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Seb se développe en Chine et recrute en France

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Sylvia Di Pasquale

26/09/2011

Le groupe et sa kyrielle de marques renforce sa R&D chinoise. Pour s'ouvrir les portes d'une délocalisation possible ? Pas du tout, réplique son DRH Harry Touret, qui brandit des recrutements hexagonaux.



On a tous quelque chose chez nous de Seb. Du moins de l'une de ses marques : Calor, Krups, Moulinex ou Tefal entre autres. Du fer à repasser à la cocotte-minute en passant par la machine à pain, le groupe est présent dans 60 pays. Mais le petit électroménager est étroitement lié à la conjoncture et son leader mondial aussi. Des bas (en 2009), des hauts (en 2010) et une bonne forme cette année le conduisent à recruter plus de 400 personnes en France, « dont 140 managers, » précise Harry Touret. Et le DRH de Seb n'a peur de rien. Ni de la concurrence des autres employeurs de la grande consommation comme Danone ou L'Oréal « à fort pouvoir d'attraction des jeunes ». Ni de l'implantation du siège près de Lyon qui est « aussi un atout pour une vie familiale épanouie. » Voilà qui devrait ravir les cadres expérimentés.

Une marque employeur à bâtir

Mais comme toutes les grandes entreprises (5 900 salariés en France, 24 600 de par le monde), Seb recrute majoritairement des jeunes diplômés, peu attirés par les pavillons avec jardin. « Pour eux, nous travaillons à améliorer notre image, nous les rencontrons davantage sur les campus. Notre campus manager arrivé en 2010 développe des actions pour identifier et attirer ces nouveaux talents.»

Donner du lustre au fer à repasser et à la cafetière est utile. Offrir de bons salaires aux candidats que l'on souhaite attirer est un autre argument. Généralement très efficace. Et pas trop compliqué. « Nous achetons des études de rémunérations. Nous les utilisons pour proposer des niveaux de salaires entre la médiane et le quart supérieur du marché. » Histoire d'attirer les jeunes diplômés des écoles les plus prestigieuses « mais aussi des universitaires. Ils sont les bienvenus, » insiste le patron des ressources humaines. Des ingénieurs en recherche et développement qui sont aujourd'hui basés en France, comme leurs collègues du marketing stratégique, autre axe de recrutement.

R&D délocalisée ?

Et demain ? « Aucune raison de changer, les chercheurs français ont vocation à rester en France, » affirme Harry Touret. Même si le groupe a acquis le leader chinois Supor il y a quatre ans ? Même s'il compte « doper » sa R&D chinoise ? Même s'il compte ouvrir un centre de formation des compétences où « les chercheurs français pourront échanger avec leurs collègues chinois » ? « Non, les chinois créent des produits spécifiques. Ils ont inventé le cuiseur à riz ou le wok. Nous avons nos spécialités. » En attendant, les compétences hexagonales restent ancrées dans le Rhône et nécessitent des renforts. D'ou les nouvelles embauches prévues cette année et l'an prochain.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 26 septembre 2011

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