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Véronique Rouzaud (Areva): "Toujours 100 000 candidatures par an"

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Sylvia Di Pasquale

24/02/2014

Trois ans après Fukushima, le leader mondial du nucléaire continue d’attirer sur ses métiers historiques. Et promet aussi des carrières dans les énergies renouvelables. Près de 15 000 recrutements sont programmés d’ici 2020.

Chez Areva, l’emploi durable est une spécialité maison. « Notre ancienneté moyenne est de 20 ans », se réjouit Véronique Rouzaud, la directrice des ressources humaines Monde du fleuron industriel français spécialisé dans le nucléaire et, depuis 2006, dans les énergies renouvelables. Quand on est chez Areva, on y reste, « sans doute parce que nous offrons des métiers de haute technologie dans lesquels ils peuvent devenir experts de l’industrie nucléaire et de la sûreté – des métiers d’avenir qui offrent des carrières durables». Un argument de poids lorsqu’il faut embaucher 12 000 à 15 000 personnes d’ici 2020, et 1 500 rien que cette année.

Pas d’effet Fukushima

Mais le groupe a beau être archi-leader du nucléaire et intervenir sur 80% des réacteurs dans le monde, il est confronté, comme les autres, à la pénurie d’ingénieurs français. Et à une moue méprisante et post-Fukushima des jeunes diplômés pour le nucléaire ? Malgré la 16e place d’Areva dans le classement Universum des entreprises préférées des jeunes ingénieurs, Véronique Rouzaud affirme que non. « Nous n’avons constaté aucun fléchissement. Nous recevons toujours 100 000 candidatures par an. » Les derniers résultats d’Areva plaident pour sa cause, avec un chiffre d’affaires de 9,4 milliards d’euros en croissance constante. La volonté gouvernementale de baisser de 75 à 50 % la nucléarisation du pays ? Même pas peur. D’autres pays sont demandeurs et les activités nucléaires ont vu leur chiffre d’affaires croître de 7% l’an passé. Quant aux activités relatives aux énergies renouvelables (essentiellement l'éolien, les bioénergies, le solaire ainsi que l'hydrogène et le stockage d'énergie), elles ont marqué le pas l’an passé mais la DRH l’affirme : « Nous continuerons à investir et à être présent sur ces marchés et donc à recruter des ingénieurs sur ces métiers. »

 « 6 postes sur 10 pourvus en interne »

Sa croissance n’est pas le seul argument du groupe pour attirer à lui les meilleurs. « Les possibilités de carrière à l’international séduisent.» Près de 800 cadres maison travaillent pour ou à l’étranger. Quant à la formation maison, autre botte secrète du groupe, elle est à la hauteur du gigantisme du groupe. « Elle se monte à 1,5 million d’heures par an, soit en moyenne une semaine pour chacun de nos salariés. Nous proposons même des formations diplômantes et certifiantes. » Et les promotions suivent : « 6 postes sur 10 sont pourvus en interne. Et nous espérons monter à 80%.» Ce qui n’empêche pas de recruter, notamment pour combler les départs en retraite et accompagner les créations d’activités. Et comme dans le nucléaire on travaille sur des chantiers à long terme, l’habitude de prévoir à l’avance a gagné les ressources humaines. Véronique Rouzaud réfléchit déjà aux postes qui seront nécessaires pour la future entité industrielle de sa filiale Areva Med, spécialisée dans le développement de traitements anticancéreux, qui devrait ouvrir à Caen d’ici cinq ans.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi – 24 février 2014

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commentaires

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E L

06/03/2014

à 14:08

E L @ GS
Je confirme son opinion !!

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GS

26/02/2014

à 11:31

" Toujours autant de piston chez AREVA ", comme ailleurs aussi ...

Quel portrait idyllique pour attirer qui : les "forts potentiels" ne sont plus attirés et ont les comprends (conditions déplorables, évolution de carrière à la gueule du client, ... ils préfèrent aller dans d'autres pays).

Quand au soit disant "emploi durable", c'est du vent, une majorité du personnel serait prêt à partir si l'opportunité se présente.

La mobilité du flan : c'est la politique du "copinage" ...

La politique de ressources humaines chez AREVA doit changer, sinon dans 10 ans ça sera la catastrophe : aucun plan actuellement pour les départs en retraite, évolution se rapprochant de zéro, aucune reconnaissance, ...

Peut-être que ça serait au RH de s'en aller, a-t-on réellement besoin d'eux ?

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