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La position du démissionnaire #7 : Je suis venu te dire que je m’en vais

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Sylvia Di Pasquale

14/10/2019

[Chronique] Que se passe-t-il avant, pendant, après la démission ? Toujours à l’affût de vos expériences, je partage dans cette chronique ce que vous me racontez sur ce sujet gravement tendance. Cette semaine, Céline et Titouan se demandent comment annoncer leur démission à leurs N+1 sans les froisser.

Je ne sais pas vous, mais ces derniers temps, mon entourage se peuple de démissionnaires scrupuleux et romantiques. Ces foules sentimentales, à qui l’on répète qu’il faut changer de job tous les 3 ou 4 ans, ont parfois du mal à quitter, qui une équipe, qui un N+1 qu’ils aiment bien. Surtout qu’il arrive toujours un moment où il faut annoncer la nouvelle à ce dernier. Et de préférence avant de l’officialiser à la DRH. Du coup, Titouan ne se sent pas bien.

 

J’ai été chassé, je ne pensais pas du tout à partir.

 

-  Qu’est-ce que mon chef va penser ? C’est quelqu’un de bien, c’est même lui qui m’a fait venir dans la boîte. En plus, il y a une super ambiance dans l’équipe. »

 

Titouan est plein de scrupules, mais Céline, c’est pire.

 

Mon chef est l’un de mes meilleurs potes.

 

- On part en vacances ensemble. Rien qu’à l’idée de lui dire que je m’en vais, j’en dors plus la nuit. J’ai l’impression de le trahir. »

 

Pourtant, le futur job de Titouan est du genre inratable et la future entreprise de Céline du type de celle qui ne se refuse pas. Tiraillés ils sont, perturbés ils risquent d’être.

 

Plusieurs solutions s’offrent à eux :

  • Ils peuvent renoncer à prendre la poudre d’escampette, faire un pacte de sang avec leur N+1, et devenir collègues à la vie à la mort. Résultat : une bonne grosse frustration qui risque de ne pas les lâcher de sitôt. 

 

  • L’autre solution consiste à se blinder, à entrer dans le costume du cadre sans foi ni loi, se réservant pour sa seule carrière. Résultat : une bonne grosse difficulté à se regarder dans la glace qui risque de ne pas les lâcher de sitôt.

 

Et puis, il y a la troisième voie, celle du bon sens.

  • Un job n’est pas toute une vie. Le N+1 copain, s’il en est conscient, et le démissionnaire, s’il est lucide, resterons bons amis, au-delà d’un simple changement de boîte.

Et comme le démontre Claire Marin dans son récent ouvrage, « la rupture reste parfois une manière d’assumer son identité. » Dans la vie professionnelle, aussi.

 

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