S. Arnoldi et Y. Marguier (IMCD) : "Explique ton business avec humour"

Publié le 09 mars 2015 Sylvia Di Pasquale

La filiale française d’un groupe de distribution de produits chimiques cultive bonne humeur et management ludique pour doper sa croissance.

[Vidéo publiée initialement le 16 février 2015]

Grossiste en produits chimiques de spécialité n’est pas vraiment un métier glamour. Pourtant, chez IMCD France, la maison qui l’exerce depuis 80 ans, on réussit à y glisser de l’humour, de la salsa et du triathlon. De multiples activités pour des salariés impliqués et qui n’ont aucune envie de changer de crèmerie. Avec 2 ou 3 % seulement de turnover, la PME de 135 salariés (filiale d’un groupe mondial de 1 500 salariés), dirigée par Yvan Marguier, réalisait environ 200 millions de chiffre d’affaires et affichait une progression de 8 % l’an passé.

Sérieux et fun

« Nous sommes là pour développer l’entreprise. Et pour y arriver, il faut que les salariés s’y sentent bien, » dit-il, fort justement. Alors, avec Sandra Arnoldi, la DRH, ils organisent des animations dans leur esprit « à la fois sérieux et fun ». Comme ce curieux concept : "Explique ton business avec humour". « Pour accueillir les nouveaux commerciaux, il faut leur expliquer le métier. Je me suis aperçu que c’était assez fastidieux, » se souvient le PDG. Alors il a demandé aux anciens de le faire, en y ajoutant une touche comique. « Et ça marche. On a même découvert de véritables talents. » Le message passe mieux et le courant aussi.

Des salariés engagés

Une journée portes-ouvertes pour les familles a été organisée un samedi. Résultat : « 60 % d’entre eux sont venus avec leurs proches. Une belle preuve d’engagement, » se réjouit Sandra Arnoldi. Et même en rajoutant des obstacles presque insurmontables, les collaborateurs se déplacent en nombre. C’était le cas à l’occasion d’un triathlon, l’un des sports les plus rudes qui soit, organisé à La Baule. « 42 personnes se sont inscrites et quinze accompagnants les ont suivis ».

6 recrutements en 2015

Évidemment, l’accès aux cours de salsa et aux soirées dansantes est plus tentant et les moins athlètes en sont adeptes. Toutes ces activités permettent évidemment à une entreprise de motiver et de fidéliser les salariés. Mais aussi d’en recruter de nouveaux. Et lorsque la DRH doit réaliser « environ une demi-douzaine d’embauches cette année », elle n’est pas vraiment inquiète. Car en plus de la bonne ambiance à bord, la rémunération proposée ne semble pas négligée. Mais le PDG ne parle pas d’argent « Nous essuyons peu de refus lié au salaire quand nous recrutons, » se contente-t-il de lâcher, laconique.    

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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