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Pierre Martin (Fédération de la coiffure) : "On peut manager un salon de coiffure sans être coiffeur"

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Sylvia Di Pasquale

23/09/2013

La coiffure fait son show les 28-29 et 30 septembre prochain à Paris. L’occasion de rappeler les besoins et difficultés en matière de recrutement de cette profession. Les profils de manager y ont aussi leur place. Le point avec Pierre Martin, président de la Fédération nationale de la coiffure.

C’est le festival de Cannes du brushing, l’Olympiade de la bouclette. À partir du 28 septembre prochain se tient, à la Grande Halle de la Villette à Paris, le Mondial coiffure beauté, salon international du genre. Au même moment, tout à côté, au Zénith, les micros habituels seront remplacés par des ciseaux. Là, en public et en direct, les plus grandes stars de l’art capillaire exécuteront leurs dernières créations. Un show, des strass et des paillettes qui devraient attirer 30 000 coiffeurs et simples curieux, avides de nouvelles tendances, mais aussi les futurs professionnels du secteur.

Car le Mondial est également un salon du recrutement géant avec job dating et conseils sur place. « La campagne de recrutement des apprentis est en cours, » explique Pierre Martin, le président de la Fédération française de la coiffure, qui espère attirer près de 20 000 jeunes dans les salons de ses adhérents d’ici la fin de l’année. Des salons qui se portent plutôt bien selon lui. « Les 16 000 fermetures d’entreprises entre 2008 et 2012 sont surtout liées à des transferts d’activités vers l’autoentrepreneuriat. » Et même si les affaires sont calmes ces temps-ci, la coiffure emploie toujours 160 000 actifs, dont 110 000 salariés.

À la tête de certains salons, on trouve même des managers qui ne sont pas eux-mêmes coiffeurs. « Pourvu qu’il y ait des professionnels de la coiffure dans l’entreprise, il est tout à fait possible de diriger un salon avec uniquement des compétences de gestionnaire et de manager. » Le vrai problème de ce secteur reste le renouvellement des effectifs. « Car passé 40 ans, il est difficile d’exercer comme simple coiffeur. » Le métier est pénible, les gestes répétés peuvent créer des troubles musculo-squelettiques sur laquelle la Fédération s’est enfin penchée. Mais que deviennent les coiffeurs quadra ? « Ils changent d’orientation ou créent leur emploi. »

Ouvrir un salon ou racheter une affaire semble être la seule façon de doper sa carrière dans un secteur où les salaires sont chiches : environ 1400 euros bruts à l’embauche et 2000 au bout de dix ans d’activité. Pierre Martin le reconnaît, « il est difficile de recruter des coiffeurs expérimentés. » Peut-être parce qu’ils n’aspirent qu’à créer leur affaire, appuyer sur le bouton de l’ascenseur social, faire fortune comme Franck Provost, ex petit apprenti de la Sarthe. Et, un jour peut-être, se produire sur la scène du Zénith au Mondial de la coiffure.

Par Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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commentaires

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didier

28/09/2013

à 21:54

Et peut on diriger un salon de coiffure sans être coiffeur?

Salutations

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