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Réformer l'audit profiterait à l'emploi

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Sylvia Di Pasquale

07/02/2011

Avec 13 000 salariés à travers le monde, le cabinet Mazars est un challenger dans le secteur de l'audit. Mais la crise et les régulations qui devraient en découler pourraient bien faire son affaire. Et profiter à l'emploi.


Trois ans après la crise de 2008 qu'ils n'ont pas vue arriver, les cabinets d'audit et de conseil pourraient se voir imposer de nouvelles règles du jeu. Prônées dans un récent livre vert publié par la Commission européenne, certaines de ces mesures visent à limiter l'hyper concentration du marché de l'audit autour des quatre cabinets mastodontes qui trustent 70 % du marché européen. En généralisant les audits menés conjointement dans une même entreprise par un « gros » et un « moyen » cabinets par exemple.

Déconcentration du marché de l'audit

Ou en obligeant les grandes entreprises à recourir à un consortium de cabinets qui compte au moins une société d'audit « moyenne ». Un programme qui ferait l'affaire de Mazars. Le cinquième cabinet français voit en effet dans ce projet l'occasion de prendre des parts de marché aux « Big Four ». Alors Philippe Castagnac, PDG du cabinet en France, est plus europhile que jamais et énumère les avantages de ce chamboulement. « C'est bon pour l'intérêt général. Cela pourrait même, et nous le souhaitons, nous amener à disposer de champs d'interventions plus larges en touchant davantage au social ou à l'environnement. Et donc de créer probablement quelques emplois. »

De nouveaux types d'emplois dans l'audit

Même si Mazars, comme ses concurrents, est déjà l'un des gros fournisseurs de premiers postes pour les jeunes diplômés. « Nous recrutons environ 400 personnes chaque année, dont 75 % de jeunes diplômés. » Pour autant, ces nouveaux cadres, frais émoulus des écoles de commerce et d'ingénieurs, viennent-ils à l'audit par vocation, par opportunisme, par crainte du chômage ? Philippe Castagnac n'est pas dupe des motivations de ses jeunes recrues. Qui n'ont pas changé, malgré la crise : « Ils viennent chez nous pour se former pendant cinq ou six ans et partent s'exprimer ailleurs. C'est légitime. »

Fidéliser... les femmes aussi

Cette fonction de super troisième cycle, d'étape avant le poste définitif, il ne la réfute pas. Mais en même temps, il aimerait tant fidéliser ces jeunes. Y compris les jeunes femmes qui quittent l'audit pour d'autres raisons. « A l'embauche, à la sortie de l'école, elles sont majoritaires chez nous. Mais cinq ans plus tard, elles ne sont plus que 30 %. » Fuiraient-elles les horaires à rallonge, le peu de conciliation possible entre la vie de consultant et la vie tout court ? « On pousse nos salariés à prendre leurs jours de congés complémentaires. Ce sont des respirations indispensables. De même que nous évitons les réunions le mercredi, jour des enfants. » Mais c'est souvent le client qui décide du planning. « C'est un problème global. Ce n'est pas celui d'une société, mais de la société. » Mais autant commencer par la sienne.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr et Figaro Economie - 7 février 2011

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commentaires

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DETIS

18/01/2011

à 16:31

[Réaction à l'interview de Christian Poyau] Vous faites appel à plusieurs sondages, mais la réalité s'en différencie à tout coup.
Les "entreprises" ne sont pas rebutées par les "jeunes" ou par les "universitaires".
En fait, les recruteurs sont rebutées par tous, les jeunes, mais aussi les vieux, mais aussi, les femmes, mais aussi les handicapés.
Pourquoi? Parce qu'ils sont autant de source possible de reproche après embauche.Leur peur s'énonce : "pourquoi avez-vous pris celui-là?".
Leur solution? prendre des garanties: Le clone, le super diplômé, celui qui travaille chez le concurrent direct. Les Français ne sont pas pessimistes, mais figés dans l'angoisse. Et il y a de quoi. Ils sont tellement individualistes, comment pourraient-ils éprouver de la confiance, quand ils sont incapables de l'accorder?

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ADAM

27/12/2010

à 18:14

Commentaire pour la vidéo de Christophe Catoir : Il est vrai que cette cooptation est réelle et dépend surtout des enjeux liés aux différents postes. Il y a cependant des postes ouvert où il faudra mettre toutes les chances de son côté!

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