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Dommage qu'il manque un critère dans le Top 100 des PDG les plus performants du monde

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Sylvia Di Pasquale

19/11/2018

[Podcast] Et si on évaluait les PDG en intégrant un critère jamais pris en compte et pourtant humainement capital ?

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Tiens, un championnat du monde des patrons. Et comme il est organisé par la Harvard Business Review depuis 2013, on se dit que ce n’est pas du flan. Sont sérieux ces gens-là, et quand ils livrent la méthodologie qui a permis à Pablo Isla, le boss de Zara, de gagner, mais aussi, à quatre Français de figurer parmi les dix PDG les plus performants du monde, c’est pas de la gnognotte.

Le top 10 mondial

  • 1 Pablo Isla – Inditex-Zara (Espagne)
  • 2 Jensen Huang – NVIDIA (Etats-Unis)
  • 3 Bernard Arnault – LVMH (France)
  • 4 François-Henri Pinault – Kering (France)
  • 5 Elmar Degenhart – Continental (Allemagne)
  • 6 Marc Benioff – Salesforce.com (Etats-Unis)
  • 7 Jacques Aschenbroich – Valeo (France)
  • 8 Johan Thijs – KBC (Belgique)
  • 9 Hisashi Ietsugu – Sysmex (Japon)
  • 10 Martin Bouygues – Bouygues (France)

L’originalité de ce classement ? C’est qu’il prend en compte depuis 2015 des éléments extra-financiers (environnementaux, sociaux et de gouvernance – les fameux ESG) en plus des éléments financiers traditionnels sur les 1200 boîtes isolées par Standard & Poors, desquelles on a exclu les mis en examen et ceux qui ont moins de deux ans d’ancienneté. Tout cela est ensuite mixé pour aboutir à ce classement inédit.

Ce dispositif est donc le plus honnête possible. Mais en recomptant sur les doigts les différents critères pris en compte, on se demande s’il n’en manque pas un. Celui qui fait que les salariés ont envie d’aller y bosser le matin.

ça se sent dès qu’on arrive dans une entreprise : les gens se disent bonjour le matin, l’épreuve de l’ascenseur n’en est pas une, personne ne fait la gueule en réunion, l’humour fait même partie des échanges normaux entre les salariés, le matériel informatique n’a pas l’âge de ma grand-mère… ou encore les démissions ne sont pas vécues comme un drame…

Des signes qui témoignent de la santé mentale des salariés. Ne fait-elle pas aussi partie de l’impact de la performance du boss sur l’autre composante du capital d’une entreprise qu’est le capital humain ?

Cet indicateur ne pourra pas rester longtemps absent des évaluations des performances des PDG du 21e siècle.

D’ailleurs la Harvard Business Review le reconnaît dans son édito, presque qu’en forme de pense-bête aux enquêteurs pour le prochain palmarès.

« A l’avenir, lorsqu’on évaluera les performances des leaders , il sera sûrement utile de donner davantage de poids à d’autres paramètres, notamment à celui du bien-être au travail, facteur bien connu d’épanouissement et de performance pour toute l’organisation » (Edito de la HBR)

Ce critère n’est pas un critère de plus, il irrigue les autres. Une entreprise où il fait bon travailler a plus de facilités pour recruter les meilleurs. Des nouveaux salariés qui, en compagnie des anciens, sont plus productifs, et qui, du coup, améliorent les taux de rentabilité de la boîte.

Et si le vrai ruissellement économique était lié à cet épanouissement au travail ?

>> Lire aussi la Tribune de Didier Pitelet : "La désirabilité des entreprises est altérée par l’égo des patrons"

@Syl_DiPasquale ©Cadremploi

Dessin de Charles Monnier

[Cet article est un éditorial qui reflète le point de vue de la rédaction. Le forum ci-dessous vous permet de le commenter ou d’apporter votre témoignage en lien avec le sujet évoqué, dans le respect des principes éthiques et de savoir-vivre (comprenant l’écriture avec un certain soin). Nous avons hâte de vous lire et vous remercions de votre visite.]

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commentaires

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Alain38

21/11/2018

à 11:24

Absolument d'accord avec cet article! Les grands groupe ont plus de mal à prendre en compte les besoins de leurs forces vives. Les résultats financier, souvent court-termistes, n'augurent en rien les résultats à long terme. L'ambiance d'épanouissement des salariés en dit beaucoup plus!

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