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« Nos industries sont les joyaux de la couronne »

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Sylvia Di Pasquale

18/04/2011

Le président du Groupe des Fédérations Industrielles (GFI) s'attache à réhabiliter l'image de l'industrie hexagonale. Et à convaincre les cadres d'aller vers les 30 000 à 38 000 postes à pourvoir cette année.

 

L'entreprise est la même et l'action syndicale similaire. Mais entre Yvon Gattaz, le père et Pierre son fils, il y a plus qu'une génération : une crise financière. Dont l'actuel président de Radiall, l'entreprise fondée par son père qui emploie 2500 personnes à travers le monde, s'efforce de sortir. Pierre Gattaz est également le président du GFI, le Groupe des fédérations industrielles qui représente 85% de l'industrie française et pèse 3,2 millions d'emplois. Un secteur qui devrait embaucher 30 000 à 38 000 cadres cette année et pendant cinq ans, « avant tout pour remplacer les départs en retraite », précise le patron des patrons de l'industrie.

Tournée vers le futur

Car « l'industrie est sortie de dix années calamiteuses où elle perdait 70 000 emplois par an. » Et même si Pierre Gattaz estime la reprise fragile, il affiche sa confiance. «L'industrie, c'est le socle économique sur lequel se greffe tous les autres secteurs, notamment les services. » Aucune chance, donc, qu'elle disparaisse. « Puisque nous créons le futur, les équipements du futur. Nos industries hexagonales sont les joyaux de la couronne. » Encore faut-il convertir à ce royalisme industriel les cadres et ingénieurs qui rechignent à se porter candidats. « Normal, on ne leur parle que des usines qui ferment. » Alors, le GFI a co-organisé la Semaine de l'industrie qui s'est achevée le 10 avril dernier. Au programme : des visites d'usines pas fermées du tout. « Et des visiteurs ravis à la sortie. » Un public conquis, des entrepreneurs ravis et un co-organisateur qui poursuit son combat, en enfourchant son destrier favori : le bon vieux modèle allemand. Un modèle qui n'oublierait pas la mère patrie.

S'inspirer des Allemands

« Il faut faire comme eux, exporter ensemble, chasser en meutes. Les grandes entreprises doivent emmener les petites et ne doivent pas avoir peur du patriotisme économique. Car quand les Allemands sont à Palo Alto, ils n'oublient pas la Bavière. » Une attitude offensive. Plus offensive en tout cas, selon Pierre Gattaz, que les efforts et propositions publiques pour relancer l'industrie, qu'elles viennent du Sénat ou d'ailleurs. « La crise a permis une prise de conscience. Les pouvoirs publics se rendent compte de l'importance de l'industrie. » Pour autant, il n'attend pas de directives politiques précises pour améliorer la situation et l'image des entreprises réunies dans son giron. « Il faut arrêter avec les contraintes et les quotas. » Et laisser les industriels chasser en meute ?

5

commentaires

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Pierre-fran

02/10/2011

à 18:19

Je suis également diplômé depuis 2010, et je ne vois pas de quelle industrie ce bureaucrate parle. Mis à part, les très grands groupes, il n'y a rien derrière, rien qui ne soit fait pour stimuler et favoriser l'apparition de PME. Je n'aurais pas du faire non plus 8 ans d'études pour m'apercevoir que les postes sont trustés par une minorité d'écoles. Je pars à l'étranger monter une boîte: trop de charges pèsent sur les PME dans un pays sclérosé qui, clairement, est sur le déclin.

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Tristan

01/06/2011

à 13:26

Je suis ingénieur diplômé en 2009. Après quelques essais en France, Je pars en Nouvelle Zélande, déçu par l'industrie en France. Si j'avais su, je n'aurais pas fait d'études ; en comptant les heures sup je gagnais 6,75€/h. Qui dit moins?

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lelarge

24/05/2011

à 00:24

Je travaille depuis 10 ans comme chef de projet et lors de ma dernière mission j'ai remplacé un ancien pour son départ à la retraite...mais étant sous traitant, je suis parti aussi, avec toutes mes connaissances. On remarque aussi que c'est valable pour de nombreuses sociétés qui expatrie les bureaux d'études. Après on nous parle des joyaux ??? Mais ils sont partis eux aussi. La réalité et les discours sont bien différents. Je ne crois plus en l'industrie française.

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madou dembele

21/04/2011

à 22:29

je suis perdu merci

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LASSON

18/04/2011

à 20:17

bonjour,je suis actuellement cadre commercial dans un négoce de matériaux.
j'ai été surpris d'entendre Mr Gattaz dire tout le mal que l'industrie française a à recruter des cadres et ingénieurs pour remplacer les départs à la retraite ou combler de nouveaux postes.
j'habite à proximité de grosses industries (INA,ALSTOM,DE DIETRICH,USOCOM) et je suis obligé de faire 2 heures de route par jour pour me rendre à mon travail parce que ces industriels ne s'intéressent qu'à des profils types,des personnes formées suivants un certains cursus.
je pense qu'il faudrait peut être dépoussiérer les méthodes de recrutement dans ce milieu, s'ouvrir l'esprit.
cordialement

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