Syntec : vers des recrutements plus respectueux des candidats

Publié le 26 mars 2012 Sylvia Di Pasquale

Le Syntec recrutement regrette que l'individu soit aujourd'hui le grand oublié du processus d'embauche. Lors de ses 1ères Assises, il a prôné une plus grande humanisation. Le point avec Maryvonne Labeille, vice-présidente de Syntec conseil en recrutement.
  1. Désindustrialiser le recrutement
  2. Manque de temps

Humaniser et désindustrialiser. Ce credo, à priori contradictoire, s’inscrit pourtant dans une parfaite logique d’amélioration lorsqu’il est question de ressources humaines. Ce qui tombe à pic, puisque c’est le thème retenu par les Premières assises du recrutement qui se sont tenues le 22 mars dernier à Paris. A la barre de ce colloque : le Syntec Conseil en recrutement, qui regroupe 140 cabinets spécialisés. Le syndicat regrette que l’individu ait été parfois négligé dans le processus d’embauche. « Le candidat n’est pas un service ou un produit comme un autre, » rappelle Maryvonne Labeille, vice-présidente du syndicat à ceux qui l’auraient oublié.

Désindustrialiser le recrutement

Il faut désindustrialiser, non pas la manière de repérer les candidats – ce sourcing qu’il a fallu démultiplier depuis l’avènement du Web –  « mais la phase suivante, la relation, la rencontre ». Trop rapide, trop souvent expédiée par un simple coup de fil, et parfois pas assez humaine selon elle. « Sans pour autant tomber dans l’artisanat, trop lié à d’anciennes méthodes. » Car la modernité a amené son lot de normes, de lois et de pratiques transparentes et antidiscriminatoires destinées à protéger le candidat.

Même si des dérives persistent, « pas chez nous, plaide Maryvonne Labeille. Et les rares plaintes que l’on reçoit ne concernent pas les membres du Syntec. » Des dérives anciennes qui vont du manque de considération, à la manipulation en passant par l’infantilisation, « ces Koh-Lanta du recrutement » que la vice-présidente dénonce. Comme elle dénonce le non respect de la vie privée induite par la consultation des réseaux sociaux personnels. « Au Syntec, nous nous réservons seulement le droit de consulter les réseaux professionnels. »

Manque de temps

Autant de justes causes que le Syntec veut défendre. Sans pour autant ignorer les contraintes de leurs clients. « Les entreprises ont des budgets serrés et des objectifs précis » donc moins d’argent et de temps à consacrer au recrutement. Et le gain de temps consacré à un candidat est forcément l’ennemi de l’humanisation du recrutement.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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