Nadège Plou : Tati recrute pour manager ses nouveaux magasins

Publié le 03 février 2014 Sylvia Di Pasquale

Tati recrute une vingtaine de nouveaux managers pour accompagner 10 à 20 ouvertures de magasins cette année. Nadège Plou, sa DRH, détaille les parcours de formation qui accompagne la renaissance de l’enseigne.

Tout le monde connaît Tati. Et tout le monde l’avait oublié. Doucement, l’enseigne qui a pourtant inventé le discount en 1948, s’est laissée distancée, en accumulant des pertes pendant 18 ans. Mais l’obsolescence programmée s’est arrêtée quand le groupe Eram l’a rachetée. Le rose flashy du logo vichy a pris des teintes « framboise écrasée » et la marque renait de ses cendres. « Une centaine de stylistes ont été recrutés » et deux cents nouveaux produits designés maison (et non plus destockés) débarquent dans les 130 magasins chaque semaine.

Du bac à fouille au merchandising

A l’équilibre depuis 2011, le phénix de la fringue pas chère et d’objets pour la maison ne renoue pas seulement avec les bénéfices, mais aussi avec les ouvertures de magasins (entre 10 et 20 cette année) et les recrutements. Nadège Plou, sa DRH depuis 2012, s’est attelée à la tâche et elle recherche une vingtaine de nouveaux responsables qui, chacun, devront manager entre 10 et 50 collaborateurs à embaucher ou déjà en place. C’est que, quand on est chez Tati, on y reste. « Au magasin de Nancy, la collaboratrice qui a le moins d’ancienneté a 27 ans de maison, » souligne, pas peu fière, la directrice des ressources humaines. Evidemment, pendant tout ce temps, chacun a pris ses petites habitudes. Mais la révolution s’est opérée au palais du discount. Les légendaires bacs à fouille chez Tati, c’est fini. « Aujourd’hui, les vendeuses, formées au merchandising, mettent en scène leur rayon. »

La formation booster de transformation

Le numérique aussi est de la partie. « Une vingtaine de personnes travaillent sur le site Internet qui rapporte 10% du chiffre d’affaires. Pour l’instant ». Une révolution dans la vénérable maison. Mais pour Nadège Plou, révolution rime avec formation. Et si elle a pu se faire en douceur, c’est grâce à Campus Agora, l’école Tati où les 10 formateurs – « des anciens du terrain » – dispensent chaque année 30 000 heures de formation à près de 3000 stagiaires. Un campus où les nouveaux venus devront eux aussi se former et y consacrer 160 heures en faisant les premiers pas dans la grande famille. De nouveaux managers que la DRH attend pour leur présenter le nouveau Tati. Car même après 68 ans d’existence, on peut encore se réinventer.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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