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La Position Du Démissionnaire #10 : Gagner plus mais à quel prix

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Sylvia Di Pasquale

10/11/2019

[Chronique] Que se passe-t-il avant, pendant, après la démission ? Toujours à l’affût de vos expériences, je partage dans cette chronique ce que vous me racontez sur ce sujet gravement tendance. Cette semaine, Ingrid et Arnaud changent de job mais ne peuvent pas accepter des postes moins payés. Ils ont chacun leurs raisons.

Je ne sais pas vous, mais moi, je tombe de plus en plus souvent sur des candidats idéalistes. C’est le cas d’Ingrid. Elle est au top Ingrid. Des compétences archi demandées, des postes enchaînés comme il se doit, et des salaires à la (bonne) hauteur comme il se doit aussi. Depuis quelques semaines, elle passe des entretiens en vue de son futur job. Et elle fait semblant. Semblant de quoi ? De négocier un salaire supérieur à celui qu’elle touche dans son job actuel.

 

Je dépasse déjà les 120 K annuels. Alors en fait, ça ne me dérangerait absolument pas de gagner autant, voire un peu moins. Pourvu que la boîte fasse quelque chose de vraiment utile et soit dirigée par des gens bien câblés. Malheureusement ce ne sont pas les boîtes qui paient le mieux !

 

Mais pourquoi demander plus si l’on peut se contenter de moins ?

 

Pour ne pas passer pour une looseuse. Je suis trop jeune pour baisser mes prétentions salariales. Sur un CV c’est suspect de régresser. Je ne peux pas me cramer.

 

Même si certaines entreprises valent plus dans le petit cœur des cadres qui accepteraient qu’elles leur en donne moins. Gagner plus, au prix de transiger sur ses idéaux.

Trouver l’entreprise idéale, Arnaud lui, y a renoncé, mais il a un rêve. Alors il change de boîte pour gagner toujours plus, sans mauvaise conscience :

 

Je suis un mercenaire, je l’avoue. Je suis bankable, avec une formation et des expériences ultra recherchées. Alors j’en profite.

 

Sans scrupules. Vraiment ?

Oui car j’engrange pour monter ma boîte. A chaque démission, je gagne 10 à 15 % de plus. D’ici trois ans, j’aurai un capital suffisant pour monter ma startup et embaucher  une super équipe.

 

Arnaud est persuadé que sa boite à lui ne sera pas comme celles où il a travaillé en tant que salarié. Qu’elle n’attirera pas de mercenaires en quête de push-up salarial. Faites ce que je dis, mais pas ce que j’ai fait.

 Dessin de Charles Monnier

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