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Sa petite entreprise a connu la crise

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Sylvia Di Pasquale

25/03/2011

Son cabinet de recrutement a failli disparaître pendant la crise. De ces épreuves, Nicolas Doucerain en a fait un livre dans lequel il ne cache rien à ses clients ni à ses salariés. Ni aux candidats.


L'Orphée du recrutement existe et s'est arrêté au Club emploi cette semaine. Comme le héros mythologique, Nicolas Doucerain a vécu une descente aux enfers, et comme lui, il en est revenu. Un redressement judiciaire plus tard, Solic, son cabinet de conseil en recrutement est de retour sur une scène de l'emploi des cadres qui se porte plutôt bien. Il faut dire que les prévisions d'embauches sont au beau fixe : près de 200 000 postes cadres à pourvoir cette année. De quoi rendre ce rescapé euphorique ? Pas vraiment. Le calme plat annoncé sur les salaires complique la tâche des cabinets de recrutement. « Les rémunérations n'augmenteront que très peu cette année. Et comme nous, cabinets, sommes payés sur une base de rémunération annuelle du poste à pourvoir, on ne peut être ravi de cette stagnation. »

Poches de pénurie

Ce calme salarial n'est pas le seul motif du désintérêt des cadres pour la mobilité selon le PDG de Solic. « Souvent les salariés sont tétanisés. Ils n'osent pas changer d'employeur à cause de la peur du lendemain, parce qu'ils sont engagés, dans de lourds prêts immobiliers par exemple ». A cette peur s'ajoute la pénurie de candidats dans certaines fonctions. Ce qui ne fait pas non plus l'affaire des cabinets. « Ce n'est pas général, mais c'est vrai pour l'informatique, le conseil ou les commerciaux, domaines où les cadres sont très sollicités. » Une raison qui ne justifie pas, pour Nicolas Doucerain, la mise en place forcenée d'actions actuellement en vogue pour pousser les candidats à se manifester. Les speed datings avec des cadeaux à la clé pour ceux qui s'y présentent ou les apéros jobs, ne sont franchement pas sa tasse de thé. «On est dans la gestion de carrière, c'est sérieux. Le fond doit primer sur la forme ».

Transparence

Le sérieux, pour lui, ne doit pas seulement s'appliquer au recrutement, mais aussi aux relations qu'il entretient avec ses clients et ses propres collaborateurs. Avec un credo : la transparence. « On la réclame de nos politiques ou des grands patrons. Et quand elle n'existe pas, on peut constater les dégâts, comme chez Renault actuellement. Il est donc logique de l'appliquer, y compris à soi-même ». Et des problèmes de sa société, des licenciements qu'il a décidé et de son redressement, il n'a rien caché. Toute son histoire, de la chute à la renaissance, il la raconte dans un livre (1). Pour l'exemple.

(1) Ma petite entreprise a connu la crise - François Bourin Editeur.

Le blog : http://www.mapetiteentrepriseaconnulacrise.blogspot.com/

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