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De plus en plus de découragés de la recherche d’emploi

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Sylvia Di Pasquale

22/10/2012

Après les Indignés, voici les "découragés". Sans majuscule puisque, à la différence des disciples de Stéphane Hessel, il ne s’agit pas d’un mouvement – pour le moment – mais d’un halo de personnes identifiées par les statisticiens du BIT (Bureau international du travail). Maousse costaud le halo, puisque ces "découragés" représenteraient 40 millions de personnes à travers le monde et, pour l’Insee, plus de 50 000 en France. Ils ne sont pas organisés, pas politisés, juste découragés. Ils ont renoncé à chercher du travail, car ce n’est pas le bon moment, car ils sont trop vieux, car ils sont trop jeunes, car leur domaine de compétences est archi bouché.

Ces « découragés », au contraire des Indignés, ont renoncé. On peut se rassurer, et se dire qu’ils représentent moins de 2% du nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi, alors qu’eux ne le sont même pas. Mais s’il y avait beaucoup plus de « découragés » que ceux recensés par les instituts ? Et si d’autres découragés se rendaient chaque matin au bureau, n’avaient pas plus de problèmes de fins de mois que ça, peu de raisons de perdre leur emploi et encore moins de n’en jamais retrouver ? Ces nouveaux découragés ont, entre autres, répondu au sondage Viavoice du mois de septembre pour HEC, Le Figaro et France Inter. Et ces cadres ont avoué en substance aux enquêteurs qu’ils avaient le moral dans les chaussettes et que demain sera pire qu’hier et qu’après demain sera plus cauchemardesque que ce matin.

On peut leur reprocher leurs soucis de luxe et les comparer aux découragés qui ont de vrais problèmes qu’ils renoncent définitivement à régler. Ou se dire qu’il est urgent de les encourager, les uns comme les autres. Car quelle que soit la raison du découragement, l’effet produit est souvent similaire : l’enfermement sur soi et l’abandon de l’action et de la recherche de solutions. Exactement le contraire des préceptes à appliquer pour relancer une économie.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi.fr – 22 octobre 2012

A lire, sur le même sujet : les échos du Women's Forum.

Une réaction ? Un témoignage ? Le forum ci-dessous vous est ouvert.

 

Dessin de Charles Monnier © Cadremploi.fr

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commentaires

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rocaillia

12/06/2013

à 16:56

57 ans , 40 ans de carrière, medical ash pour des raison de santé, je suis assitante maternelle, trouvez des enfants a garder devient une vrai difficultée les gens trouve sa chère que - faut -t -il- faire travaiiler gratuitje suis a 2 ans de la retraite et bien fatigué !!!!! je demande un travail a mi - temps moitié retraite moitié travail
avoir commencer a 15 ans et demi nos jeunes de 35 ans arrive mème pas entrer dans la vie active que vais je devenir! !!!!!!

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GRELOR57

11/11/2012

à 19:49

L'ANPE ou Pôle Emploi maintenant est une machine voulue par le Patronat et par les Gouvernements successifs pour anéantir moralement les Demandeurs d'Emploi. Le caractère obligatoire de toutes les démarches et stages avec insertion le prouve! Ces stages ne servent à rien sauf à faire des ententes entre Organismes de formation et Employeurs pour fournir de la main d'oeuvre gratuite et se rémunérer sur le dos des stagiaires. Arrêtons tout çà! Il faut faire des Stages de formations sans insertion, les éventuels Employeurs doivent-être demandeurs auprès de ces Centres de Formation et venir les visiter et embaucher directement.

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Eve

31/10/2012

à 13:52

Plus que découragée ! Ecourée ! 4 ans de chômage, dont un an de formation (Master 2). Des démarches à ne plus en finir, envois de CV, RDV avec le Cap Emploi (en plus, je suis travailleur handicapé), jamais de réponse ou si peu : je ne corresponds jamais au poste. Bizarre non ? Surtout lorsque je colle pile poil au profil concernant tous les critères. Je n'ai que 50 ans, mais que vais-je devenir, comme tant d'autres ? je suis au RSA maintenant depuis 2 mois, et je n'ai plus aucun espoir. Non, que du mensonge, rien n'est fait pour nous les seniors (pff on nous nommera comment lorsque nous aurons 80 ans ?), les handicapés, les trop diplômés (foutaises ! de toute façon, il y aura toujours quelque chose qui n'ira pas !). Que nenni ! Je ne souhaite absolument pas me mettre à mon compte ! Pour avoir trop de charges à payer, n'être plus reconnue ni comme travailleur handicapé, ni chômeur si cela ne marche pas. Et qui va se "taper" la comptabilité et tout le toutim ? et toutes ces démarches débiles à effectuer lorsque vous créez une entreprise. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, alors que l'on cesse de nous rabâcher à longueur de journée, qu'il serait souhaitable de se mettre à son compte ? Si vous êtes si malins, vous qui nous le conseillez, faites le donc vous mêmes ! Marre des galères !

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MCL

24/10/2012

à 17:34

Merci Sylvia Di Pasquale, encore un article très intéressant qui suscite beaucoup de réactions.
Ici "découragés" signifie "déprimés", au chômage ou au travail, c'est une réalité. Peut-être faut-il en trouver la cause? Peut-être un manque de reconnaissance? Avec ou sans travail, la reconnaissance est un moteur de motivation exterieur très fort. Se savoir utile, se sentir apprécié. Mais est-ce suffisant ?
La suite dans un prochain article?

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delzaron

24/10/2012

à 16:27

Découragé ?
Disons, pas en grande forme, mais il y a de quoi.

Juste histoire d'expliquer mon cas : 28 ans, master 2 ingé des universités, 3 ans de galère et de petits boulots, 4 mois ingé en croatie, 2 mois à la rue, et j'y échappe en prenant une thèse. Plus que 1 an de sursis.

Une voie de sortir privilégiée du temps de nos parents était la fonction publique de catégorie C, voire B. J'ai passé pas mal de concours depuis ces deux dernières années, une fois que j'avais perdu mes dernières illusions. Lorsque vous voyez 1/3 de masters et docteurs pour des postes de techniciens voir d'agent, vous avez tout compris. Et imaginez la teneur des entretiens, pour expliquer que vous candidater à des postes bien en dessous de votre niveau...

Et ne parlons même pas de fonder une famille !

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FRANCE

24/10/2012

à 11:28

Je peux dire que moi aussi je fais partie des découragés .Agée de 54 ans, à la recherche d'un emploi depuis un an et demi, ayant toujours travaillé, j'avoue que les perspectives de trouver un emploi s'amenuisent chaque jour un peu plus. On vous rabat les oreilles avec le travail des séniors, mais ce n'est que du vent et de belles paroles de nos politiques, car dès que notre date de naissance est détectée. STOP C.V. DIRECT POUBELLE. Pourtant je suis quelqu'un de très dynamique , de positif et lorsque je vois certains (es) trentenaires, (pas tous heureusement), mous, antipathiques, condescendants et j'en passe. Je me demande ce qu'ils font dans les postes qui leur sont confiés et je me dis qu'il est regrettable que des gens qui n'ont pas envie de bosser soient au travail et que nous, quinquagénaires super actifs, nous sommes sur le carreau. Voilà, le ras le bol il est là ? Chaque jour je me creuse la tête pour trouver un projet, mais...........

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Bleuenn

24/10/2012

à 11:06

J'ai un B.T.S. Assistante de direction trilingue depuis 2007, l'arrivée de cette fameuse "crise". Je n'ai pas de piston, j'ai complétement changé d'orientation car la formation que j'avais entamée ne me convenait pas: réaction des recruteurs "Ca n'a rien à voir avec votre ancienne formation, vous êtes sûre que vous n'allez pas changer d'avis??" Bien sûr que non, je l'aurais su dès mon premier stage...


Pas de "piston", j'ai fait tout et rien: saisie, accueil en hôtellerie, mise sous pli pour manger un peu mieux, mes parents ne m'aident pas; je n'ai pas de relations susceptibles de m'aider.

Mon ancienne école (privée que j'ai payé de ma poche), nous a toujours dit que nous trouverions sans trop de souci et qu'il y avait un service d'aide post-diplôme: 2 offres d'emploi en un an à se partager entre 4 classes de B.T.S. qui ne nous correspondaient pas!

Le Pôle Emploi?? Je dois leur demander de me recevoir, sinon, je les vois deux fois par an! Le marché de l'emploi en région? Ils ne savent pas. J'ai voulu me réorienter: pas d'argent pour les formations, j'ai un bac+,: je ne suis pas prioritaire!

Les agences d'intérim? Elles prennent parfois mon cv "mais n'espérez pas trop"; pour me proposer des emplois sous-qualifiés ou ne correspondant pas à mon parcours (vous n'y connaissez rien en logiciel compable? Ce n'est pas inscrit sur mon cv donc non...).

Oui, je suis par moments, une découragée de l'emploi mais je m'accroche. Personne ne m'aide, je ne me sens ni écoutée ni épaulée, alors oui, le découragement est humain et normal....

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annelise

23/10/2012

à 21:13

La vrai question à se poser est: pourquoi les découragés?

Pour ma part, je suis au chômage depuis 1 an 1/2. Lorsque je suis en rendez-vous avec l'APEC, on me précise que j'ai de la chance puisque je maintient le rythme d'1 entrtien par mois!! Effectivement mais je n ai toujours pas d'emploi.
Pôle emploi: je ne les ai vus que 3 fois.
Et aujourd'hui après un énième entretien, j'ai reçu une simple lettre m'annonçant que je n'avais " pas le profil pour le poste". Il était temps de s'en apercevoir. Vous me direz c'est toujours qu'une réponse commençant par "monsieur" alors que dans mon cas "madame" ou "mademoiselle" serait plus adapté!

La raison de cette nouvelle catégorie est peut-être l'absence d'institution adaptées pour aider les chercheurs d'emploi: aide à la recherche d'emploi mais aussi soutien moral et réunion collective afin de partager nos expériences.... Et bien sûr, il est grand temps d'éduquer les recruteurs afin qu'ils comprennent qu'1CV=1personne et non un bout de papier!!!!
Donc la vrai question c'est pourquoi les découragés et non combien!

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Mausy

23/10/2012

à 18:51

Je fais partie des" découragés", moi aussi. Je suis à la recherche d'un emploi depuis 2 ans et il faut un moral d'acier pour tenir le coup ! Passé 50 ans on ne vaut plus rien, ou alors les entreprises recherche un mouton à 18 pattes !

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memelle31

23/10/2012

à 16:37

Je vous livre mon expérience du jour (haute-garonne) : je reçois le 10/10 une offre d'emploi d'une agence pole emploi située à 77 kms de mon domicile pour un poste situé à 65 kms de mon domicile mais qui pourrait me correspondre.
Je décide malgré la distance de répondre positivement à cette annonce en me rendant au forum de l'emploi organisé ce jour dans cette ville à 77 kms de chez moi.
Je m'étais préalablement inquiétée auprès du service pôle emploi via leur site de l'état de cette annonce sur le site puisqu'elle était annoncée comme suspendue. On m'a répondu que c'était normal le recrutement étant en cours.
Donc je maintiens ma position et décide de faire les 154 kms qui me séparent du recruteur que je dois rencontrer sur le forum de l'emploi.
Quelle ne fût pas ma surprise et ma déception, quand surpris de ma présentation le recruteur m'annonce que le poste est déjà pourvu depuis 10 à 15 jours !!!!!!!
Bilan = pole emploi n'avait pas pris soin de vérifier que cette offre était tjs valable. Et je me demande encore pourquoi le recruteur était là !!
Je me suis donc tapée 154 kms pour RIEN !
Et bien je suis sortie de là le moral dans les chaussettes, écoeurée.

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NorDik85

23/10/2012

à 16:32

Evidemment qu'on est découragé, avec des reflexions du genre "pfff si les jeunes veulent trouver du boulot, ils n'ont qu'à mieux chercher"... Arrêtons l'hypocrisie, avec un master 2 confronté à une offre, on se retrouve avec un poste qui recrute à Bac+2 mais qui refuse votre candidature car oui ce serait vous payer plus, et un poste qui recrute à Bac+5 mais avec 5/6 ans d'expériences et ohhh... pas de chances vous n'en avez pas assez...
Où est la logique ? C'est un gros ras-le-bol, on ne peut plus compréhensif. Moralité les patrons restent bien au chaud avec leur complexe de supériorité et les cabinets de recrutement s'en mettent plein les fouilles...
Scandale ...?

> Répondre

NorDik85

23/10/2012

à 15:29

Evidemment qu'on est découragé, avec des reflexions du genre "pfff si les jeunes veulent trouver du boulot, ils n'ont qu'à mieux chercher"... Arrêtons l'hypocrisie, avec un master 2 confronté à une offre, on se retrouve avec un poste qui recrute à Bac+2 mais qui refuse votre candidature car oui ce serait vous payer plus, et un poste qui recrute à Bac+5 mais avec 5/6 ans d'expériences et ohhh... pas de chances vous n'en avez pas assez...
Où est la logique ? C'est un gros ras-le-bol, on ne peut plus compréhensif. Moralité les patrons restent bien au chaud avec leur complexe de supériorité et les cabinets de recrutement s'en mettent plein les fouilles...
Scandale ...?

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NorDik85

23/10/2012

à 14:19

Evidemment qu'on est découragé, avec des reflexions du genre "pfff si les jeunes veulent trouver du boulot, ils n'ont qu'à mieux chercher"... Arrêtons l'hypocrisie, avec un master 2 confronté à une offre, on se retrouve avec un poste qui recrute à Bac+2 mais qui refuse votre candidature car oui ce serait vous payer plus, et un poste qui recrute à Bac+5 mais avec 5/6 ans d'expériences et ohhh... pas de chances vous n'en avez pas assez...
Où est la logique ? C'est un gros ras-le-bol, on ne peut plus compréhensif. Moralité les patrons restent bien au chaud avec leur complexe de supériorité et les cabinets de recrutement s'en mettent plein les fouilles...
Scandale ...?

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Jean-Christophe

23/10/2012

à 13:43

Tant que la notion de "l'humain" ne sera pas prise en considération par le monde du recrutement, des "désespérés" il y en aura toujours plus. Une réponse, même négative, montre qu'au moins une candidature a été lu. C'est peu pour le recruteur ; c'est pour le chercheur d'emploi le signe qu'il ne travaille pas pour rien.
Tant que les entreprises ne rechercheront que des moutons à cinq pattes comme futurs salariés, des "désespérés" il y en aura toujours plus. Combiner les exigences du nombre d'années expériences, de la variétés des employeurs et des diplômes obtenus relève de la mission impossible.
Certe, on me rétorquera que les recruteurs n'ont que très peu de temps à consacrer à chaque CV reçu. Certe, il y aura toujours un profil qui convient mieux avec plus de qualités. Mais comment sortir de cette situation, alors ?
Comme l'ont décrit Serge, Ciara, Julien_54 et Auqui_85 ci-dessous, il y a quelque chose de cassé dans notre mode de recrutement. D'autant plus que, la plupart du temps, ces "désespérés" veulent apporter leurs contributions à l'entreprise. Ils sont même très souvent ambitieux et volontaires, ayant toujours eu à prouver leurs compétences. Ce sont eux qui font avancer les entreprises. Ce sont eux qui font progresser les choses.

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Chris

23/10/2012

à 13:16

Je suis à la recherche d'un emploi depuis près 7 ans, pourvu d'une expérience lointaine, il m'est désormais difficile de retrouver simplement le chemin du travail.

Comment un recruteur pourrait-il s'attarder sur ma situation alors qu'il est sollicité partout ailleurs, alors que les exigences se renforcent d'année en année ?

Nous traversons une période économiquement noire depuis plusieurs années, la main d'oeuvre disponible ne cesse de croître, les offres d'emploi se raréfient, la connivence devient la règle.

Dès lors, trois solutions s'imposent:

- Renforcer ses relations dans l'espoir de parvenir à un poste (Peu crédible au regard de ma situation: une absence d'activité professionnelle prolongée)
- Créer son propre emploi suite à une idée innovante en réponse à une demande (Peu d'idées actuellement, la conjoncture est-elle réellement favorable ?)
- Abandonner par résignation et pour préserver son capital santé (Malheureusement ce choix ne résout rien, il suspend le problème pour le remettre à plus tard).

> Répondre

j'ai plus d'idées

23/10/2012

à 12:38

Oh zut alors, si même les actifs se découragent ! ... il faut au moins qu'ils changent de boulot pour laisser la place à un qui n'en a pas, que ça tourne quoi, plutôt que chacun reste figé, l'un dans son chômage, l'autre dans son travail.
Non ? c'est con ce que j'ai dit ? ah bon, alors, je retourne à mon chômage moi aussi ....
car ils ont beau être découragés au travail les cadres, de là à y renoncer, il faudrait être un peu plus découragé encore ... peut-être ... quand-même !

Allez, on y croit, ça va changer ! avec quoi ? oh, j'sais pas, peut-être l'astéroïde qui va nous tomber dessus fin décembre ... eh oui, fallait pas prendre les Mayas pour des cons !

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Impartial

23/10/2012

à 11:52

Existe-il une seule mesure en faveur du retour à l'emploi des seniors dans le programme du gouvernement ?
Non, les seules promesses concernent les seniors déjà en place dans le cadre de fameux "tutorats".
Si on y réfléchit bien, l'homme normal de l'Elysée n'a que faire des seniors de + de 55 ans dont seulement 40% sont en activité... en effet, dans 5 ans, mécaniquement une grande partie d'entre eux sera enfin à la retraite de façon officielle et les chiffres du chômage décroîtront en proportion puisque la génération suivante est moins importante.
Gageons que lors d'une campagne de réelection, il se gargarisera d'avoir fait baisser les chiffes des sans emploi !
En attendant, avec un pourcentage d'environ 0,2% d'entretiens sur réponse à des annonces, les seniors de + de 55 ans qui ont pour beaucoup d'entre eux à travailler ou plutôt ATTENDRE jusqu'à 65/67 ans l'âge officiel de leur retraite, le temps paraît très long et la ségrégation extrêmement "dure".
Ils ont pour leur malheur le sentiment parfaitement justifié qu'ils ne sont pas si "vieux que cela", généralement en forme, travailleurs et prêts à s'investir mais cela ne semble intéresser qu'eux-mêmes.
Des pénalités avaient même été mises en place pour enrayer cette situation. Qui a entendu dire qu'elles aient jamais été mises en oeuvre ?

> Répondre

un futur découragé

23/10/2012

à 11:10

Bonjour aux Découragés !!

faut il s'inscrire pour faire notre "revolution sociale"?
et enfin se montrer et s'exprimer auprès des pouvoirs publics

> Répondre

Justice

23/10/2012

à 11:05

Rassurez vus âpres les découragés vus aurez bientôt les révoltés
Il n y a aucunes raisons valables por garantir à un certain nombre salaire carrière et retraite et à d autres précarité tot au long de la vie et retraite précaire programmé !
Le travail est un droit et permet de vivre e pas permettre de travailler c est empêcher de vivre ! autant ouvrir des centres d extermination!

> Répondre

Nan06

23/10/2012

à 09:47

Bonjour,

La lecture des réactions est affligeante ; pas les auteurs bien sûr, mais il est affligeant de faire le constat de l'amertume, du découragement et de l'apathie qu'elles génèrent...
Que dire ? Qu'il faut continuer malgré tout et qu'il existe une place pour chacun ; elle est chère, difficile à trouver ou à garder, mais elle est là, quelque part.
Alors ne baissons pas les bras et relevons la tête : chercher du travail est un job épuisant et souvent stérile ; mais nous développons aussi durant ces périodes, trop longues bien sûr, des ressources précieuses !
Courage à tous les "chercheurs d'or" actuels et à venir.

> Répondre

Auqui_85

23/10/2012

à 07:16

Bonjour,
Ma femme fait partie de ses "découragés" malgré tout mon soutien. Inscrite à Pole Emploi sans toucher d'allocation, elle recherche un emploi depuis 2 ans. A quoi sert Pole Emploi ? Franchement à rien puisque 2 entretiens avec eux, 2 formations pour rien. Bien qu'on leur ait dit qu'une formation CV+lettre de motivation ne servait à rien. Ils nous l'ont quand même refourguée. Effectivement, cela n'a servi à rien. En effet, ma femme est victime de discrimination par son origine (Pérou) et par son âge (plus de 45 ans). Pour la contacter, ah oui, elle est contactée bien pour son expérience sur le CV mais quand on lui demande d'où elle vient, les entreprises reviennent en arrière pour lui refuser un entretien. Alors pourquoi ils l'appellent si ce n'est lui faire perdre du temps ; au moins en Espagne, on vous l'annonce directement "abstenerse extranjeros". D'ailleurs la France est championne du monde pour faire tourner les peronnes en bourrique. Il y avait la possibilité d'une formation en alternance mais l'organisme lui a répondu dixit "les entreprises préfèrent les moins de 25 ans pour les payer moins cher". Avec quelques textes de lois adressés au Pole Emploi et en copie le ministre du travail, son conseiller a réagi en une semaine pour un entretien demain. La France est en crise depuis 30 ans et plongée dans une stagnation qui la rend improductive et stupide. Cela fait 30 ans que la France est incapable de créer de l'emploi et avec le peu d'offres existant, les entreprises jouent la compétition parmi les candidats pour finalement embaucher le moins performant. Comme le dit Julien_54, il n'y a pas assez de place pour tout le monde. C'est pourquoi je me suis expatrié et je suis tout à fait disposé à repartir de ce pays auquel franchement je ne m'identifie en rien.

> Répondre

Julien_54

23/10/2012

à 03:05

Le problème est qu'il n'y a pas assez de place pour tout le monde. Le sens d'une recherche d'emploi se limite alors à essayer de sauver sa peau. On demande à chaque chômeur de devenir une machine de guerre pour gagner contre ses compagnons d'infortune : "Je n'ai rien contre toi, mais je dois te tuer, sinon c'est toi qui va me tuer".
Hormis pour certain requin, ce dilemme moral est très dur à vivre. Je comprends que certains adoptent une attitude d'objecteurs de conscience en se retirant délibérément de cette course cynique et absolument dénuée d'intérêt collectif.

Moi même je suis demandeur d'emploi, et c'est par lâcheté et individualisme (vous comprenez j'ai une famille...) que je continue à chercher ma petite place, au lieu de rejoindre les rangs d'une insurrection générale.

> Répondre

Ciara

22/10/2012

à 23:46

Bonsoir,
Je m'ennuie à mourir dans mon job, sans aucune perspective d'amélioration. Mais c'est vrai, j'ai encore un job... Mais pour combien de temps ? L'activité de la branche est en dégringolade, des postes similaires au mien ont déjà été externalisés l'an passé... Quoi que je fasse ce n'est pas assez et tout est prétexte à me sucrer la part variable. Comment pourrais-je être optimiste et enthousiaste ? Ne me dites pas de changer de job : j'ai tout juste passé le cap des 50 ans et depuis 2 ans, quand je postule, j'ai zéro retour ! J'envisage de partir à l'étranger mais où ? L'Europe est à bout de souffle. Et même en diminuant drastiquement mon salaire, je serai encore bien trop chère ailleurs ! Et h'en connais beaucoup des comme moi. Quand nous étions jeunes, on nous disait d'attendre notre tour. Maintenant, il faut laisser la place aux plus jeunes. Qui va s'occuper de mes vieux parents et mes jeunes ados si je n'ai plus de boulot ? C'est difficile de dormir la nuit...

> Répondre

Serge

22/10/2012

à 22:27

J'en fais partie : j'ai une activité qui n'est pas mon métier depuis 4 ans car il faut bien se nourrir. Même si elle me plaît je ne gagne pas ma vie. Ras le bol de la langue de bois de beaucoup de recruteurs, de leurs non dits, de leurs mensonges. Pourquoi ? Parcours non "linéaire", spécialisé, l'investissement dans l'EI CNAM ne m'a pas servi. Que faire ? Le temps passe...

> Répondre

toto

22/10/2012

à 21:47

Bof ! Ça apporte quoi cet article ? On a rangé 2% des inscrits à pole emploi, dans un tiroir , classés comme irrécupérables, avec un nom sur l'étiquette les "découragés". Bon ... et alors ? Il ne faut surtout pas qu'ils lisent l'article !

> Répondre

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