une seule compétence, à l'arrivée des nouvelles il sera toujours à mettre au rebus...

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Bardiel

21/01/2014

à 12:56

" Leurs créateurs ont du mal à trouver les bons talents. Il n’y a pas assez de gens formés au numérique en France."
Faux et archi-faux, mais encore faut-il ne pas exiger du Bac+5 sans expérience pour un travail qu'un bon autodidacte avec de l'expérience sait faire, le tout payé au SMIC + intéressement suivant les résultats.

Bien entendu aussi, les pools de start-up regroupé au sein de la région parisienne peineront aussi toujours plus à recruter, surtout si les candidats ont le choix de pouvoir travailler en dehors de Paris.

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