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Choisit-on un employeur à son goût ?

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Sylvia Di Pasquale

27/02/2017

Choisir son entreprise en fonction de ses goûts personnels, une tarte à la crème ? C’est le cas de le dire en observant les 11 boîtes préférées des salariés de la restauration. Dans ce classement établi pour le magazine Capital par l’institut Statista*, on ne trouve pas l’ombre d’une bonne auberge bien d’chez nous, ni d’un trois étoiles du guide rouge. En revanche, le géant Sodexo, le roi de la cantine, figure en bonne place (3e). Et son concurrent API Restauration fait encore mieux en se classant 2e. Les autres ? Courtepaille (le steakhouse des zones industrielles) est en tête, et KFC (le roi du poulet pané du Kentucky) clôt la liste.

Inutile de s’étonner que les répondants préfèrent leurs bonnes conditions de travail au raffinement des plats qu’ils préparent chaque jour. Puisque seuls les salariés des enseignes de restauration industrielle étaient interrogés. Mais on peut quand même s’interroger sur les efforts des autres. On sait qu’Alain Ducasse, Joël Robuchon et leurs excellents confrères couronnés par le Michelin et tous les gourmets de la planète bénéficient d’une aura tellement énorme qu’ils n’ont aucun mal à attirer les meilleurs. Pourtant, pour un Thierry Marx soucieux d’un management empreint de dialogue, combien de grands chefs mènent leurs équipes à la sauce militaire ? Leurs salariés tolèrent ce qu’ils ne sauraient accepter d’une entreprise de restauration industrielle qui se voit forcée de créer de bonnes conditions de travail pour ne pas faire fuir ses collaborateurs.

Ce constat dépasse bien évidemment le cadre de la restauration et s’applique à tous les secteurs d’activité. Quand la notoriété d’une entreprise suffit à compenser le manque de bien-être au travail, ou qu’à l’inverse une enseigne se voit contrainte de compenser une mauvaise image, c’est que, dans un cas comme dans l’autre, elle n’est qu’un simple instrument.

@Syl_DiPasquale ©Cadremploi

* sondage réalisé auprès de 20 000 personnes travaillant dans des groupes de plus de 500 salariés. Ce palmarès des entreprises de la restauration est extrait d’un palmarès général.

1

commentaires

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toto

28/02/2017

à 10:42

La cuisine industrielle obéit à des méthodes de production comme le management des opérations dans lequel chaque geste est rationalisé, chronométré, optimisé etc...Difficile de voir comment installer un bien-être dans ces conditions, mais si on y arrive avec l'intéressement (pécuniaire, bien entendu), alors, peut-être, on va garder ses meilleurs éléments. Bonne analyse de cet édito...
A propos des chefs, on a vu dernièrement des seconds et des chefs jouent aux tyrans au dessous des commis et cela ne donne pas très envie d'y rester. On appelle, par ailleurs, l'équipe de cuisine en terme bien militaire une brigade, mais cela ne donne pas le droit de maltraiter ses collaborateurs

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