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« Nous recrutons en trois mois »

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Sylvia Di Pasquale

24/10/2011

D'accord, l'Onera met beaucoup de temps pour recruter. Mais c'est que l'équivalent de la Nasa en France trie ces ingénieurs sur le volet. Une centaine sera recrutée cette année. Ecoutez Véronique Padoan, directrice des ressources humaines de l'Onera, vous parler des passionnés de recherche aéronautique. Ça change...



La science est un monde d'hommes. Et lorsqu'elle s'applique à l'aérospatial civil ou militaire, elle est encore plus masculine. Ce qui ne trouble pas outre mesure Véronique Padoan, DRH de l'Onera, le centre français de recherche dans ce domaine, et seule femme dans le comité de direction de cet établissement public de 2000 salariés. Pas plus que ne la trouble la faible notoriété de cet équivalent de la Nasa américaine aux yeux du grand public. Pourtant, d'Ariane 5 à Airbus en passant par Eurocopter ou Falcon, la plupart des engins volants nés en France ont quelque chose en eux de l'Onera. « Nous intervenons après la recherche fondamentale et avant le développement industriel ».

Une recherche appliquée qui n'empêche pas les chercheurs de rêver. Et de s'inspirer des feuilles de tilleul ou du vol des libellules pour créer de nouvelles pales d'hélicoptères. Avant de retomber sur terre. « Chaque chercheur réalise 5 fois plus d'activité sur contrat que la moyenne nationale. Ils gèrent des enjeux de qualité, de coûts et de délais. Ils sont dans le concret. » Et ils sont aussi managers. Car deux ou trois ans après leur recrutement, les jeunes diplômés doivent être à même de porter un projet. Des jeunes que Véronique Padoan approche directement dans les écoles et les universités.

Portraits d'ingénieurs

Pour contrer l'image discrète de l'Onera - phagocytée par celle de ses prestigieux clients - elle diffuse via le site « leshommesdufutur.com » des portraits d'ingénieurs, qui parlent d'eux et de leur travail, d'une manière décalée pour un finir avec l'image du savant Cosinus enfermé dans son labo. « Des scientifiques qui font un travail sérieux sans se prendre au sérieux. » Des gens qu'il a d'abord fallu convaincre et attirer sur l'un des 8 sites.

Bon an mal an, Véronique Padoan parvient à recruter la centaine d'ingénieurs qu'elle recherche dont 80 % de jeunes diplômés. Et son souci, pour l'an prochain, n'est plus de devoir expliquer ce qu'est l'Onera. Mais plutôt de différer certains recrutements liés au ralentissement des commandes d'Etat. Reste les remplacements des départs en retraite, « puisque nous ne sommes pas soumis à la règle d'un départ sur deux non remplacés ».

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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