Pascal Arens (St Hubert) : "Nous offrons des deuxièmes parties de carrière"

Publié le 20 octobre 2014 Sylvia Di Pasquale

C’est une PME française de 215 salariés et pourtant elle débauche les meilleurs cadres des multinationales de l’agroalimentaire. Qu’est-ce qui rend la petite entreprise St Hubert aussi sexy pour des cols blancs ? Son succès, son ambiance ou des salaires mirobolants ? Explications avec son DRH.
  1. 4 niveaux hiérarchiques
  2. Des rémunérations attractives 
  3. 10 recrutements en 2014

L’une des missions de Pascal Arens ? Débaucher des cadres de grands groupes de l’agro-alimentaire (Danone, Unilever, Nestlé,…) pour St Hubert, la PME de 215 salariés dont il est le DRH. Et comme si la mission n’était pas suffisamment impossible, sa boîte est la propriété d’un fonds de pension, son siège est à Rungis (Val-de-Marne) et elle fabrique de la margarine vendue presque exclusivement en France. Des arguments... pas vraiment glamour. Et pourtant qui ont séduit les deux-tiers des cadres de l’entreprise recrutés au fil des ans, venus faire « une deuxième partie de carrière ».

4 niveaux hiérarchiques

Des cols blancs qui ont quitté un mastodonte pour une entreprise à taille humaine et davantage de responsabilités. « Chez nous, il y a seulement  quatre niveaux hiérarchiques. Nous sommes une multinationale en miniature, avec les mêmes outils, les mêmes méthodes, les mêmes process que les grands », précise son DRH. Mais des circuits de décision courts et une proximité des managers qui font mouche chez les habitués des structures poids lourds.

Des rémunérations attractives 

Depuis quelques années, St Hubert profite aussi des déménagements… de ses concurrents. « Dans ces groupes, il faut en passer par l’international. De plus en plus de départements R&D ou marketing sont dispatchés à travers l’Europe. Or, certains cadres se sentent bien en région parisienne et ne veulent pas partir. » St Hubert songe bien à l’international, mais pour l’instant, seule l’Italie accueille ses produits. Lesquels sont leaders dans leur domaine en France. « On vend plus que La vache qui rit ». Une situation confortable qui lui permet de proposer des salaires aussi compétitifs que ceux des grands, « avec une participation et un intéressement correspondant à 20 % du salaire ».

10 recrutements en 2014

Évidemment, St Hubert est détenu par un fonds de pension. « Justement, ces représentants ne sont pas spécialistes de l’agroalimentaire et nous laissent parfaitement autonomes. » À condition que la croissance soit au rendez-vous. Elle l’a toujours été dans cette PME. Comme les candidats cadres déçus des grands groupes. La dizaine de cols blancs qui doivent être recrutés cette année ne devraient pas être difficiles à convaincre, une fois de plus.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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