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« Un cadre chassé peut gagner 10 à 20% de plus »

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Sylvia Di Pasquale

12/12/2011

Malgré la crise, les cadres restent une ressource rare et sollicité, assure Fabrice de Saint-Sauveur, Président d'Experis. Pour attirer les profils rares, le cabinet de recrutement en passe par la surenchère salariale.

Il a ses convictions : fluidité et flexibilité sont nécessaires au marché du travail. Mais Fabrice de Saint-Sauveur, président du cabinet de recrutement Experis, sait bien que le faible taux de chômage des cadres joue contre lui. Mis à part les 4% de cols blancs sans emploi, les autres s'aventurent peu vers des missions de management en intérim ou en indépendant, des formules que cette filiale de Manpower propose aussi aux profils à plus de 45 000 euros qu'elle cible. Même si l'intérim progresse, le CDI représente toujours 90% de son activité.

Son activité est impactée par la crise mais pas vraiment comme on l'imagine. « Les besoins en recrutement de cadres ne faiblissent pas. Nous avons actuellement 250 missions en cours. Le problème, c'est que les cadres en poste que l'on chasse sont hésitants. » La période n'est pas la meilleure pour convaincre un cadre d'accepter de partir vers un ailleurs. Et une période d'essai qui peut aller jusqu'à 8 mois.

Plein emploi des cadres

Cet attentisme allonge le processus de recrutement. « Avant, il nous fallait 28 jours pour présenter une short-list à l'entreprise cliente. Aujourd'hui, c'est plutôt 33 jours ». Et ce délai ne risque pas de se réduire. Car son malheur fait le bonheur des cadres qui risquent de voir perdurer leur plein emploi. « La France souffre d'un déficit structurel de cadres en France. En plus, grâce à ses amortisseurs sociaux, elle résiste bien, surtout en matière de consommation. »

Certaines fonctions sont évidemment privilégiées, et donc plus chassées que d'autres. « C'est le cas dans l'informatique, et même le BTP. Puisque le bâtiment profitera en 2012 de contrats signés cette année. » Face à des cols blancs prudents et exigeants, Fabrice de Saint-Sauveur ne cache pas qu'il recourt à l'ancestrale méthode de la surenchère salariale. « Impossible d'appeler un cadre et de lui proposer un poste similaire, avec une rémunération similaire. »

Pour être augmenté, changez d'air

Alors il annonce la couleur de l'argent : « plus 10 à 20 % ». Le prix du risque en terre inconnue. Un argument qui pourrait particulièrement porter ses fruits en 2012 puisque, selon une étude de la Cegos, la hausse moyenne des salaires l'an prochain ne dépassera pas 2,4 %. Pour être augmenté, il n'y aura peut-être qu'une seule manière : changer d'air.

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commentaires

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duval

28/12/2011

à 14:21

Cet interview démontre encore une fois le peu de capacité d'anticipation des cabinets de recrutement qui ne disposent pas (ou peu) de compétences leur permettant d'anticiper l'évolution de la sphère économique, l'anticipation des métiers de demain/ Pourtant quelle opportunité auraient ils à conseiller leur potentielles prospects . N'est on pas déjà dans le bien connu mais tellement peu appliqué "Workforce planning"

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Thierry l'Anguille

18/12/2011

à 23:49

Bienvenue chez les Bisounours !
Pas de chomage chez les cadres, ils trouvent un boulot en claquant des doigts, trop peu de cadres au chomage pour avoir la chance de tomber sur eux....mais il vit sur quelle planète franchement ??

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