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P.E. Dupil (Michael Page) et L. Manchec : "Managers de transition, les urgentistes de l'entreprise"

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Sylvia Di Pasquale

14/04/2014

Les managers de transition prennent en main les rênes d’un service ou d’une entreprise en cas de crise. Un métier complexe qui peine à trouver ses candidats.

Comment traduire en français courant l’expression « management de transition » ? Un intérim de haut vol réservé aux cadres ? Une mission d’urgentiste menée dans une entreprise en perdition ou en plein bouleversement ? Un peu tout cela à la fois et plus encore. Car la pratique change, la demande explose (+ 450% depuis 1997), elle cible davantage de fonctions (finances, RH, production, achats, juridique) et les cadres concernés ne sont plus seulement des séniors laissés pour compte du CDI. Malgré tout, les candidats tentés par l’aventure restent minoritaires. Chez Michael Page, le cabinet de recrutement qui dispose d’un département spécialisé en « interim management », ils sont près d’une centaine à passer ainsi d’une entreprise à l’autre. « Et pas seulement pour gérer des crises, mais aussi pour accompagner des changements d’organisation », détaille Pierre-Emmanuel Dupil, le directeur général de cette division.

Dans tous les cas, le manager intervient dans l’urgence. « On a 15 jours pour faire l’audit complet d’une situation », témoigne Loïc Manchec. Ce directeur administratif a travaillé plusieurs années comme manager de transition. Et même s’il est aujourd’hui en CDI, il ne garde pas pour autant un mauvais souvenir de ce drôle de bain. Un bain où il n’est pourtant pas facile de surnager. « Il faut des qualités managériales, mais aussi une vraie adaptabilité. Et une bonne résistance au stress dans des contextes hostiles », égrène Loïc Manchec. Un profil de super-héros pas vraiment facile à dénicher, ou à convaincre, en ces temps où le chômage des cadres est deux fois inférieur à celui des autres populations actives. Ce que le DG de Michael Page ne nie pas. « Nous continuons à évangéliser. » Pas sûr que les 20 % de rémunération supplémentaire, en moyenne, y suffisent toujours. « D’autant que ces missions induisent souvent un éloignement du domicile, a constaté Loïc Manchec. Et puis, il faut gérer les intermissions non rémunérées. » Malgré tout, il n’exclut pas de replonger. « C’est devenu un choix de vie pour 20 % de nos managers de transition », constate Pierre-Emmanuel Dupil. 

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commentaires

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arobase38

22/04/2014

à 02:53

Le stress du départ "non annoncé" est le côté désagréable. Quand les salariés n'acceptent pas votre départ et vous culpabilisent de "les laisser" . On ne peut pas parler de la durée non illimitée de la mission au risque de la compromettre et l'on a un peu l'impression de "tromper" les salariés. Cela n'a rien à voir avec le rôle de consultant où tout est clair. Cet aspect est moralement délicat à gérer.

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arobase38

21/04/2014

à 01:45

Pour l'avoir pratiqué dans les RH (pas dans le cadre de licenciements mais dans celui de mise en place d'une politique et d'outils) je ne peux qu'encourager les cadres à expérimenter ce type d'action. Pas le temps de tomber dans la routine : de l'action de l'action de l'action. Cela suppose par contre une grande capacité de travail et une ouverture permettant de situer très vite les + et les - de l'organisation et des individus. Passionnant.

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Smonaco

19/04/2014

à 20:20

Un manager de transition est avant tout un expert en réorganisation tant RH que processi métier et spécialiste de l'optimisation de P&L i.e. De compte d'exploitation.
Il doit concentrer en quelques mois les actions , décisions et résultats qu'un CDI se donnerait 3 ans pour ce faire...
Super héros? Non, plutôt stressomane et entrepreneur dans l'âme

On ne transforme pas une entreprise sans un minimum de leadership et une propension à motiver, impliquer et rassurer les équipes de l'entreprise... Notamment en passant sous silence la durée courte et limitée dans le temps de notre action (6 à 18 mois)

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Canard-déchaîné

17/04/2014

à 16:01

Il y a encore 5 ans, ces «managers de transition » s’appelaient des cost-killers.

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flopi

15/04/2014

à 09:36

Et dans la création ????

Un bureau de recrutement m'a dit être typiquement un Manager de transition: je ne savais pas l'être ni ce que c'était il y a un an .... J'ai vite appris mais difficile de suivre les missions dans ce domaine...

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