Au secours, mon homonyme est gogo-dancer !

Publié le 26 septembre 2010 Sylvia Di Pasquale

Si ce n'est déjà fait, on parie que vous allez le faire dans 2 minutes ? Vous allez googliser votre nom, juste pour voir, juste pour savoir où vous en êtes de votre e-réputation. Et en tapotant votre patronyme et votre prénom, vous allez peut-être tomber sur un gogo-dancer. Alors que vous êtes ingénieur d'affaires. Juste parce que le strip-teaser amateur porte le même nom que vous. Evidemment, de tels grands écarts sont rares. Pas les homonymies.

C'est vous d'ailleurs qui nous avez mis la puce à l'oreille sur la fréquence de ce problème, en réagissant sur notre nouveau site « c'est décidé, je suis visible sur le Web ». Un souci, que cette affaire d'homonymie qui semble vous en poser pas mal. Évidemment, quand on s'appelle Jacques Chirac, on peut s'en sortir. Un recruteur comprendra tout seul derrière son écran qu'on n'y est pour rien dans cette affaire d'emplois fictifs.

C'est autrement plus compliqué lorsqu'on possède le même nom que des inconnus dont les activités immorales remontent dès les premières pages sur les moteurs. Imaginez que l'un de vos homonymes laisse des traces d'exhibitionniste, de serial escroc sur Leboncoin ou encore de profil suspect sur Meetic... Dans ces cas, comme dans d'autres plus bénins, le risque de confusion peut vous être préjudiciable.

Bien sûr, j'entends déjà le chœur des recruteurs arguant que votre vie privée ne les concernant pas, ils se sont engagés à ne pas googliser les noms des candidats qu'ils reçoivent. Je les crois sincères. Mais pour une centaine d'engagés, combien de curieux ? Qui ne résistent pas à la tentation de glaner des infos en dehors des sentiers balisés par vos soins que sont le CV et vos profils sur les réseaux ?

La solution pour s'en tirer ? Devenir plus célèbre que son homonyme, conseillent nos experts. Les homonymes qui vous gâchent la vie vous condamnent à une double peine. Il faut alors sortir de son silence et devenir hyper-présent sur le Web, même si l'on n'en a pas envie. Faire de la surenchère numérique et se trouver une raison supplémentaire pour s'afficher de la manière la plus neutre et professionnelle qui soit. Surtout si l'autre s'exhibe de manière peu recommandable.

Afficher sa photo le plus souvent possible, sur son blog, ou les réseaux sociaux bien sûr. Ou carrément changer légèrement son nom. En donnant systématiquement son deuxième prénom. Si nos parents avaient, du temps de notre naissance, l'imagination peu fertile, on peut toujours s'inventer le prénom de ses rêves. Et ne pas oublier de le faire figurer sur son CV.

Evidemment, ces petits trucs (et les autres qui figurent sur notre site dédié à la e-réputation professionnelle) ne sont que des subterfuges pour tenter de se tirer de ce mauvais pas. Car, il faut bien avouer qu'il n'existe pas de baguette magique pour se rendre unique. Même ceux qui ont des noms simplement approchants de ceux d'illustres reconnus se plaignent d'être perdus dans les limbes du Web à la première faute d'orthographe. C'est le cas d'un pauvre Julien Dorra, qui se plaint d'être supplanté par un chanteur fan de Jean d'Ormesson et de Marcel Duchamp.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr - 26 septembre 2010

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Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr - 26 septembre 2010

Sylvia Di Pasquale
Sylvia Di Pasquale

Je suis rédactrice en chef de Cadremploi depuis 2006, en charge de la rubrique actualités du site. Je couvre des sujets sur la mutation des métiers, l'évolution des rapports recruteurs/recrutés, les nouvelles pratiques managériales ou les avancées de la parité. A la fois sous forme de textes, d'émissions video, de podcasts ou d'animation de débats IRL.

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