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Vinci Autoroutes : "Des postes supprimés mais tous nos emplois conservés"

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Sylvia Di Pasquale

29/05/2012

Sur les autoroutes Vinci, le remplacement des employés des cabines de péage par des automates n’a pas supprimé d’emplois. Josiane Costantino, DRH de Vinci Autoroutes, détaille au Club emploi comment ils ont changé de métier.

Sur les autoroutes ASF, Cofiroute ou Escota, les cabines de péage ont quasiment disparu. « Désormais, 92% des transactions sont automatisées, » confirme Josiane Costantino, DRH de Vinci autoroutes. « C’est la réponse que nous avons apportée aux usagers pressés qui cherchaient à passer plus vite les barrières de péage. » Le client gagne du temps mais cette pratique n’engendre-t-elle pas mécaniquement des disparitions de milliers d’emplois ? Pas chez Vinci Autoroutes : « Depuis 2007, les salariés de ces cabines sont progressivement reconvertis vers d’autres métiers en interne, sans aucune mutation forcée ni aucun licenciement.»

Pour l’instant, 540 salariés sur les 3000 de l’activité péage ont changé de mission. Ils sont passés de la perception manuelle à des métiers de sécurisation du réseau, de maintenance ou de service aux clients. Ces mutations ont pris du temps : les volontaires ont d’abord suivi une formation – entre 26 à 30 heures pour un ouvrier autoroutier à deux ans pour un technicien de maintenance. « Et à la formation théorique, succède toujours une période d’accompagnement sur le terrain, sous la forme d’un tutorat de plusieurs mois ».

Turn over faible

Ces réorientations impliquent forcément des réticences. « Très peu, car le choix des évolutions est vaste. Et puis, c’est une façon pour des gens parfois peu qualifiés d’acquérir de nouvelles compétences reconnues et exploitables. » Sont-ils tentés de les utiliser ailleurs ? Selon sa DRH, le turnover du géant de l’autoroute est faible. Sans doute grâce aux rémunérations très avantageuses qui peuvent atteindre l’équivalent de 16 mois de salaire si l’on intègre les primes de participation et d’intéressement. Ces dernières ont augmenté respectivement de 53% et 25% depuis la privatisation.

 Evidemment, ce programme coûte cher, « environ 10 millions d’euros par an en investissement de formation. » Mais il n’est pas sûr qu’un plan social d’envergure aurait été moins onéreux. En termes financiers, bien sûr, mais aussi en termes d’image. Et, surtout, sur un plan humain et social.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr

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