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La finale des deux France a déjà commencé

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Sylvia Di Pasquale

24/04/2017

Les anciens contre les modernes, l’ambition face à la contraction, l’ouverture face au repli. Dans bien des domaines, la qualification d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen pour le second tour de la présidentielle, illustre la réalité de la France. Celle de ceux qui ont la nostalgie du bon vieux temps disparu, de l’entre-soi de bonne compagnie, fermés à la différence forcément menaçante. Cette France ne veut pas de l’ouverture sur l’international, ni même sur la très proche Europe. Elle rejette la mondialisation et lui préfère la nation. Face à cette France restrictive, l’autre France bouscule les partis, les logiques, l’âge forcément élevé qu’un candidat se doit d’avoir, les défaites comme les mandats qu’il se doit d’accumuler avant d’oser l’Élysée.

Dans quinze jours, l’une ou l’autre France va donc l’emporter. Mais si l’issue est heureusement prévisible, elle pousse chacun à s’interroger. Car le pays, comme ces entreprises, comme ceux qui les dirigent, comme ceux qui y travaillent, sont depuis quelques années confrontés aux mêmes bousculades, aux mêmes alternatives. On les appelle fort justement politiques du changement ou programmes de transformation.

Changer de logiciel, s’adapter, ne pas se recroqueviller : certaines entreprises s’y engagent et y parviennent. D’autres se recroquevillent, continuent comme si de rien n’était, et se font dépasser. Les mesures prévues dans les programmes des deux finalistes ainsi que leurs explications glanées au fil de leurs interventions, le tout récapitulées dans notre checklist spéciale cadres, devraient vous aider à choisir votre France.

@Syl_DiPasquale ©Cadremploi.fr

Dessin de Charles Monnier

[Cet article est un éditorial qui reflète le point de vue de la rédaction. Le forum ci-dessous vous permet de le commenter ou d’apporter votre témoignage en lien avec le sujet évoqué, dans le respect des principes éthiques et de savoir-vivre (comprenant l’écriture avec un certain soin). Nous avons hâte de vous lire et vous remercions de votre visite.]

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commentaires

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RATATA

06/06/2017

à 12:41

y'en a marre de ces notions de repli et d'ouverture véhiculées par les journalistes
elles n'existent pas en économie ; c'est de la psychologie de comptoir.
la régulation face aux excès de la mondialisation (dont la pollution tous azimuts entre autres ) est une nécessité et le patriotisme une réaction saine de sauvegarde de son territoire.
Ces deux sujets sont "modernes" car d'actualité.

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Patrice Lancien

27/04/2017

à 22:02

Bonjour,
Je ne suis pas d accord avec vos propos.
Qui etes vous pour vous permettre de faire l amalgame entre sauver un patriotisme (ou un liberalisme intelligent ) et la resistance au changement.
Je travaille dans l'industrie depuis plus de 30 ans. J'ai pratiqué et amener mes troupes au changement afin d'y trouver des sources de productivité.
J'ai rendu des equipes autonomes et conduit des projets pour faire faire des économies à mes employeurs. Ce n' est pas pour autant que je défendrai ce libéralisme sauvage proposé par ce Macron et sa mondialisation.
Pourquoi ? Çà fait trente ans que je fais des efforts et que je vis dans un monde de plan sociaux.
Je continue aujourd'hui d'apprendre à mes équipes de changer leur façon de faire pour l'intérêt de leur emploi et de leur employeur. Mais rien ne m'empêchera de combattre cette liberalisation sauvage, qui de surcroît ne touche pas que l'economie, sans pour autant oublier le modernisme et l'échange avec le monde. A condition qu' il soit maîtrisé par des accords et non au profit de financiers qui n'investissent plus assez dans les PME/TPE et ETI.
Est ce Marine ou cette libéralisation sauvage qui a tué nos entreprise?Nous n'avons pas encore été au pouvoir, donc cessez vos amalgames.

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maxoujoss

26/04/2017

à 09:36

Pourquoi cette réflexion purement subjective: "Mais si l’issue est heureusement prévisible" ?

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progression

07/05/2017

à 12:55

La France c'est 1% de la population mondiale soit elle ss'adapte soit elle continueras a decliner.

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Bertrand Bleusez

26/04/2017

à 09:29

Vous avez une vision idéaliste du candidat E Macron.
Jeune et ambitieux certainement mais il n'incarne pas la nouveauté tant il a œuvré avant (conseil et contributeur du programme) et pendant (conseiller spécial et ministre) le quinquennat du Pdt Hollande.
D'autre part vouloir réformer en profondeur le rôle de la France à l'international en militant pour une plus grande autonomie du pays ne constitue pas un repli. D'autres grandes nations sont déjà inscrites dans cette stratégie comme les USA, le Royaume Uni, la Suisse...
Nous ne devons pas simplifier les questions en les résumant à une simple caricature sauf à vouloir éviter le débat et les questions de fond.

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wilfrido

26/04/2017

à 09:16

les journalistes français ..!!!!.. ..caricature de l'information !!!.. platitude de la pensée..!!! ou alors... a la soldes des plus riches et désinformation....
dans les 2 cas c'est une honte....

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philippe

25/04/2017

à 17:41

Pourquoi opposer ces deux visions de la France?

Article un peu caricatural....

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enats

26/04/2017

à 09:43

Si peu caricatural, si peu...

Et jusqu’à quand va-t-on essayer de nous faire croire que Macron est porteur de renouveau ? Un énarque qui sort de 2 ans au ministère de l’économie qui "change le logiciel" ? La blague !
Au mieux il va toiletter un peu l'interface, la rendre un peu plus user-friendly, mais le noyau reste le meme. Et on sait qu'il est pourri depuis un moment. On va passer de Windaube 10 a 11 quand c'est un passage sous Linux qui serait necessaire.

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Philippe Favre

26/04/2017

à 14:18

Un sur deux nouveau, qui dit mieux ?
Remplacer l'oligarchie par une mafia de détourneurs de fonds publics.

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Philippe Favre

26/04/2017

à 08:52

Bonjour Philippe, fermer les frontières et donner priorité nationale sont bien une vision différente et unique, un retour aux années 50. L'ouverture des frontières, le multiculturalisme nous ont beaucoup enrichi avant de nous faire un peu régresser.
L'ultra-liberalisme nous a fait déraper, les tenocrates ont pris la main à Bruxelles donc il faut corriger le tir, mais pas revenir en arrière et perdre en plus les acquis très nombreux. Ce sont bien deux visions radicalement différentes

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pragmatiqueidf

26/04/2017

à 11:42

Je trouve la vision de ces deux Frances assez juste. Simplement si les eurosceptiques sont si nombreux c'est aussi que l'Europe telle qu'elles existe a besoin de se remettre en questions aussi. Quant à Macron s'il passe, c'est loin d'être gagné vu le nombre de gens qui ne veulent pas aller voter. Si il gagne, il devra constituer un gouvernement avec des gens vierges de pouvoir, vierges de casseroles. Il devra savoir suffisamment doser les gens de gauches et de droite. Parce que si on voit revenir les éléphants du ps, les gens de droite vont voter pour une cohabitation.
Concernant la mondialisation, elle nous fait gagner des exportations, mais elle nous fait perdre des emplois quand les grands groupes délocalisent pas seulement la production mais des services entiers de finance, de logistique, d'ingénierie. Ce ne sont pas seulement les ouvriers qui perdent leur emploi. Comment répondre à ces désavantages de la mondialisation? C'est le grand enjeux. Si les capitaux étaient détenus par des gens qui vivent dans le pays où sont les emplois où ils payent leurs impôts, plutôt que par des fonds de pensions américains ? Si on harmonisait déjà la fiscalité et le code du travail au sein de l'Europe avant de montrer du doigt la mondialisation? Si on formait des jeunes dans les métiers de demain plutôt que de dépenser des sommes folles dans des filières sans suffisamment d'avenir? Si on arrêtait de surprotéger les cdi qui empêchent les entreprises d'embaucher les externes dès qu'un plan social est signé dans une filiale et qui empêche a des milliers de salariés précaires d'avoir accès à l'emprunt ? Quelque soit notre niveau social, il faudra de vastes reformes et de la croissance pour que tous en profitent. Le retour en arrière entrainera une fuite des capitaux, une récession, une baisse des recettes dues à l'impôt, une baisse des aides sociales, une pauvreté généralisée.

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Philippe Favre

26/04/2017

à 14:16

Bravo et merci

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Bertrand Bleusez

26/04/2017

à 11:02

D'accord pour les nombreux bénéfices d'une vision internationale organisée, mais comme vous le dites il faut trouver un nouvel équilibre au système actuel tant il est générateur de "nationalisme" et parfois de "casses sociales". Je pense cependant que Macron milite pour les accentuer vers un déséquilibre qui ne profite pas aux français que nous sommes. Le Pen pousse trop loin en sens inverse. Il existait une troisième voie plus réaliste et plus équilibré dont le projet a été porté par un candidat peu fréquentable aux yeux d'une majorité. C'est la raison pour laquelle je ne prendrai plus position et que je m'abstiendrai dans un débat voulu par le système mais qui ne répond pas à mes attentes.

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Ph Favre

27/04/2017

à 01:16

Je vous comprends. Toutefois nous aurons un président. L'un des candidats se montre engagé, ouvert sur le monde et saura évoluer, l'autre arque bouté sur des concept à rebours du temps et se prenant pour le président des USA. Tout le monde va l'écouter. Je vous laisse les reconnaître

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wilfrido

26/04/2017

à 10:06

reprendre les rennes des mains des technocrates de Bruxelles.. ce n’est pas possible.. eux aussi ils défendent leurs postes et leurs avantages...et ils sont les mieux placés tant qu'il y aura cette Europe.. on ne remets pas un couche de plâtre sur les murs d' une maison dont les fondations sons bancales... on la rase et on recommence en mieux....

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