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Michel Erard : "Nous voulons insuffler un esprit start-up"

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Sylvia Di Pasquale

29/10/2012

La branche snacking de Kraft Foods adopte un nouveau nom, annonce 200 recrutements de cadres et veut s’inspirer des start-up pour son propre fonctionnement. Le point avec Michel Erard, DRH France de Mondelez International, ex-Kraft Foods.

Ne l’appelez plus Kraft mais Mondelez. Un nouveau nom pour le numéro 2 mondial (hors boisson) de l’agroalimentaire qui ne rappelle pas plus les sucreries qu’il fabrique (Milka, Lu, Cadbury, Hollywood,…) que le précédent. « Bien sûr que si, corrige Michel Erard, le DRH France de Mondelez International. Dans le nouveau nom, on entend « monde » et « délices » ». Une association de mots qui ne saute pas aux yeux mais que le directeur des ressources humaines apprécie pour une autre raison : « Ce nouveau nom a été proposé par des salariés. 1000 d’entre eux ont participé à travers le monde. Un Français et un Brésilien ont pensé au même mot. » Va donc pour Mondelez.

200 recrutements de cadres en 2012

Un nouveau nom et de nouvelles pratiques pour le géant américain du snacking qui, elles aussi, impliquent le DRH. Car sous l’impulsion de sa grande patronne, Irene Rosenfeld, le Goliath de 100 000 personnes à travers la planète et au chiffre d’affaires de 36 milliards d’euros doit se transformer en David, pour devenir la plus grande start-up du monde. « C’est une vision, un état d’esprit, que nous devons avoir en tête. Nous voulons être dynamiques et réactifs, comme une start-up. » Pour y parvenir, Michel Erard implique ses troupes. Mondelez vient de réunir les 300 managers français afin que leurs idées deviennent celles qui vont pousser le vieux chêne à redevenir une jeune pousse. « Mais nous n’en sommes qu’au début. » Une méthode participative déjà en place chez l’ex-Kraft pour l’évolution professionnelle de ses salariés français. Car c’est au sein d’un « comité carrière » composé de 150 managers maison, que se décident collégialement les promotions.

Mais ces ambitions de transformation suffiront-elles à convaincre les jeunes diplômés à la recherche d’organisations plus souples ? « Nous gagnons des places dans les classements d’employeurs préférés des jeunes diplômés français. Nous devons en recruter 150, sur les 200 embauches de cadres prévues en 2013. Et nous ne pensons pas rencontrer de difficultés. » Des jeunes qui seront formés dans une des écoles maison dédiées à la vente et au management. « Une spécialité hexagonale, que les autres pays ont adoptée depuis.» La pratique des ressources humaines à la française ferait-elle école ?

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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