1. Accueil >
  2. Actualités >
  3. L'édito de Sylvia Di Pasquale >
  4. Adieu cravate, bonjour casual chic !

Adieu cravate, bonjour casual chic !

adieu-cravate-bonjour-casual-chic-

Sylvia Di Pasquale

11/03/2019

Voilà, c’est fini. La cravate ne comptait déjà plus guère d’adeptes en entreprise, mais Goldman Sachs vient de lui porter l’estocade. L’adage selon lequel « seuls les banquiers et les vigiles portent encore la cravate » peut désormais être rangé au rayon des anecdotes de l’histoire de l’uniforme. 

Car lorsque la plus emblématique des banques mondiales autorise ses employés à desserrer, ou même à abandonner la « limace », la « coulante » ou l’« étrangleuse » comme on se plaisait à l’appeler au temps de sa splendeur, c’est toute une profession qui pourrait bien s’aligner, de peur de passer pour ringarde. 

En fait, le séisme est lié à une simple note de service, envoyée à tout le personnel par le nouveau boss de Goldman Sachs le 5 mars dernier. Denis Solomon n’y invite pas ses troupes masculines à brûler leur limace, mais à adopter un « code vestimentaire flexible », ce qui, dans la vénérable maison qui règne sur Wall Street depuis 150 ans, est plus qu’un événement fashion, mais une révolution des mœurs. Car tous les curieux qui se sont promenés dans ce quartier du Sud de Manhattan où se niche la bourse de New-York, et toutes les boites qui gravitent autour, ont remarqué le côté mormonesque des working men et girls qui y gravitent.

Le dress code y est invariable. Le costume noir, la chemise blanche et l’inaltérable cravate y sont de rigueur pour ces messieurs, assortis de souliers de bonne fabrique et impeccablement glacés. Pour les dames, le tailleur tout aussi sombre et un haut tout aussi blanc est conseillé, histoire de ressembler au plus près à l’uniforme des messieurs.

Sauf qu’évidemment, l’abandon de la cravate n’est pas le signe d’une subite coolitude de la part de l’institution financière et de toutes celles qui vont la suivre sur la route du col ouvert. Goldman Sachs doit se préoccuper de l’aisance vestimentaire de ses collaborateurs comme de leur premier bagel. En revanche, le fait que les jeunes financiers brillantissimes aient tendance à les fuir ces temps-ci pour leur préférer Google, Facebook et autres Apple a tendance à quelque peu courroucer la vénérable maison. T-Shirt et jeans y sont les nouveaux uniformes, Alors ils font une concession vestimentaire en autorisant le « casual chic ». Cela suffira-t-il pour que les millenials frappent à nouveau à leur porte ou devront-ils, en plus, quitter les brumes new-yorkaises pour le soleil californien ? 

Il n'y a pas de

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

Soyez le premier à commenter cet article.

+
Confidentialité de vos données
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires permettant l’utilisation de données relatives à un même utilisateur par notre société ainsi que par des tiers comme les régies publicitaires partenaires, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services en lien avec votre recherche d’emploi, une offre publicitaire adaptée à vos centres d'intérêts et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus
J'accepte