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La chanson, le DRH et sa caricature

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Sylvia Di Pasquale

16/06/2014

La tentation est grande. Celle de passer à la sulfateuse la dernière chanson d’Anaïs. Expliquer que « DRH », sa ritournelle du moment – très entêtante d’ailleurs – est caricaturale et totalement à côté de la plaque, procèderait exactement du même ressort que celui qui a prévalu à l’écriture de ces couplets. « D comme déconnecté, R comme jeté à terre, H comme la hache de guerre. Ils appliquent à la lettre, des ordres venus d’ailleurs, d’une autre planète, d’un monde sans vertus. » Car au-delà du radicalisme fort peu réaliste de son propos, ce titre témoigne surtout du manque de connaissance profond de l’entreprise de la part de son auteur-compositeur-interprète.

Quoi ? Comment ? Qu’entends-je ? Un artiste n’a jamais bossé dans une vraie boîte, avec de vrais chefs abrutis et de vrais collègues niais à la cantine, et il se permet malgré tout d’en parler ? Mais quelle outrecuidance. Tenez, c’est comme si les salariés lambda, les chefs d’entreprise, les cadres, les avocats ou les charcutiers avaient un avis sur le régime des intermittents du spectacle. Ah, ils en ont un ? Ils sont persuadés que ce sont des feignasses assistées qui coûtent trop cher à la société ? Incompréhension vs méconnaissance : 1 partout.

Ce hiatus, ce fossé qui sépare les deux mondes est souvent caricatural. Parfois, heureusement quelques esprits éclairés sont capables de s’emparer d’un sujet dont ils ignorent tout et parviennent à le rendre moins manichéen. C’est le cas d’un cinéaste comme Laurent Cantet qui, dans son « Emploi du temps », est allé bien au delà de la parodie sur le chômage et le monde du travail. C’est le cas aussi du (grinçant) photographe suédois Lars Turnbjork dans ses séries sur la vie de bureau. Mais quoi qu’il en soit, dans l’un ou l’autre des cas, l’entreprise reste considérée comme une souffrance par ceux qui n’en sont pas.

Alors pour en finir une fois pour toute avec la chanson d’Anaïs et sa candeur, on peut constater qu’elle est incluse dans l’album « Hellnokitty », façon de détourner la marque japonaise et sa naïveté enfantine. Mais le morceau DRH se serait fort bien complu dans un CD dont le « N » eut été retiré. Zut, encore une caricature.

Sylvia Di Pasquale © Cadremploi

Un film ? Une série ? Un livre sur la vie en entreprise qui ne la dégomme pas ? Si vous en connaissez, faites-les nous partager ci-dessous. Merci !

29

commentaires

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Tiasma

18/10/2016

à 16:53

Cette chanson est DE - MA - GO

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Yauron

09/11/2014

à 00:48

Votre honnêteté est touchante.

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Yauron

09/11/2014

à 00:45

A 37 ans, en tout et pour tout j'ai dû rencontré 2 DRH qui brillaient par leur Humanité.
Mais au total, j'ai dû rencontré plus de 600 spécimens qui ne sont même pas à la hauteur du descriptif de la chanson que je trouve excessivement clémente. Nous devons donc je vous le confirme pas vivre sur la même planète.

Qu'il serait bon de croire que la bouteille ne fût qu'a moitié vide ou pleine. La réalité se mesure plus sous la forme d'une goutte d'eau, et se compare à l'océan. La Moralité n'est hélas pas à la porté d'un DRH.

Le pouvoir d'un DRH dépasse de loin, celui d'un procureur de la république. Car pour mériter et accomplir une peine, au moins, il faut avoir fait quelque chose de mal. Alors qu'il existe des millions de prétextes pour qu'un DRH ai mieux à faire que preuve d'humanité, entreprenne ("littéralement" prenne un risque) et se donne une chance de remettre en cause ses certitudes au moins aussi solide que des fétus de paille.

Notez, que la foudre fût douce.

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Yauron

09/11/2014

à 00:17

On peut critiquer le sens artistique d'Anais, et je suppose que parmi les détracteurs nombreux sont habilités "scientifiquement" pour parler du bon goût...

On peut critiquer les paroles puisque qu'il y a une forme de redondance (qu'on appel un couplet), et je suis la encore certains que parmi les critiques nous n'avons que des auteurs de chanson légitime de part leur dizaines de succès.

On peut aussi critiquer le physique car c'est bien connu le physique tout comme la posture son des symptômes de qualité et de défaut relationnel, et LA ENCORE heureusement, nous n'avons que des DRH pour nous dire mieux que tout le monde qui nous sommes, qui elle est, qui elle n'est pas...

Quelle chance nous avons de n'avoir ici que des DRH, Auteurs à chanson le dimanche, Hédoniste, et intouchable. Sinon, nous serions obligé de supporter des remarques d'autodérision insupportable sur cette magnifique caste de gens profondément vertueux et compétent.

Bref, nous avons vraiment échappé au pire. Heureusement lundi, les affaires reprennent, car il faut s'occuper de ses 5.300.000 demandeurs d'emploi. Les sélectionner, les trier, les identifier, les fliquer, vérifier leur généalogie, vérifier leur ancien employeur même si c'est illégale... aucun problème le DRH à aujourd'hui plus de pouvoir qu'un procureur de la république... oups pourvu qu'Anaïs ne me lise pas, elle pourrait ajouter un couplet.

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FB

08/07/2014

à 15:45

Je trouve la chanson très creuse, pas de parole, peut être l'objectif était de faire une caricature : même pas !!!

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SKLog

03/07/2014

à 09:10

A Rrrrrrrrh

Les salariés ne sont certes pas des gestionnaires d'entreprise pour la plupart mais négliger leurs avis et expériences est prétentieux. Faire un pas dans le bon sens? Le bon sens c'est que quand un employé se sent bien, soutenu et reconnu, il travaille bien et en toute quiétude. Les études dans de nombreux pays prouvent que le bien être au travail est source directe de profit pour l'entreprise.
Mettez la pression, laissez penser qu'il y a un risque pour son emploi, le salarié stressé ne délivrera pas. Oui je sais , on dirait que je parle de poules pondeuses.
Il ne s'agit pas d'être conciliant avec les fainéants, menteurs ou autres employés néfastes, il s'agit de donner envie à tous de bien travailler pour une entreprise où l'on se sent bien et que l'on veut contribuer à faire progresser si tant est qu'elle ne nous vire pas comme une m.... Passés nos 50 ans....
Réveil. Le marché est compliqué tout le monde en est conscient. Mettre cet atout pour attirer les meilleurs talents est une tâche qui valoriserait les RH. Cf Google où tous les jeunes veulent aller travailler.

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SKLog

03/07/2014

à 08:55

Comme je le disais dans mon post (second dans la liste) il ne faut pas généraliser. Pourtant ce qui marque, ce qui reste c'est la mauvaise expérience.
Je peux témoigner que j'ai connu une DRH humaine, sympa et qui m'a aidé mais c'est un exemple unique en 34 ans de carrière.
La dernière était vendue à la direction mais tellement pas pro qu'elle m'a avoué ne pas pouvoir expliquer pourquoi on me virait tellement c'était injustifiable. Pour autant elle n'a pas pris ma défense. "C'est comme ça, je n'y peux rien, ce n'est pas moi qui décide."
Désolé, dans ce cas, pas besoin de "DRH"

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Manuel Robert

02/07/2014

à 13:10

Qui est Sylvia Di Pasquale ?
Quel est son expérience en grande entreprise ?
Je me pose la question... Juste comme ça.

Manuel Robert, travaille depuis plus de 20ans en grande entreprise.

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akouarel

27/06/2014

à 11:42

Les RH francais sont des services representes par des gens aux comportements arrogants, souvent dedaigneux, regulierement sournois qui se pensent en fin psychologues mais qui sont en fait perclus de prejuges moraux et dont la seule capacite de discernement se manifeste sur des fiches d'evaluation quadrillees transmises par leurs aines. Qu'y a t il de meilleur sur terre qu'un RH au chomage?

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Rrrrrrrrrrrh

23/06/2014

à 17:49

Oui et non.
RRH dans une grande entreprise, je suis d'accord avec l'acception disant que les DRH sont déconnectés des ressources humaines qu'ils gèrent. Je pense que la finance mène le jeu rencardant les DRH et autres substitut au rang de marionettes. Et même quand on veut changer le système on se retrouve souvent broyé par ce dernier.
Au delà de ça, je rencontre nombre de salariés complètement déconnectés des réalités économiques de l'entreprise. Devraient-ils gérer leur budget comme ils proposent de gérer l'entreprise, qu'ils seraient en commission de surendettement. Game Over.
Si chacun faisait un pas dans le bon sens on commencerait à faire avancer les mentalités. Personnellement je m'épuise à faire mon métier avec honnêteté et humanité.

> Répondre

Patman

23/06/2014

à 10:19

Oui, j'ai déjà travaillé dans une grande entreprise et Anaïs n'exagère en rien.
Mais est-ce vraiment leur faute ? Ces DRH ne sont en fait que des marionnettes bien incapables de remettre en question le système. Ils n'en ont ni le pouvoir, ni même l'idée, encore moins la volonté car bien trop inquiets de leur propre position au sein de l'entreprise.

> Répondre

Crodur

21/06/2014

à 07:32

DRH et abasourdie par vos propos restrictifs et accusateurs...
J'étais consciente d'avoir une profession à part, pas toujours bien comprise par mes collègues...mais là ! Permettez-moi de vous dire que vous y allez fort !!!
Comme si l'on disait que tous les salariés étaient des fainéants : mensonge et généralisation infondée...
Pour ma part, j'estime que les personnes que vous décrivez existent très certainement : il faut être réaliste ! Mais en quelle proportion, en comparaison de tous ceux qui mettent tout en œuvre pour concilier les exigences d'une direction et le bien être des collaborateurs ?
Entre le marteau et l'enclume... Telle est notre position !
Tel est notre rôle aussi... Faire prendre conscience à chacun (collaborateurs et direction) que nous œuvrons ensemble dans un même but et que certaines attitudes ne sont pas tolérables, d'un côté comme de l'autre...
C'est loin d'être facile ! Mais quel métier l'est ?
Pour ma part, j'ai une éthique et la ferme volonté d'avoir, en toute situation, "ma conscience pour moi"... Même si cela implique parfois de devoir me confronter à un collaborateur (ils ne sont pas tous exemplaires... Réveillez-vous !) ou un dirigeant (souvent coupés des vraies réalités de leurs équipes...).
On se souviendra du DRH qui a sanctionné quelqu'un (peu importe ce qu'il avait fait !) mais personne ne saura que ce même DRH à sorti quelqu´un d'autre d'une difficulté personnelle ou professionnelle ( ça personne ne s'en vantera...).
Moralité : arrêtons d'enfermer les gens dans des boîtes... Il y a de tout dans un monde et au lieu de regarder le verre à moitié vide, regardons-le parfois à moitié plein !
Je ne doute pas de m'attirer vos foudres avec ce post, mais ce n'est pas grave : une fois de plus, j'aurai défendu l'idée qui me semblait la plus juste.
C'est mon métier : faire germer des graines qui petit à petit grandissent et ouvrent l'esprit de chacun...
Bonne journée à tous ... dans l'ouverture !

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Pylf

20/06/2014

à 15:14

Merci Anaïs! Je l'ai vécu et je pense que l'on a pas fini avec ses Débiles Relous et Hautaines personnes.
Certaines ont encore à apprendre, mais s'humaniser ne semble pas à la porté de cette catégorie de personnes.

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Isabel55555

18/06/2014

à 22:22

Totalement d'accord avec toi, malheureusement, oui une DRH ne sera jamais impartial, elle doit toujours prendre la défense et se mettre du coté de l'avis de la Direction même si elle a la preuve par 24 que la Direction est en tort !

c'est pour cela que je pense que le métier de DRH et de CRH est un sale métier et qu'il faut être profondément inhumain, imbue de soi-même, hypocrite pour faire ce métier et en être heureuse. Mais je fais partie de ces gens qui pensent que le karma existe et que ma roue tourne ! je ne m'inquiète donc pas pour les DRH et les CRH au comportement abject .

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DRH

18/06/2014

à 10:03

Et bien non, Anaïs n'a pas tort. La journaliste est bien naïve.
La DRH applique des ordres et quand la direction dérape, elle dérape aussi. Ce qui s'est passé à France Telecom il y a quelques années est un très bon exemple.
Rares sont les DRH qui ont suffisamment de pouvoir ou seulement d'habileté pour amener une direction, ou tout simplement un directeur, à infléchir sa position.

Par contre, les DRH sont souvent prompts à retourner leur veste quand la direction change.
Quand le PDG change et remet l'humain en bonne place (si, si, ça arrive...), les directeurs qui viraient deviennent alors les nouvelles proies de la DRH.
Ou bien, comme l'écrit pasalsa, quand le nouveau PDG écrase l'humain, la DRH broie fidèlement.

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snage

18/06/2014

à 09:26

Bonjour,

Je suis contente de voir que cet article suscite autant d'intérêt. J'ai laissé un commentaire hier et je vois qu'ils ne font qu'augmenter, c'est très bien.
Pour ma part, j'ai eu affaire au DRH que je qualifierais de "fourbe et collabo" qui a réussi à me faire accepter une rupture conventionnelle. De toute façon je savais que ça valait mieux pour moi si je ne voulais pas qu'on me pourrisse la vie. La manière dont cela s'est passé est plus que malsaine et je n'étais pas la première ni la dernière hélas, j'ai gardé des contacts... La stratégie, c'est de se débarasser des anciens, ceux qui résistent et qui coûtent cher !

Merci Anaïs !

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snage

18/06/2014

à 09:02

Bonjour Den,

C'est vrai, rien que le terme "ressources humaines" est par lui-même inapproprié et inhumain. Comme s'il s'agissait d'un vivier dans lequel puiser sans limites, je trouve cette appellation plutôt adaptée à une poissonnerie. D'ailleurs c'est son utilisation première, on y met les poissons vivants et on les choisit pour les tuer et les consommer, un peu comme dans certaines entreprises...

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Thierry

18/06/2014

à 08:22

La fonction RH a suscité bcp d'espoirs chez les salariés lors de sa mutation dans les années 90 : humanisation et individualisation de la relation employé-employeur.

Ça, c'est au mieux quand tout va bien.

Force est de constater que lorsque le temps se couvre, elle devient souvent une machine à broyer des salariés, instrument des basses œuvres de la direction.

Tout comme la Responsabilité Sociétale et Environnementale, les RH sont souvent et malheureusement cantonnées à une fonction de "respect des obligations sociales et légales" ainsi que de communication externe (Great Place to Work, trophées RH divers et variés...).

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pasalsa

17/06/2014

à 18:40

Moi qui a travaillé 25 ans ds l'entreprise, je trouve que la venue des fonds de pensions pour le rachat de celles ci est une catastrophe. L'entreprise, pour qui on se bat avec ses tripes, devient entre leurs mains une machine à broyer toute investissement personnel.Et le fait, que l'on ne puisse pas finir sa carrière professionnelle dignement parce qu'on soit devenu un senior, rend amer et dubitatif sur son investissement passé ds l'entreprise.

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electron

17/06/2014

à 17:13

avez vous deja travaillé dans une grande entreprise !

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Bonel75

17/06/2014

à 13:34

Pas complètement faux...

C'est assurément un sale boulot, pour de sales entreprises qui n'ont en point de mire non pas l'Humain et sa valeur intrinsèque, mais du fric et du profit sur des spéculations hasardeuses, qui vont bientôt les faire déchanter.

Plus que regrettable: lamentable ! et vive le Capitalisme ?

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HUMAINE ET FIERE DE L'ETRE

17/06/2014

à 11:46

Entièrement d'accord avec CB. De formation initiale comptable, le hasard m'a amenée à occuper des postes polyvalents, dont les ressources "humaines", qui, permettez-moi de vous le dire, n'ont absolument rien d'humain, même dans certaines associations.

J'ai vu, entre autres choses, de jeunes diplômés BAC + 5 à qui l'on proposait un contrat aidé de 2 ans avec à la clé un CDI. Ils bossaient même le samedi et le dimanche, ne comptaient pas leurs heures puisque, c'était sûr, dans 2 ans ils seraient en CDI. Pendant environ 22 mois, on les encensaient, ils faisaient du super boulot ! Mais 2 mois avant la fin du CDD, la Direction les cassaient littéralement pour justifier le fait qu'ils ne seraient pas embauchés en CDI. POURQUOI ? Afin de recruter en Contrat Aidé un autre jeune diplômé, sous un autre nom de poste mais qui ferait le même travail et faire des économies.

J'ai vu des employés que l'on continuait à pressuriser malgré qu'ils se présentent chaque matin en pleurant et avait les larmes aux yeux toute la journée et ce, de crainte de perdre leur emploi. J'en ai suivi certains pendant des mois après leur fin de CDD aidé car ils étaient tellement dépressif que je craignais qu'ils ne se suicident.

On parle du suicide d'employés lorsqu'ils font encore partie d'un entreprise, comme chez France Télécom ou la RATP, mais lorsqu'un ancien employé se suicide des mois après son départ de l'entreprise parce qu'il n'a pas réussi à surmonter le stress et la dépression que son ou ses derniers employeurs ont provoqué chez lui, qu'en est-il, le ou les employeurs ne sont-ils pas responsables ? Les DRH qui ont accepté les consignes de la Direction ne sont-ils pas responsables ?

Lorsque j'ai compris qu'en tant que Responsable Ressources Humaines, je n'aurais jamais droit au chapitre et n'arriverais aucunement à faire changer les choses, j'ai quitté la boîte, mais c'est partout pareil !

Un/une DRH qui applique le droit du travail tant pour l'employeur que pour le salarié, ça n'existe pas ! La Direction s'y oppose farouchement !

J'aurais bien d'autres exemples à citer mais sachez que pour évoluer dans ce métier les critères sont : non respect des droits des travailleurs et ne pas en laisser de traces (exemple : les obliger à signer des feuilles d'heures n'incluant pas les heures ultra supplémentaires; non respect de l'être humain; en cas de conflit, toujours soutenir le supérieur hiérarchique même lorsqu'il maltraite ses subalternes, quitte incriminer le salarié ou à le pousser vers la porte, etc, etc ...

En ce qui concernent les Intermittents, ils connaissent parfaitement les DRH, d'après vous qui rédige et leur fait signer leurs contrats d'Intermittents ? Hé oui ! C'était Bibi ! lorsque j'avais encore l'espoir de faire changer les choses ! Mais entre Salariés et Intermittents, les seconds n'étaient pas les plus à plaindre, ça je confirme !

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den

17/06/2014

à 10:24

Chére Sylvia
Est ce qu'une ressource peut être "humaine" ? A l'heure actuelle et ayant travaillé dans des grandes ets c'est plutôt inhumain qu'il faudrait dire Bravo à Anaïs

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marc_bfr

17/06/2014

à 09:46

Les RH n'ont pas besoin d'Anaïs pour se discréditer. Par exemple votre article "ce que vous auriez aimé savoir avant un entretien de recrutement" montre assez bien le coté irrationnel du recrutement : "les statistiques révèlent que l'impact est dû pour 55% à la tenue vestimentaire, l'attitude et la démarche... les couleurs vives sont déconseillées car 70% des recruteurs ne sont pas à la recherche de quelqu'un à la mode... 33% des dirigeants disent savoir qu'ils vont recruter le candidat dans les 90s...", etc, etc.
Les recruteurs que j'ai rencontré avouent ne pas trop comprendre les aspects techniques des postes (critères qui sont pourtant les plus pertinents) et se reposent sur les critères qu'ils arrivent à comprendre, même s'ils sont beaucoup moins pertinents (cf. article). Conclusion, la sélection se fait d'abord sur des critères non pertinents.
Alors qui faut-ils croire? Anais qui ne connait rien aux entreprises, ou les RH qui dressent un portrait réaliste mais si peu flatteur de leurs propres méthodes?

> Répondre

sunflowers

17/06/2014

à 09:20

Vous vouliez dénoncer la chanson ? : parler des entreprises libérées vous aurait évité de faire comme elle, quelques lieux communs.
Donc à votre question : "Un film ? Une série ? Un livre sur la vie en entreprise qui ne la dégomme pas" au choix :
film "le bonheur au travail",
livres d'Isaac Getz (entre autre)
et plein d'articles à écrire sur le partage du sens, l'innovation particative et moult entreprises qui font autrement... et qui y arrivent.
Bonne journée

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snage

17/06/2014

à 08:52

Dans sa chanson Anaïs se fait la porte-parole des salariés qui souffrent en silence, et ils sont nombreux. Beaucoup d'artistes chantent des chansons qui ne parlent pas de leurs propres expériences mais leur sensibilité les pousse à témoigner des problèmes de leurs pairs, et c'est bien là le propre des artistes et l'intérêt de leur art. Ils touchent un large public et peuvent parfois sensibiliser à certains problèmes, à l'image de la dernière chanson de Calogero...
Bien sûr, ce n'est pas politiquement correct et ne cadre pas avec le monde policé et hypocrite de l'entreprise où on préfère se taire plutôt que risquer de se faire virer...

> Répondre

Gandhi

17/06/2014

à 08:28

"...Maintenant, on a son éthique, ou on accepte, ou on s'en va, mais je pars du principe que si on reste, c'est qu'on cautionne."

Je vais nuancer quelque peu :
Option 1 : Résigné - On reste ... parce que à court terme on n'a pas le choix (y'a de factures à la fin du mois à honorer malgré tout) !
Option 2 : Optimiste - On reste... pour faire bouger les lignes, les opinions, le système de l'intérieur.
Option 3 : Audacieux - On reste ... mais c'est le RH qui part car il est en désaccord avec la direction (J'en ai connu quelques un(e)s)
Option 4 : Rancunier - On reste... mais ca ne va pas être une parti de plaisir pour le RH après tant on va lui "pourrir la vie" avec de la mauvaise foi, de la résistance, de la lenteur à répondre à ces requêtes, jusqu'à ce qu'il "craque" (je l'ai vu faire également).

La liste est bien sur non-exhaustive et dépend majoritairement de l'ambiance de travail insufflée par la direction. Travailler avec du personnel qui n'a aucune confiance dans ses dirigeants et une vrai gageure pour un RH

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SKLog

17/06/2014

à 08:15

Caricatural?
Pas tant que ça pour ce qui est de ma dernière expérience de contact avec la DRH à la botte des exécutive,s exécutrice des basses œuvres et ne s'occupant surtout jamais des employés si ce n'est pour les documents de sortie. Flashion, oui, efficace? NON
Mais il en exite qui défendent aussi les employés. Il ne faut pas généraliser.
Anais représente bien une certaine réalité.
Certains artistes ont vécu en entreprise avant.

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CB

16/06/2014

à 21:47

Le problème est comme dans tout, on retient toujours les mauvais exemples et on en fait une généralité...

Cependant, elle ne dit pas non plus que des salades, certains font bel et bien appliquer ce qu'on leur demande et ils sont payés pour ça, c'est la réalité et c'est pas une découverte.
Il ne faut pas non plus oublier que le décideur final n'est pas le rh : comme au gouvernement, le président prend avis, mais dans la majorité des cas, il n'y est pas lié...

Maintenant, on a son éthique, ou on accepte, ou on s'en va, mais je pars du principe que si on reste, c'est qu'on cautionne.

> Répondre

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