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Yann-Etienne Le Gall (Yves Rocher) : "Notre internationalisation passe par le recrutement de nouveaux profils"

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Sylvia Di Pasquale

23/06/2014

Elu DRH de l’année 2014, Yann-Etienne le Gall explique comment les RH accompagnent la transformation de l’entreprise familiale en groupe international et digital. La preuve que performance économique peut rimer avec performance sociale.

Qu’a-t-il bien pu faire pour mériter cela ? Pour décrocher la distinction suprême de la profession, le trophée du DRH de l’année, organisé depuis 18 ans par le Figaro Economie et Cadremploi en partenariat avec Hudson et BFM Business, et décerné par un jury composé de ses pairs ? Yann-Etienne Le Gall, directeur des ressources humaines du groupe Yves Rocher a bien une idée sur la question, même s’il est trop modeste pour l’exprimer. Son truc en plus, c’est l’accompagnement du changement. Une expression quelque peu galvaudée aujourd’hui dans l’univers de l’entreprise qui retrouve tout son sens chez le spécialiste de la cosmétique par les plantes fondé en 1959. « Il a fallu accompagner la transformation du groupe, son développement à l’international, sa digitalisation et son passage de la VPC au commerce en boutique. » Un vaste programme que Yann-Etienne Le Gall mène à bien depuis 8 ans sans casse sociale, en recrutant à l’externe quand il le faut : « Notre internationalisation passe par de nouveaux profils. Notamment de top managers, qui ont été eux-mêmes expatriés dans plusieurs pays ou qui ont géré des périmètres internationaux importants. Nous les recrutons en France même si nous commençons à en avoir dans différents pays. Nous voulons nous créer un réservoir de talents internationaux que l’on pourra ensuite déployer à travers le monde. » Mais le DRH s’appuie aussi sur la formation interne pour transformer le groupe. « De la VPC à l’e-commerce, les métiers sont proches. »

Accompagner le changement à l’échelle d’un groupe de 16 000 salariés

Des changements profonds qu’il a gérés à l’échelle du groupe, y compris dans les filiales.  Car les 16 000 salariés – dont environ 7 500 sont basés en France – ne travaillent pas tous sous la marque emblématique Yves Rocher. On trouve dans son giron des marques comme Petit Bateau, les produits de beauté Daniel Jouvence, Docteur Pierre Ricaud et les produits ménagers Stanhome. Autant de filiales elles aussi soumises à ces changements nécessaires. Et réussis. La preuve par le trophée. Cette récompense, le DRH de l’année a l’intention de la célébrer avec son équipe basée en région parisienne. Mais il y a fort à parier que les autres salariés n’y resteront pas insensibles, comme ceux de La Gacilly, le village siège historique du groupe Yves Rocher. C’est que Yann-Etienne Le Gall est aussi un homme de terrain pour qui ces transformations n’auraient pu se faire sans l’engagement de toute l’entreprise. Reste un bémol :  les effectifs d’Yves Rocher comptent 70 % de femmes. « Nous devons masculiniser nos équipes ». À l’heure où la plupart des entreprises tentent d’attirer des femmes, le souci du lauréat 2014 apparaît comme une heureuse coquetterie.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi

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commentaires

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Isabel55555

20/09/2014

à 08:38

Faux, je m'explique ils disent vouloir internationaliser, en même ils ont politique discriminatoire fortement ancrée au siege à moulineaux il faut voir comment ils selectionnent les candidats, une ethique qui n'est pas ethique du tout!

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rennaise

10/08/2014

à 22:43

Bravo pour le très gros coup de com.

Concernant Yves Rocher, cette entreprise est réputée pour avoir depuis des années un très important turn over et ne trouve pas d'autre moyen de se renouveler qu'en licenciant à tour de bras ses collaborateurs et en achetant à travers de jeunes recrues de "nouvelles idées".

Et pourtant parmi eux, des talents.

Bilan 1/ Elle dilue son savoir faire dans le temps, 2/ L'entreprise jouit dans le Landernau régional d'une extrêmement mauvaise réputation.

Messieurs, faites enfin du management et activez vos méninges... pour vous renouveler autrement...

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